‹ Leçons sur les maladies du système nerveux (volume 3)Chapitre 77 sur 129 · Pitres. — Confiras français de médecine, Lyon · texte numérisé non relu

Pitres. — Confiras français de médecine, Lyon

des embolies cardiaques et, d'autre part, de convulsions épileptil'ormes d'origine urémique. Pour être rationnel, c'est ainsi qu'il faut envisager les faits. D'ailleurs l'évolution des accidents parle, ainsi que je vous l'ai montre, en faveur de cette double supposition.

Telle est la nature du processus morbide. 11 nous faut maintenant en déterminer le siège exact. Je vous ai déjà exposé les motifs qui militent pour la localisation des foyers dans les régions des noyaux gris centraux. Le moment est venu de préciser.

Je n'ai pas besoin de vous remettre en mémoire la topographie de la capsule interne et des noyaux gris qui la limitent. Un coup d'œil sur ces schémas (fig. 91 et 92) vous mettra à même de suivre la démonstration. Vous savez que le noyau lenticulaire est divisé par les lames médullaires en trois segments : le segment externe ou putamenet les deux segments moyen et interne connus encore sous le nom de (jlobus pallidiis. Du corps strié et de son noyau lenticulaire sortent la plupart des fibres

Fig. 91. — Coupe horizontale de Flechsig.

(D'après Testut.)

1, segment antérieur de la capsule interne. — 2, son segment postérieur. — 3, son genou. — 4, noyau lenticulaire. — 5, 5, noyau caudé. — 6, couche optique. — 7, prolongement antérieur du ventricule latéral. — 8, son prolongement postérieur.— 9, septum lucidum. — 10, piliers antérieurs et 10' pilier postérieur du trigone. — 11, corps calleux. — 12, avantmur. — 13, capsule externe. — 14, lobe do l'insula. — 15, scissure de Sylvius

qui constituent Y anse du noyau

lenticulaire. Cette anse descend dans le pied du pédoncule cérébral et met vraisemblablement en rapport les noyaux gris centraux avec le bulbe. D'autre part, ces noyaux gris sont en

rapport avec l'écorce cérébrale. Enfin le bulbe est mis directement en relation avec l'écorce par l'intermédiaire de fibres directes cortico-bulbaires, indépendantes de l'anse pédonpulaire.

Les artères de la légion (fig. 93) paissent pour la plupart de la sylvienne dès son origine. Ce sont les perforantes antérieures, qui vont former les striées internes et les striées externes. Eh bien, Messieurs, ce sont précisément ces artères et surtout les striées externes qui, par leur rupture ou leur oblitération, amènent des foyers dans cette région et conséquemment la paralysie pseudo- bulbaire. Les figures suivantes, empruntées au remarquable travail de M. Halipré, vous montreront le siège habituel

Fig. 92. — Coupe transversale des noyaux (/ris opto- striés passant par la commissure grise. (D'après Testut.)

a, portion frontale du ventricule latéral, — b, portion sphénoïdale. — c, ventricule moyen. — d, scissure de Sylvius. — e, bandelette optique. — f, circonvolution de l'hippocampe. — 1, lame médullaire interne de la couche optique. — 2, lame médullaire externe et couche grillagée. — 3, noyau interne de la couche optique. — 4, son noyau externe. — 5, son noyau supérieur. — 6, noyau caudé avec 6' sa portion réfléchie. — 7,7'. noya.u\entic\ù&ire(putamenetglobuspaUidus). — 8, avant-mur. — 9, capsule externe. — 10. capsule interne. — 11, pied du pédoncule. — 12, locus niger. — 13. couche dorsale de la région sous-thalamique. — 14, zona incerta. — 15, corps de Luys. — 16, extrémité antérieure du noyau rouge de la calotte. — 17, commissure grise.

de ces lésions (fig. 94, 95, 96, 97, 98, 99 et J 00).

Habituellement, en effet, les foyers morbides occupent le corps strié et avant tout le putamen. Habituellement ces foyers sont bilatéraux et symétriques et sont déterminés par une hémorrhagie ou un ramollissement.

N'allez pas croire que cette localisation soit obligée. Dans certains cas, assez rares en vérité, la lésion occupe l'écorce

Page 1