DXII
Schultze 1 est revenu récemment sur ce sujet et a longuement insisté sur les signes qui permettent de distinguer les lésions de la queue de cheval de celles du renflement lombaire. Dans
le fait personnel qu'il rapporte, une saillie osseuse de la deuxième vertèbre lombaire et une zone douloureuse susjacente (vestiges d'une ancienne fracture rachidienne) constituaient un point de repère très précieux.
Il faul évidemment, dans les faits analogues, tenir compte du niveau occupé par une déformation rachidienne, c'est-à-dire des rapports anatomiques connus des vertèbres avec tel ou tel niveau du névraxe. Il faut aussi et surtout tenir compte de l'étendue transversale de la lésion à l'intérieur du canal rachidien. On conçoit qu'une saillie osseuse, plus ou moins étendue dans le sens vertical mais très limitée dans le sens transversal, puisse désorganiser les centres spinaux du sciatique, par exemple, sans intéresser les racines du crural qui cheminent latéralement à ce niveau. D'où un syndrome identique à celui que produirait une lésion située beaucoup plus bas et comprimant les racines du nerf sciatique.
Un dessin, annexé au travail de Schultze et dont voici la reproduction (fig. 61), montre bien comment deux lésions, situées à des niveaux très différents dans la portion inférieure du canal rachidien, peuvent engendrer le même syndrome. Sur ce dessin, les deux foyers sont figurés par les hachures que vous voyez en A et B. Les deux gros
Fig. 01. — (D'après Schultze.)