AURA HYSTÉRIQUE I PHÉNOMÈNES CÉPHAUQUES
qui ne sont évidemment que la continuation delà même ie de phénoizièhès< Tels sonit s'il s'agit, par exemple) de la compression de l'ovaire gauche, 3ee sifflements intenses qui occupent l'oreille gauche et que les mal comparent au bruit strident que produit le .sifflet d'un chemin de 1er; une sensation découpa irteau IV,
sur la région temporale gauche ; puis, en dernier lieu, une obnubilation de la vue marquée surtout dans l'œil gauche.
Les mômes phénomènes se montreraient sur Les correspondantes au côté droit, dans les cas où l'exploration porterait, au contraire, sur l'ovaire droit,
L'analyse ne peut être poussée plus loin ; car, lors choses en sont à ce point, la conscience s'affi fondement, et, dans leur trouble, les ma ont plus
la faculté de décrire ce qu'elles éprouvent, L con-
yulsive éclate d'ailleurs bientût, pour peu qu'on in
À parties ph Inoihènesqui ont trait à la dernière ph da l'aura hystérique {pké s céphal
devons rappeler, Messieurs, toute la série de phéi obtenus dans IV. Schutzenbergeri et u
mea ainsi conduit à reconnaître, avec cet émin leur, que la pression du flanc da fait que reproduire artificiellement la s >n qui se développent spontanément chez les malades dans le cours naturel des cho
Je ttlgn crêpas qu \ suivant M. Briquet, l'aura bys' que d v i» il i ait, dans Ylmm tnse majorité par le
ire pas non plus q de son assertion, cet auteur cite s impo-
Miisiln* ia lI par to i ■' la tête devant
i droii dese demander si M. Briquet, qui s'est ni >atr ! qti tlqu i peu ne s'esl pas Laissé ô son tour entraîner par quelque pi
lation qui lui aura fait négliger d'inscrire dans la des phénomènes de l'aura la douleur iliaque initiale.
SIÈQR DK i/OYAIKE. 327
Si j'en juge d'après mes propres observations, toujours le point iliaque précède en date, de si peu, que ce soit, dans le développement de l'aura, le point épigâstfîque, et constitue par conséquent le premier anneau de là chaîne.
Il me reste, Messieurs, à établir que ce point particulier où réside la douleur iliaque des hystériques correspond au siège même de l'ovaire < et j'aurai par là rendu très-vraisemblable, sinon démontré d'une façon absolue, que le corps ovaiaire, douloureux, d'où partent les irradiations de l'aura hystérique spontanée ou provoquée» est bien l'ovaire lui» mén
<»n se fait, en général, je le crois du moins, une idée imparfaite du lieu exact qu'occupe l'ovaire pendant la vie, Lorsque l'abdomen étant ouvert, les intestins relevés, ou trouve d'ans le petit bassin, derrière l'utérus, en avant du rectum, les annexes de l'utérus flasques, flétries, coin me ratatinées, il ne s'agit pas là évidemment d'un état répondant aux conditions vitales ; et il est clair qu'après la mort les plexus artériels des trompes et des ovaires, dont la richesse et les propriétés érectiles ont été si bien mises en lumière par mon ami le professeur Rouget (de Montpellier), ont depuis longtemps cessé leur rôle. Une faut pas oublier, d'un autre côté, que l'ouverture du corps change très-certainement les rapports réels des annexes de l'utérus. Cela est si vrai que, sur les cadavres congelés (1), l'ovaire occupe une situation moins inférieure, et qui rappelle dans une certaine mesure celle qu'on lui reconnaît chez le nouveau-né. Sur cette coupe, empruntée à l'Atlas de M. Legendre, coupe pratiquée perpendiculairement au grand axe d'un cadavre d'une femme de 20 ans, supposé couché, et
(l) E. Q. Legendre. — Anatomie chirurgicale ho molo graphique , etc., pi. X. Paris, 1858.
OVARIE HYSTÉRIQUE
qui ] % centimètres au-dessus du pubis,
un des ovaires coupé en deux, tandis que L'autre esl au-dessus de la su rlan m le section; d'apri l la
femme adulte, l'ovaire serait situé à la hauteur etmém peu au-dessus du détroit supérieur, débordant ave trompe vers les fosses Iliaques. Ce résultat eoncoHl toua points avec celui que donne la palpation pratiquée pendant la vie. .rajouterai que si, sur un cadavre reposait la table d'autopsie, au niveau du point corresponds relui où nos hystériques accusent la douleur ili; enfonce, d'avant en arriére et de haut en bas, un< aiguille, on a grand'chance, — je m'en suis assuré plu- Ibis, — de transflxer l'ovaire.
Cette situation de l'ovaire parait d'ailleurs avoir été implicitement reconnue par H. le D r Qiéreau dans ses excellentes Etudes sur les maladies de l'ovaire (1), lorsqu'il dit que chez les femmes, dont les parois abdominales ne sont pas trop résistantes, on peut reconnaître la tnméfocttoi même seulement la sensibilité de l'ovaire. Llntrudu. du doigt par le rectum ne serait, d'après notre auteur, un moyen d'exploration supérieur que dans Les cas où la paroi abdominale oppose des obstacles insurmontables,
M* après toutes les explications dans lesquelles
}€ viens d'entrer, je crois pouvoir conclure que c'est bien à l'ovaire, & Vovcâre seul* qu'il feut rapporter La Uiaquê fixe des hystériques, a la vérité, à de certaines époques, et dans les cas intruses, la douleur, par un mécanisme que je n'ai pas à indiquer pour le moment, s'étend jusqu'aux muscles, à la peau elle-même, de manié] dre à la description de M. Briquet; mais je m h "p le répéter, ainsi limitée aux phénomènes extériei la description serait Incomplète, et le véritable foyer de la douleur resterait méconnu.
(i) Paris, îwi.