Bulletin médical
nous a permis de constater une certaine, amélioration de la titubation et de l'ophtalmoplégie. Je dois vous faire remarquer, pour ce qui concerne l'ophtalmoplégie, que le degré de la paralysie musculaire varie beaucoup d'un moment à l'autre, dans le courant d'une même journée. Kalischer a bien mis cette particularité en relief, dans un travail très documenté, paru il y a trois mois *. Il faudrait donc éviter de prendre un phénomène purement transitoire pour une amélioration durable. Néanmoins, je crois que l'amendement survenu chez notre petit malade est bien légitime. J'espère pour lui, sinon une guérison complète, du moins une amélioration notable, grâce à une médication tonique combinée avec l'électro thérapie, grâce aussi et surtout aux efforts de la nature médicatrice.
1. Kalischer, Deuts. Zeit. fur NervenheiUt., t. VI, fasc. 3 el 4, p. 232, 1895.
Sommaire. — Antécédents héréditaires et personnels de la malade.
Début brusque et apparition d'une hémiplégie droite, associée avec une paralysie du moteur oculaire externe gauche.
Anatomie descriptive et topographique du pied du pédoncule cérébral et de ses faisceaux constituants, dans la région mésocéphalique.
Discussion sur la topographie de la lésion. — Hypothèses plus ou moins plausibles. — Principales variétés de paralysie alterne et localisation de leurs lésions déterminantes (unilatérales ou bilatérales).
Discussion sur la nature syphilitique et sur le mécanisme artériel de la lésion causale.
Messieurs,
Je désire vous entretenir aujourd'hui d'une variété assez rare de paralysie alterne. Il s'agit, je puis vous le dire de suite, d'un cas d'hémiplégie droite coexistant avec une paralysie du moteur oculaire externe gauche. Cette association d'une hémiplégie vulgaire avec une paralysie d'un ou plusieurs nerfs crâniens du côté opposé traduit, comme vous le savez, une lésion étroitement localisée. Elle indique, dans la très grande majorité des cas, la présence d'un foyer situé en plein mésocéphale, c'està-dire, dans cette région encéphalique qui s'étend du bulbe aux pédoncules cérébraux.
Les faits de ce genre soulèvent un problème topographique toujours intéressant, parfois difficile à résoudre. Je discuterai