IN SIMULATION
cas, ellea so sont plu à dénuiurer, on les exagérant, principales clreonslanees du eas, et à lui Imprime eh et de IVxtia ordinaire, du merveilleux.
Voioj, en p'Mi^ra], comment les choses se passent LV imrie nu IHseburia avec les vomissements existent pendant un certain temps, et le phénomène est réduit par rniisrqiu ■ - j 1 1 à sn plus grande simplicité. Mais bientôt, principalement si les aeoidents semblent exalter Hntértt et la Curiosité des médecins, de Farine pure sera expulsée par le* vomissements, en suantité considérable ; il en soi par toi oreilles, pat le nombril, par les yeux et même le nez, ainsi <pn- cela eut encore lien dans le fait tir journal américain. Enfin, si L'admiration est i I son
oombto, il sy joindra peut-être des vomissements de ma- Hères Afcat6&.
Parmi iea des to dernier genre, eeiui qui, en Franc m le plus «!e reteî relatif à une nom
séj'hute Routier qui, durant plus de quinze m
1810, à la clinique du professeur Leroux, La ma H oftrt d'abord les s\ mptdmes de lHschurie simple parurle erratique. Nyaten, qui rapporte le fait, avait analyse les matières venues et y avait reconnu l'exlst
e. Peu après, survinrent lYroulemenfc d'urine par le nombril, les oreilles, les yeux, les mamelons, et enfin r cuatloo de matières fécales par la bouche. Vous ▼< ie rVst ronstamment la TnAiu^ série — q t|uo soient le pays, le siècle, où les observati cueillies. La fraude lut découverte par Boyer. Il
sr de la camisole de force pour fei r u s pli
mènes extraordinaires, et on trouva dans le lit de la tt* lade des boulettes de matière Mcale dures el toutes pivpa- I Par malheur, las Xecl physiologie ti d?
! venaient d'être publiées. Il fallut faire amende hnnorahle. Une note lut insérée le Jottr// >tt d6 médecine, et une autre fut annexée
à quelques-uns <!*♦? exemplaires du livre de X.\ sten.
OBLITÉRATION CALCCCKUSH DBS URETERES.
Eu face de Bti laits, faut-il oonofti&s tpm tout est imposture dans Hachurie liyst* : rique ? la ne le crois | sieurs, et j'espère que vous mi A mon avi»,
quand vous nw pris connaissance de toutes les particularilés de l'histoire de ma malade.
Il est une dernière circonstance qui esl bien pwpi jet«T aussi un jour déumn-ahle sur |M observations tVischurio hystérique; c'est que, en dafeom de Vfcystért e, la suppression d'urine, pour peu quelle se prolonge au-delà dfl quelques jours (3, 4 t 5 jours a peine), est un symplômo des plus |nmi et qui se termine à peu près ndoeosaiiTh nient par la mort.
Laissant de cAlé les 6*1 d'anurio dépendait d'une maladie de Brigbl BUgUfl ou «chronique qui ml IflOp eumpl
pour prendre place i«i T je choisirai pour type Yahiitèma* tlon ca(> ,ï<\s ifretthrs survenant chez des individus
jusque-là en bonne santé, linns ces conditions, tantôt l'un des reins a été réduit, par une maladie antérieure, à \m<\ roque fibreuse remplie de kystes (I partant est devenu lini«ro a la jonction d'urinathm; tantôt te cas le
moins fréquent, les deux uretères io&t oblitérés à la fois. Peu importe d'ailleurs, pour notre objet, que cette oblitération e produise avec ou sans accompagnement dos douleurs de la colique ûéptirëtique. Eh bien, Halfort (1), ÀJbercramWe et tous les auteurs qui se sont attachés à l'étude de ces cas s'accordent à reconnaître que si l'anurie per-
jUâtrv'à einq jours, lai symptômes comateux,
ou sans convulsions, apparaissent inévitablement et
sont bientôt suivis de mort. La Aie se psotajftfle un peu, si
une quantité même minime d'urine peut être rendue, mais
Ssultat final ne varie jias.
Il y a, toutefois, le chapitre des exceptions que nous de- TOUS dmifant moins négliger que nous en tirerons bénéfice.
(1) Mtd. Tramactr, publblied hy the G^lege of phyaii'iuns, t. VI, 1820.
'2M OBSERVATION
1° Dans te cas du docteur Laing, de Fochaber, (Aie par Robert Willis (l) t l'anurie dura dix jours, et il y Ml rison.
2° Chez un malade fleW. Roherts (de Manchester) la somnolence ne survînt que le huitième jour, quatre jours a la mort (2).
3° Le plus remarquable exemple de prolongation de la fie, eu semblable occurrence, est, à ma connaissant qui a été publié récemment par If. Paget dans les 8 de ta Société clinique de Londres (3), Bien que lamine fût absolue les symptômes comateux ne se montrèrent que le quatorzième jour. Le quinzième, le malade B une
certaine quanti [v d'urine. Les accident l virent nt'an-
moins et la terminaison fatale eut lieu le vingt-1
ji.nr.
Quoi qu'il en aolt, de même lorsqu'il s'est agi de l'expérimentation cbez les animaux, ici encore, le conti frappant entre Yischurie calculeuse, qui tue d'une mac à peu près certaine et Yischurie hpstériqite, qui ! vivre, sans troubles notables de la santé générale, pendant de longa mois. Il y a là uue diiïiculti ; sérieuse. Est-elle vraiment insurmontable ? C'est ce que nous nous proposons de rechercher plus tard.
EL
Maïs il est temps, Messieurs, d'aborder l'étude du fait clinique qui sert de fondement à notre entretien. En preii Ue«, i aut bien établir sur quel terrain ont porté uns observations. Et, dans ce but, ce que j'ai de mieux à f. c'est de rcua montrer la malade et de Caire ressortir d'abord
(l) Urinary Diseater, Lotidon, JS38, p. 3j.
iredacemaladoin: Uourneviîle. — Etudes cîin. et therm.etr^ p. I7f| et la traduction du travail la M, Koberts in Montent . îS7|-
[A] J. Paget. — Case of suppression of urine vcry slotvy fatal, la Tran* tac. oftke ctinicat Society in London. t, IL 1800.
OBSEBVÀÎTON. M
devant vous les symptômes qui existent actuellement fil parmi lesquels vous reconnaîtrez les traits de l'hystérie intense. Invétérée, nmrquée par une réunion caractéristique* de sijmplôjïies permanents.
Etch..., Justine, née dans les Basses-Pyrénées, est âgée de 40 ans. Elle a exercé la profession d'infirmière. Elle est entrée à la SûlpéWère en 1889; nous suivons donc la marche de sa maladie depuis quatre ans.
Quelle est sa situation actuelle) Ce qui frappe tout d'abord chez elle, c'est la contracture énorme qui affecte les membres supérieur et inférieur gauches* Cette contracture, qui ne oeeee ni pendant le sommeil naturel, ni pendant le sommeil chlorofonnique, à moins gull ne soit poussé 6Q quelque sorte à ses dénierai limitée, B'est développée subitement le 20 mars 1810,, à la suite d'une grande attaque. Disons toutefois que, antérieurement, le membre supérieur était tout à lait paralysé, mais flasque, et déji\ le membre inférieur correspondant était rigide. Cette dernière circonstance, jointe à la rapidité ayeo laquelle s'est produite la contracture autorisa à déclarer, dans ce temps-là, qu'on n'avait pas affaire à une lésion cérébrale en loyer.
lu autre trait distinctif qui existe chez cette malade, c'est une hêmianesthésie complète, occupant tas deux membres contractures, le tronc et la face du même Côté. Non-seulement Panarthéate intéresse le tégument externe, mais elle s'étend encore à la portion des membranes muqueuses et aux organes des sens situés dans la moitié gauche du corps. Ainsi pour ce qui concerne la vision, on note.chez cette femme, de Yhémiopie et de Yachromatopsie y phénomène signalé dans de semblables circonstances, par M. Galezowski et sur lequel nous reviendrons.
Parvenue à ce degré, l'hémianesthésie nous fournit, dans l'espèce, un ensemble de symptômes presque spécifiques ; je dis presque et non pas obÊQlumeni spéciflquea parce que nous verrons bientôt que des lésions cérébrales gros-
286 OBSERVATION
Blèftfj circonscrites A certains départements de rencéphale f le* reproduisent, nu moins en partie.
Un\\ hijitiiiiK'tn s-impm tan t que nous offre encore Eteli-..* c'est une douleur siégeant au-dessus de Vainû gauche. M, Briquet a donné à cette douleur le nom de cœlialgie, et il en place l'origine dans les muscles. Pour moi, >, . en cela avec Négrier, Bchutfle&bsrger et Piort »*lisé
que c'est roratre? qui est en jeu. Quoi ipfil en soit do
exact, cette douleur, que j'appellerai itypet % esthé$ie l%e t est jusqu'à un certain point pathognomone La pression* en L'exaspérant* détermine des sensations UrtdMffj kmtH sociales. Ces sensations partent de la
il u\ arienne il gagnant successivement : Wéptgaal 2° le cou, en se traduisant dans ces régions par une oppression plus ou moins considérable, la lensatton bien connue de i imljr M de globe ; 3° la tête, où 1 BMM
est caractérisée par des bourdonnements* des gifflemi
lureille gauche, delà céphalalgie avec battements, que la malade compare à des coupa de marteau, occupant la tempi gauche, et enfin une obnubila tion de la vue dans l*crtl correspondant. Je nie contente, pour le moment, dVnuméror ces phénomènes qui méritant une description plus minutieuse.
l'a nui les autres symptômes, je ne dois pas oublier la
(don des urines et lo ballonnement du wn eux aussi, sont dans ce cas des phénomènes permanent?. Enfin* cette femme est sujette à des attaques g] tantôt tétaniiermes, tantôt épilcptUbrmes, d'autre rapprochant du type yulgairo de l'hystérie* A tin, vous pouvez reconnaître un accident datant d'une attaque survenue il y a deux Jouri iitl*<
convulsion qui empCclie l'alimentation naturelle depuia c* jour-là,
La malade peut actuellement se retirer Nous serons
OBSBRVATIOK
plus libres* en son absence, pour vous raconter les autres particularités de son histoire. C'est une ? éritable odyssée* i, s*'i.:n-j<' souvent obligé d'abréger, en ayant soin* néanmoins d'indiquer la flliationdea accidentai
La premier attaque convulsive a éclaté eu ls;>5. Dans quelles circonstances* noua ne savons. Il y a là tout un roman, une ailàire devioK//), dans laquelle il est diiîlcile de sr débrouiller. Ce qui est [dus siu% c'est fUi Qtftta attaque louait avuir été d'une violence extrême: la malade tombée dans lu l'eu ; elle s'est brùiè tu face, et vous avez pil wnv les Htjflttatfffl indélébile» qui sont résultes de cet accident. À partir de cette date, les attaques mit continué à se reproduire de temps à autre, avec If même caractère, mais assez rarement, deux ou trois lois par an environ.
Dix ans plus tard, la rétention d'urine apparaît. La malade est prise d'une héariyltfgto avec Bairhtilrl du coté gauche à la suite d'une attaque, et entre dans le service de M* La-» mu^.
Admise la même année (1008) à la Salpétriere, nous constatons: l u une hémiplégie gauche, a\ idité
du membre supérieur et contracture du membre inférieur; % a une héinianestliésie et de raehmmatopsie du natte oAtâi Les symptômes offerts alors ptff Etch ... sont consignés dans les thèmes de Mil. Uélot et Berg-
En 1870, les choses restent à peu près dans le même état,
ce n'est qu'une nouvelle attaque est suivie d'une contracture du membre supérieur gauche; et, lors de mes leçons, en 1870, je tous ai présenté cette lilhfli #0mme un spécimen
la forme hémiplégique de la contracture hystérique (1)»
Dans le mois de mars 1871, une attaque donne lieu aune Hémiplégie flasque du côté droit. Au bout d'un mois, la contracture remplace la flaccidité* En avril, nous avions
(l) Cette îeçon, ijue l'on trouvera plus loin, a été d'abord publiée dan Rente photographique des htyitûtià dé Parti* li?i, p. 1UX La Planché ! de la. Rt tut représente celte malade.
ggg
OBSERVATION
donc sous les yeux une contracture aussi intense que possible des quatre membres, contracture absolue, persi nuit et jour, pendant le sommeil et la veille, résistant même au sommeil cliloroformique, ou, tout au moins, ne se résolvant qu'à la dernière limite*
Ainsi, cette femme, vous le voyez, était condamnée à un repos absolu au lit; elle était dans l'impossibilité de se servir de ses membres, conditions excellentes pour faciliter la surveillance. J'eus soin, en outre, de placer auprès d'elle deux iniirmes dévouées, comme elle confinées au lit, et prêtes à tout me révéler si elles découvraient quelque percherie. J avais là la meilleure police, celle des femmes par les femmes; car vous savez que si les femmes font des complots entre elles, il est bien rare qu'ils réussissent. Ces renseignements suJîlsent, je crois, pour vous couvain Messieurs, que, dans cette première période, la simulation a été impossible. Mes amis, MM. les professeurs Brown- Séqnard et Rouget, qui virent la malade à cette * que, se déclarèrent, d'ailleurs, satisfaits de toutes les précautions prises.
Il nous reste à vous montrer maintenant comment, au milieu de ces conditions favorables à une observation régulière, s est produit le phénomène de l f ischurie.
Liscliuriea commencé dès le mois d'avril 1871. Antérieurement déjà, une femme, employée au service, qui sondait la malade plusieurs fois par jour, s'aperçut que j fois la quantité d'urine extraite par le cathétérisme était très-minime; que, d'autres fois, elle était nulle pendant deux ou trois jours et même davantage, sans que jamais les draps du lit fussent mouillés,
A ces symptômes, qui persistèrent en mai et en juin, s'adjoignirent bientôt des vomissements s 'effectuant, d'aillé Bans Bflbrt. Je fis mine tout d'abord de n'être point surpris de tous ces accidents. Je me bornai à recommauder d'observer discrètement nuit et jour la malade : à aucun moment, elle ne lut prise eu défaut.
OBSERVATION
Je vous prie de jeter les yeux sur les tableaux (Pl. V, VI et VII) que je vous présente, et où vous pourrez suivre dans les diverses phases de leur évolution les accidents qui se sont offerts à notre observation. Le tableau commence au 16 juillet 18*71, époque à partir de laquelle, je fis recueillir jour par jour, séparément, et les urines et les vomissements. Il s'arrête en octobre 1871. (Pl, V,VL)
Du 16 au 31 juillet, la quantité des matières vomies a varié de 500 à 1,750 centilitres, la moyenne quotidienne étant de 1 litre, La quantité des urines a varié entre Cet 5 grammes: moyenne, 2 grammes 50 en 24 heures. Pendant cette période, Tischurie a été absolue de deux jours l'un. (Pl. V,)
En août, la moyenne des urines a été de 3 grammes ; celle des vomissements de 1 litre dans les 24 heures, Pendant ce mois, Fanuiie s'est, a plusieurs reprises, montrée complète pendant plusieurs jours. Mais remarquez que jamais l'absence totale d'urine n'a persisté pendant plus de onze jours.
Du 1 er au 30 septembre, la moyenne des vomissements a été de 1 litre 1/2 par jour, celle des urines ne ^élevant pas au-dessus de 2 grammes 50. (Pl, VI.)
Un fait mis en relief par l'examen et la comparaison des courbes consignées sur le tableau, c'est que la ligne des vomissements s élève, d'une manière générale, quand ceUe des urines s'abaisse et inversement. Il y a don»* eu un balancement assez régulier entre les deux phénomènes.
Quel a été l'état général pendant cette longue période de quatre mois qu'a durt IY<W*rvation? A aucune époque nous n'avons remarqué de troubles dignes d'être notés. L'alimentation, vous le comprenez sans peine, était trèsrestreinte; l'estomac rejetait presque aussitôt, sans fatigue, — caractère relevé avec raison par M. IL Balte? (1)
v i) TU Uncet, n u * t et ft, t. II, 1868.
GhargûT, t. i t 3* éd.
OBSERVATION
dans le vomissement hystérique, — la plus grande parti** des alimenta qui «'y introduisaient. Eh bien, malgré ces
éditions, la nutrition ne soutint guère. I là. du reste, un fait connu depuis longtemps, en dehors de Vauurie, dans les cas de vomissements incoercible» des hystériques.
J'avais pesait dès l'origine, que les vomissements de notre malade devaient contenir de l'urée. Les premières recherches entreprises à cet effet demeurèrent infructueuses* Le proc 'il* 1 employé * tait insuiïisant J'invoquai alur rnnrou | de M .( \\ ■■ UujbJ . dont la compétence en ces ma- ■ t indiscutable, li nous le prêts avec la plus grande obligeance,
fl 'ulihhes cubes d'urine recueillis le 10 octobre, et représentant la totalité des urinei rendues cejour-là, i lièrent à l'analui- Ogr. 179 d'urée. Le 11 octobre, la tota- U|ë $#b romfawioieûto, s élevant à 1*460 centimètres cubes, donna S gr. 180 dur
Ali Tininer si le sang de notre malade uait
une plus forte portion d'urée qu'à 1 état physiologique. nous décidâmes A pratiquer une pi ignée, Pour
ce l'aire, et en raison des obstacles que la ture op-
posait ù l'opération, il lut indispensable d'endormir la lade. M. Uivhant rôtira Qgr. 036 durée pour 100 gr de sang obtenu obflB Ktchcw..., et gr. 034 pour 100 grammes de sang d'un- an- saine, e\ cunipa-
rativemeuL Un voit que le résultat des deux analyses a identique.
Pli malheur pour nos investigations, l'emploi du chloroforme eut pour Cft&aâ(fU9BQQ de nu Minier profondément to symptômes que nous observions avec tant d'intérêt ; il \ à la suite, pendant plusieurs jours, une incontinence d'urine. La contracture disparut a droite : il oe fallait plus songer aux observations exactes, lé m vomissements» d'ailleurs, se suspendirent bientôt, et les urines revinrent progressivement au taux normal.
VARUT10X5 DE t/fSCHtïRIE HYSTÉRIQUE, 301
Tels sont, Messieurs, les résultats de la première série d'études qui nous ont décidé à entreprendre la réhabilitation de risctmrie hystérique comme fait clinique réel* L*\s mêmes accidents, du reste, devaient reparaître bientôt, sous un aspect moins saisissant peut-être, mais tout aussi élgûÈ d'intérêt. Dans cette seconde phase, il n'y a pas eu d'anurie complète, même temporaire. Nous avons observé une simple otigune. L'abondance des vomissements a été moindre. En un mot, si les accidents avaient été un peu moins accusés, et si nous n'avions pas été éclairé par l'observation antérieur il eût pu se faire incontestablement que l'évacuation supplémentaire d'urée eût échappé.
Voyons succinctement ce qui s'est passé dans cette \& période. Après une rémission plus ou moins complète des symptômes, noua avons vu reparaître d'abord I31 rétention d'urine; c'était en janvier» Le mois suivant, à la suite d'une attaque, nous notons des alternatives de polyurie (2 litres d'urine par jour) et d'oligurie. En mars, la sécrétion urinaire diminue décidément, et, le 18 du môme mais, les yomissements apparaissent de nouveau. Jusqu'au 31 mars, la moyenne quotidienne des matières vomies fut de 500 grammes. En avril, cette moyenne fut de 800 grammes pour les vomissements et de 100 grammes pour les urines. (Pl. VII.)
Durant cette nouvelle phase d'expérimentation, nous n'étions pas dans des conditions aussi favorables que la première fois. Le membre supérieur droit était redevenu à peu près libre. Partant, il était urgent que nous nous missions à l'abri de toute cause d'erreur. Outre la surveillance ordinaire, dont on ne se départit pas un seul instant, npus eûmes recours au* précautions suivantes : de temps en temps, on visitait avec soin le lit de la malade ; on &e laissait à sa disposition ni vases> ni sondes, etc. Enfln^Je
29Î NOUVELLE A^ALïSE CHIMIQUE.
parvins à lui persuader qu'il serait peut-être avantageux, pour remédier à sa contracture qui persistait à gauche, qu'on lui maintînt les bras h l'aide de la camisole; elle y consentit. Le caniisolemeiit, toutefois, ne fut pas absolument continuel ; on le suspendait à l'heure des repas pendant lesquels la malade était surveillée par la personne qui la faisait manger.
M. G reliant a analysé, à diverses époques du mois, les urines et les vomissements de douze jours. Durant 00 laps de temps, la moyenne quotidienne des urines a été de .206 grammes, contenant 5 gr.09 d'urée. La moyenne quotidienne des vomissements, c'est-à-dire 362 grammes, renfermait 2 gr. 138 d'urée. En réunissant les deux quantités d'urée, nous avons un chiffre bien minime, 5 gr. 233. Je puis vous présenter un échantillon d'oxalate d'urée qui a été extrait par M. Gréhant, des vomissements rendus pendant vingtquatre heures. Nous utiliserons ce résultat dans un instant
Pas plus que précédemment, nous n'avons constaté d'évacuation supplémentaire par l'intestin ou la peau. La lade est d'habitude constipée, et cette fois encore nous n'avons rien remarqué do particulier vers le tégument externe. La santé générale n'a pas éprouvé de changements notables, et la température ne s'est jamais élevée au-dessus de 37° et quelques dixièmes (1).
fl] Elch a offert celte année même (1875), une nouvelle périodt
cTischurie hystérique. En examinant le tracé (FL X), qui représente la quantité d'urine rendue chaque jour et celui qui résulte des 913 analv*es chimiques faites par M. P. Regnard, on remarque que, pendent trois mois, la malude rendait quotidiennement de 15 à 20 grammes d'urine» contenant de 3 à 4 déci grammes d'urée. Certains jours, pourtant, au milieu de crises don» lou reuses, la malade é me liait en quelques heures jusqu'à quatre litres du* rine, renfermant 27 grammes d T urée. — Pendant celte période, Etch.*.. n'a pas présenté de vomissements par où l'urée ail pu s'évacuer, commecelt avait eu fieu dans les périodes dont il est question dans la leçon. (Voir, I ce propos, une communication que nous avons faite avec M, P. Hegnard à là Société de biologie, 3 juillet 1875). — Nous aurous l'occasion de dire plus loin dans quelles circonstances cetteischuriea cessé tout à coup, (Voirj