DES
Sommaire. — Considérations sur les rôles respectifs du médecin et du chirurgien dans le traitement opératoire des lésions superficielles du cerveau, à propos de deux cas de tumeur de la zone rolandique.
Premier exemple clinique. — Antécédents familiaux et antécédents personnels ; ils témoignent dans le sens dune tare tuberculeuse. — Début des accidents par une attaque nocturne d'épilepsie partielle. — Attaques subséquentes; leur intensité est allée en décroissant. — La dernière en date laisse à sa suite une hémiplégie droite. — Incontinence d'urine. — Apparition d'une double névrite optique avec œdème des papilles. — Céphalalgie, diminution de l'intelligence. — État du malade au moment de son entrée à l'hôpital. — L'hémiplégie droite était en voie de rétrocession ; elle se doublait d'un certain degré de contracture. — Cessation momentanée des maux de tête ; tendance au retour des accès convulsifs. — Aggravation des accidents. — Résumé de l'histoire clinique.
Diagnostic. — Il s'agit indubitablement d'une lésion irritative de la zone rolandique ; topographie de cette zone. — La lésion a dû retentir d'une façon prépondérante sur le centre moteur du membre inférieur droit. — La lésion a dû irriter d'abord la zone motrice de l'hémisphère gauche et l'inhiber ensuite, sans détruire les centres qu'elle renferme. Seule, une néoplasie intra-crânienne peut rendre compte des accidents présentés par le malade. — Valeur diagnostique de la névrite optique et de la stase papillaire ; mécanisme de production de cette dernière. — Les plus grandes présomptions sont en faveur de la nature tuberculeuse de la néoplasie soupçonnée. — Raison anatomique de la prédilection qu'affecte la méningite cérébro-spinale pour la portion de la zone rolandique, qui correspond au centre moteur du membre inférieur.