Leçon du 14 mai
TUMEUR DE LA ZONE ROLAND IQUE. 20c
I. — Je vais vous montrer d'abord des préparations provenant du cerveau d'une femme, une nommée Maill..., chez laquelle j'avais été amené à diagnostiquer une tumeur de la zone rolandique. Cette femme était âgée de 39 ans au moment de son entrée à la Salpôlrière. La maladie qui l'avait fait échouer dans notre service avait débuté trois années auparavant, par des maux de lête, par de l'incertitude de la démarche, par des fourmillements et des engourdissements dans le bras gauche. Dix jours avant son entrée dans nos salles, elle avait eu une premièi'e attaque d'épilepsie jacksonienne, à début lingual. Les maux de tête, auxquels elle était sujette depuis plusieurs années, étaient devenus intolérables; la malade les localisait dans le côté droit du crâne. Ils se reproduisaient par accès, principalement la nuit. Dans les intervalles, la malade avait eu, à plusieurs reprises, des vomissements spontanés. Lors du premier examen que mon chef de clinique fit subir à la malade, constatation fut faite d'une hémiparésie motrice gauche, qui intéressait le facial inférieur et le membre supérieur, qui s'accompagnait d'une exagération des réflexes tendineux et de troubles mal dessinés de la sensibilité.
Lorsque je vis la malade, je n'hésitai pas à porter le diagnostic de tumeur de la zone rolandique droite : tumeur superficielle, placée de telle sorte qu'elle devait agir plus spécialement sur les centres moteurs du facial et du membre supérieur, ayant par conséquent pour siège les trois quarts inférieurs des circonvolutions rolandiques, frontale et pariétale ascendante. Les pièces anatomiques dont M. Philippe va vous faire la démonstration nous ont apporté la vérification de ce diagnostic ^
IL — Je vous rappelle ensuite le cas d'un malade, un nommé C..., qui était couché au n° 7 de notre salle, et qui réalisait