Ver>'euil. — Gazette médicale de Paris
7. Stimzixg. — Leber Diplegia facialis. Milnchener médecin. Woclienschrift, 1893, n°= 1 et 2.
8. Letulle. — Sur un zona ophtalmique gangreneux, compliqué de paralysie, faciale. Archives de physiologie, 1887.
nir qu'on attribue une origine infectieuse au zona, quand son développement est en apparence spontané.
Chez notre malade, nous avons donc des raisons d'admettre que la paralysie faciale double s'est développée sous l'influence commune du froid et d'une infection indéterminée, ayant abouti à la production d'une névrite du facial et du trijumeau, à droite, d'une névrite du facial seulement, à gauche, dans la portion intra-temporale de ce dernier nerf, et, pour ce qui concerne le trijumeau à droite, au niveau du ganglion de Gasser ou plus en aval. C'est du moins la conclusion à laquelle je m'arrête positivement.
Il me reste à vous parler d'un autre mécanisme pathogénique de la diplégie faciale, auquel on pourrait songer à la rigueur, dans le cas actuel ; il a été invoqué par MM. Labadie- Lagrave et Boix\ à l'occasion du cas de diplégie faciale qui a fait l'objet du mémoire auquel j'ai déjà fait allusion tout à l'heure. Il s'agissait, dans ce cas, d'une femme de 29 ans, entrée à l'hôpital de la Charité, dans le service de M. Labadie-Lagrave, avec une diplégie faciale complète, qui réalisait les caractères d'une paralysie périphérique. Cette femme était accouchée une année auparavant. Elle présentait les signes d'une double lésion organique du cœur : insuffisance mitrale et insuffisance aortique. La diplégie faciale s'était développée en deux temps, c'est-àdire que les deux côtés avaient été successivement envahis, à trois jours d'intervalle, et sans cause apparente. Les deux auteurs ont passé tour à tour en revue les diverses causes assignées à la diplégie faciale, dans les traités classiques, pour les rejeter. Ils se sont arrêtés finalement à l'hypothèse d'une obstruction, par embolie ou par thrombose, des artères nucléo-radiculaires des deux nerfs faciaux, en se basant à la fois sur l'existence d'une cardiopathie chez leur malade, et sur l'organisation de la circu-