VARIE HYSTERIQUE
Il conviendrait de rediercher maint niant quel e.st Tétat anatomique de l'ovaire dans le cas où il devient le siège de la douleur iliaque des hystériques. Sur ce point, dans Petit actuel des choses, nous ne pouvons malheureusement vous donner que des renseignements assez vagues. Il existe parfois une tuméfaction plus ou moins prononcée de l'or-
Pgane, ainsi que cela avait eu lieu dans le fait d'ovarite btennorrhagique rapporté dans le mémoire de M, Schutzenberger. Mais c'est 1A une circonstance plutôt exceptionnelle, et il importe de remarquer que llnflammation commune de kYo vaire peut exister avec tous ses caractères, sans que les irradiations décrites plus haut surviennent, soit spontanément, soit bous l'influence des provocations. M. Briquet n*a pas failli à faire ressortir cette circonstance, et, cette fois» il était parfaitement dans son droit. Il faut donc reconnaître hautement que toute inflammation ovarienne n'est pas indistinctement propre à provoquer le développement de l'aura hystérique. Le gonflement ovarien chez les hystériques fait parfois complètement défaut; d'autres fois, il est peu prononcé, et il parait assez vraisemblable que la tuméfaction dont l'ovaire est le siège, en pareil cas, résulte d'une turgescence vasculaire analogue à celle qui se montre à la suite de certaines névralgies. L'anatomie pathologique ne nous a fourni, jusqu'ici, aucune donnée positive à cet égard : on pourra donc, quant à présent, désigner indifféremment l'état de l'ovaire dont il s'agit, sous les noms d'hyperhinésie (Swediaur), ^ovar algie (Schutzenberger) , à'ovarie (Négrier), car peu importe le nom, en définitive, lorsque le fait est bien constaté.