Seeligmuller. — Berl. klin. Wochen
5. Baerwinckel. — Deut. Archiv fur klin. Med., 1874, t. XIV, p. 245.
PARALYSIES RADICULAIRES DU PLEXUS BRACHIAL. 229
Dubois *, dans un travail dont je vous reparlerai tout à l'heure, a relaté un cas de paralysie totale du membre supérieur, ayant partiellement respecté les mouvements de flexion du pouce et de l'index. Mme Déjerine-Klumpke 2 a vu, au cours dune paralysie totale du plexus brachial, la motilité reparaître dans l'angulaire de l'omoplate et dans une partie des filets sousscapulaires. De même, dans un cas de Hutchinson3, le muscle angulaire a seul récupéré son intégrité fonctionnelle. Pareillement, dans l'observation de J. Paget\ la motilité reparut dans le pectoral et les muscles qui s'insèrent à la face postérieure du scapulum. Dans un autre cas de Seeligmuller3, c'est le deltoïde et les muscles rotateurs de l'humérus en dedans qui recouvrent leurs fonctions. De son côté, Hutchinson6 vit, au cours d'une paralysie totale du membre supérieur, datant de dix ans, les mouvements revenir dans les muscles biceps, coraco-brachial, brachial antérieur, deltoïde, grand pectoral, rhomboïde et grand dentelé. Dix-huit jours après le début d'une paralysie totale du membre supérieur, Dubois7 put constater que lacontractilité volontaire se réveillait en partie dans les muscles de l'épaule, dans l'angulaire de l'omoplate, le deltoïde, le grand pectoral, ainsi que dans le biceps, le brachial antérieur et les muscles innervés par le médian. Chez un malade de Duchenne 8, la paralysie avait fini par se cantonner clans le deltoïde et le long supinateur. De même, chez un malade de Remak9, une lésion diffuse des cinquième et sixième nerfs cervicaux, d'origine traumatique, ne se traduisait plus, cinq mois après l'accident, que par une paralysie du long supinateur.
A ces cas de paralysie du membre supérieur qui, totale d'abord, se limite ensuite à un certain nombre de muscles, on peut opposer ceux où la paralysie, affectant d'emblée la forme