‹ Leçons sur les maladies du système nerveux v. 1, 1877Chapitre 103 sur 162 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Il n'en est nullement fait mention, entre autres, dans le grand ouvrage de M. Briquet, En somme, parmi les autours contemporains, M. T. Laycock, professeur à PuniYer d'Edimbourg, est peut-être le seul patholo^iM^ qui, dans

écrits, ait donné droit fie domicile à l'ischurie bysl que. Après avoir consacré à ce sujet une série d'art. (1), où il relate deux observations originales, M. Lay y est revenu dans son livre bien connu sur les Mata nerveuses des femmes {1840). Partout ailleurs, si l'Lschurie hystérique est mentionnée, ce n'est quen passant, à titre de renseignement, et non sans une pointe d'iron l'adresse des observateurs qui se sont laissé aller à prendre au sérieux ce prétendu symptôme.

Il n'est pas sans intérêt, par contre, de noter que physiologistes, Haller en tête, puis Carpentier et CL Bernard, ceux-d toutefois sans rien affirmer, se sont mon 1 sous ce rapport, beaucoup moins sceptiques que ne Tout m pie, Prout et R. Willis.

Jusque • derniers temps, j'ai partagé l'incrédulité

raie à l'égard de l'ischurie hystérique, | venu d'ailleurs par les enseignements de mon ma Rayer, qui ne manquait jamais de s'étendre longuement sur (es supercheries de tout genre dont les hystériques rendent coupables. Et il n'hésitait pas à confesser que humaine — qui était un observateur sagace et d'une gr pénétration, — il avait failli plusieurs fois en être victime. Depuis, mes opinions se sont quelque peu modifiées en sence du cas que je vais vous exposer tout à l'heure.

Avant de vous placer en mesure rie juger par vous-mêmes si ma conversion a été trop précipitée, permettez-moi de rechercher avec vous les principales circonstances qui ont fait que certains auteurs passent entièrement sous silence

(l) The Edimbnrgk médical and surgkal Journal, 183S.

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