‹ Leçons sur les maladies du système nerveux v. 1, 1877Chapitre 114 sur 162 · HÉMIANESTHÉSIE LIÉE AUNE LÉSION CEREBRALE · texte numérisé non relu

HÉMIANESTHÉSIE LIÉE AUNE LÉSION CEREBRALE

paralysie agitante* C€ tpemMemenf hémilatéral se montre quelquefois primitivement; <rautn*ibis il succède à une hémiplégie itonl ie début a été subit, et il comiûeEûû a appft« raître, dans ce dernier cas, à L'époque où la paralysie motrice commence à s'amender. La lésion constate dana la présence, aoit «l'un foyer â f bémorrtiagie ou <k- ramollissement, suit d'une tumeur; dans tons les cas de ce genre guej'ai observés jusqu'ici, et dana tes laits analogues que j'ai re* cueillis dans les auteurs, die occupait la région postérieure de la couche optique et les parti*- a^aoentea de riiémisphôre cérébral situées en dehors de celte-ci. Or, rhémianesthésie est un accompagnement assez ha-

Cab III. — Fr. llasvelka» tfi ans, l or nov. IfSi. Attaque apoplectique, héfniptégti i i mc avec anesihésie intense de la moitié correspondu u le 1 1 li t-urps. Au bout de cinq semaines, la paralysie motrice diminua* — 3 fév. Les mouvements sont tout à fuit libres ù droite. Toute lu moitié droite ips est le siège d'une anesthésie très- prononcée cuir chevelu, oreille, face et tronc). L/BMSthésit OBI tout ai aux paupières, ù lu tianue,

ù la moitié droite des lèvres et cela non-seulement â l'extérieur, maïs encore a l'intérieur. Lu conjonctive oculaire A fusible que la gauche.

Le chatouillement fit moins bien perçu dflM la narine druile que dans l'autre, M Orne différence pour les conduits auditifs. Sur la moitié droite de la bouche (lingue, palais, geii cives, joue), Lu sensation de chaleur est BUÉM vive que sur la moitié gsoch*. A h peinte de la langue, à droite et dans une longueur d'un pouce, le malade ne seul pas le goût du sel. Même chose pour la partie droite du dos et de lu racine oq la langue. A droite, encore, Yodmat est allaibli et la vision est moins netle. Lorsqu on a fait rétrécir les pupilles en approchant une lumière des globes oculaires, la pupille droite se dilate ensuite plus que la gaucho. 1 - urmaledes deux côtés.

« — 10 /Vr. L Mttthttll a diminue i les mnuvenu Ifttl KUkt plus énergiques. — 15 mars. Amélioration temporaire de lu vue . il n'y a pas de différence entre les deux yeux. — 3 avril. L^nesihésie existe encore sur toute la moitié droite du corps {attouchement, pincement;. L'uilaiblissement de la vue e lait des progrès à droite, — - Mort lo 4 avril.

Auto/me. Dans la substance bl une lie du lobe supérieur gauche, on découvrit un loyer de ramollissement de la lougueur de deux pouces et delà largeur d'un pouce. Il s'enfonçait dans les circonvolutions* inférieures de L'ode et gagnait lu surface du cerveau. Son extrémité postérieure correspondait à celle de lu couche optique. Dans sa portion la plus large le foyer ' séparé que de trois lignes de la queue du corps strie". Les circonvolutions cérébrales plûeécs un dessous émeut, Mir une étendue égale ù celle d'un florin, j mines, rumolliea et déprimées {Fi$ #*, 3). Couche optique.

318 UÊMIÀNESTHÉSIK LIÉE A UNB LÉSION CÉRÉBRALE.

hitnol — niais non oonstûnt toutefois— de cet -

do syiniitûmrs, « f <IL n imint: OÛté (Jltâ l< 4 tivniblo-

ïïirnt (1).

Ella eiiaUit à un îmut degré ohei un homme dont Mugntn 1 < oinnmnhiue récemment L'histoire à la Soc de Biologie) il obez lequel la forme de tremblement, dont j'ai voulu vous donner une idek; sommaire, s<> montrait

saine. PeruUi tri un petit fragment de la I 1 partie du noyau letilicuUire a-lit été toucL li bjtf avait détruit une Inu^iieur eeset considérable de la subetance blanche et 1. de la couronne radiée,

— Morlle .* légère •ggtomil'llioil de noyaux dans lu partie la plus postérieur e du cord on latéral.

Cas IV. — Anne B. . . . femme âgée, morte le 22 février. Elle avait, depuis plusieurs années, une hémiplégie du côté droit, avec une anesthe> W-nse dans la môme partia du corps. En outre, anesthésie sensorielle odorat, goftt) du mùne cGté et fourmillements.

Autopsie. Foyer apoplectique ancien, pigmenté de brun, situé le Ion p de la partie externe de la couche Optique gauche et tout près de lu qm

Il emmené© à six lignes en arrière de l'extrémité intérieure de la couche optique ux on trois ligne» en avaut de l'extre-

flftilé postérieure de la Coetfc tën avant, il est à m -ne et

en arrière h deux ou tr«ns lignes au-dessus de la face supérieure de la couche optique qui est considérablement enfoncée u ce niveau, Lonjr d'un pouct, pr '"'!' ; ti'i de quttre è aJoq Ugnee, I grande étendue de le

partie postérieure du rayonnement du pédoncule cérébral, une partie de la capsule interne et pHiii^tre aussi une poTtion du noyau leuticulaire, — -1/ accumulation de corps granuleux dans la partie j * a létal

droit.

En résumé, let foyers siégeaient à la périphérie ex 1er:, .ches

optiques, ■ 'étendaient d'avant »ri arrière sutvaut fu\e lonj-'itii linal du cerveau sans atteindre le plus souvent les extrémités de le Hs avaient

de huit lignes à un pouce de longueur, atteignant déni la substance blanche jusqu'à deux pow - étaient ! In purtie supérieure et ex-

tenu* de la couche optique, la 3 y partie du nucléole e; la partie

postérieure de la capsule Interne comprise entre la coucha opthfue et le noyau lenticulaire; la port i nie de la substnure blan< !

lobe supérieur qui lui M oppttée. T-.uj,uir> plusieurs de c^s régions ' affectées en ro£n ,ni Tout de la substance blanche de

l'hémisphère dans la partie externe do la couche ut constamment

liste.

(ï) Voyet, dans le Progrès mtdiral des 23 Janvier et G février 1875, une leçon de M, Charcol, sur ÏHtmithûrtt imt^htmiplfgif**. (Note de ffî 1 édition.) — Cette leçon a été insérée dans le lome II des Leron* iw k» ■**ledits du interne ««ferra*, p, 3Î9. [Note de h 3 r tà).

hémiàxesthésik liée a une lésion cérébrale. 310

armsiVs, Tout porte à croire — je ne puis être plus latîf, l'autopsie n'ayant pas été pratiquée — que la lésion encéphalique était, riiez cet homme, du même yenre, quant au siège, que celle que j*âl rencontrée chez BM8 malades. Eh Lien, il a ris ce rus, IL ItigBAÛ a reconnu, de la manière la plus nette, que la sensibilité tactile n'était pas seule en cause; les sens spéciaux étaient eux-mêmes tfltotés, comme ils le sont dans riiémituiesthésie lajvté* rîque. Du coté frappé d'héniinnesthésje, ftfefl était ftttftinl

dninUyopte, l'odorat parait, le goût complètement û^oB.

Il devient vraisemblable par la, si je ne me trutupo, que UlértuanoathdsiG complète, avec troubles îles .sens spéciaux, et telle, j >:» i" conséquent* qu'elle se pré&outù dana l'hystérie, peut être produite, dans certains cas, par une lésion en foyers des hémisphère* cérébraux (1),

(1 ' Les tu*s eTpo*ées dans cette leçon, relalivemenl u l'héuu an Militai* d'origine encéphalique, ont trouvé une nouvelle cfMiiïrraalkm clinique dans nu cas que noua avoua recueilli dans le service do M. Cbarcot (Propre* méditai \ î R 7 a „ p. 2H), et dans les expudeoces faites cheï les aniinou* par M, Vevssière, {Rechercha disigutu pt erpérimcnteles *ur VÀémiàntstkfâk de came cfrf&mle. Paris, f&74. — Ce invQÎl contient aussi des observations cliniques intéressantes.) (Note de la 2° édition,)

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