‹ Leçons sur les maladies du système nerveux v. 1, 1877Chapitre 132 sur 162 · CONTRACTURE HYSTERIQUE : PU YSIQLCKHB PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

CONTRACTURE HYSTERIQUE : PU YSIQLCKHB PATHOLOGIQUE

Des faits qui précèdent (1), il est sans doute légitime de tirer quelques inductions relatives à la physiologie patliologiquë tic la contracture hystérique. D'après les rations que nous avons émises, les cordons latéraux, ou tout au moins leur partie postérieure — relie qui tient sa dépendance la contracture pemam ti de

sclérose en plaques ou fasciculée — ces cordons, dis-je.

les troubles de la vision peuvent quelquefois s'accompagner de lésions du fond de l'œil que lophtlialuioscope Fuit reconnaître* Un élève de la S tricre, M, À. Svynos, a consigné dans sa thèse inaugurale (Des amhlynpitt et des amauro&ts hystériques \ Paris , juillet lffifl I j* u prrs tout ce quia trait à ce sujet. Il a, en particulier, décrit tout au long les phénomènes ophlbalmoscopiques, recueillis à plusieurs reprises chez Etehev. . .

Pendant longtemps, chez cette mfllu 11 a été question è diverses

reprises Lhçon IX. p. 5.75; Lvçon Xi, p. 545), on n'avait découvert sur le fond de l'œil gauche, frappé d amblvopie hystérique» aucune lésion ; un éfttnteT examen pratique* le 20 mirai a fait re-

connaître les altérations suivantes : 1° la papille est uniformément rouge dons toute son étendue, phénomène qui est la suite d'une congestion ptpiU laire ; — 2° les contours de la pupille sont effacés, troubles, en raison exsudation séreuse diffuse qui s'étend sur la rétine le long des i — 3° la branche principale de l'artère centrale qui se distribue dans La ; inférieure de la rétine présente un*» dilatation fusi forme t tandis que, près de la papille, elle paraît être eu état de contraction spasme iique.Seton M. Gelezouskl, • il y a lieu de supposer que tous ces désordres sont dus à la contraction spasmodique des artères, par places et à leur dilatation dans d'autres endroits. De te des congestions papiUaires -

sur d'autres, ce qui amène une infiltration séreuse péri • (B,> —

Voir aussi l'observation rapportée nar M. Bonnefoy dans la Alouetment mé» éical (1873, p, :: U l rc édition.)

Chez toutes les malados atteintes dViwMyo/j|>4yj//f t */n/,examinées récemment par M.Landolt â la Salpétrière, le champ visuel pour le blanc et pour les couleurs est rétréci coucentriquement, même dans les cas où l'acuité 'le et la perception centrale des couleurs sont normales dans l'œil du coté non anesthésié. Toutes les fonctions de la rétine de l'œil du côté malade ont diminué proportionnellement. Pour les détails relatifs au rétrécissement do champ visuel pour lescouleurs, chez les hystériques, voir la Plaiïcji Fig. 3, qui représente les phénomènes, observés chez Marc.» elles détails qui raccompagnent. (Noté de la 1° édition.)

(l) Aux observations rappelées par M. Charroi, il convient d'ajouter U suivante recueillie à la Salpétrière dans son service et qui confirme en tous points son enseignement.

Berlhe Chat. , ,, Agée de dix-huit ans et demi (juillet 1873), a été sujette depuis son enfance jusqu'à douze ans a des épis taxis survenant ton jour» par la narine droite, et de douze ans jusqu'à quinze ans à des céphalalgies è peu près mensuelles, A quinze ans, aans cause connue, en dehors de toute m-

CONTRACTURE HYSTÉRIQUE : PBONOSTIC*

sont désignés comme étant le siège de modifications organiques» d'abord temporaires, et qui donneraient lieu aux contractures hystériques, A la longue, ces modifications, quelles qu'elles soient, t'ont place à des altérations matérielles plus profondes: une BCiâfOM MTitable s'établit. Peut-être n'est-elle pas au-dessus des ressources de l'art ; mais, dans tous les cas, elle ne permet tr^s-certaiurri plus d espérer cette brusque disparition des contractures qui constitue un des caractères les plus frappants de la maladie lorsqu'elle n'estpas parvenue encore aux phases les plus avancées de son évolution*

lluonce héréditaire appréciable, fille eut tout à coup une attaque eonvulsive avec perte de cou naissance. Hares peu dunt la seizième et La dix-septième aimée, les attaques se sont multipliées dans le cours de la dix-huitième année. Les unes, appartenant à l'hystérie simple, reviennent tous les deux ou trois mois; Les autres relevant de l'hystéro-é pile paie se montrent assez régulièrement tous les mois. L'apparition des règles (janvier 1873) n'a pas modifié, d'une façon appréciable, la fréquente et les caractères des convulsions.

Au moment de sou entrée à lu Salpétrîère (sept lB72) t celte jeune fille présentait à droite ; 1° une hémieneslhéaie complète -, T deThyperesthésie de l'ovaire.

S oûtûhrt. À ta suite d'une attaque accompagnée de délire pendant douze heures environ, contracture an mmèrt t*»/ïrrj>w* t droit avec pied bot varus équin ; la contracture se complique d'un tremblement presque constant (tyiîtpiit $pinaU)* — Du 10 au SSoctobre, la situation reste la même, malgré l'apparition d'un accès hvstéro-épileptique,

30 octobre, Crises couvulsivos dans lesquelles l'hystérie prédomine. Durant la deuxième crise, les personnes qui maintenaient la malade! de peur qu'elle ne se blessât, ont senti la jambe droite, qui jusqu'alors avait toujours été dans l'extension, se tléchir brusquement sur la cuisse et lorsque la malade est revenue a elle, la contracture avait cesssé. Chai. * . a conservé pendant quelques jours un certain degré de faiblesse dans le membre inférieur droit, principalement dans le pied qui Se renversait en dedans»

Nurembit. Bertbe marche sans boiter \ le pied droit se renverse encore quelquefois eu dedans et la pointe du pied bute, par instants, contre le pied gauche. Parfois aussi, la jambe droite est prise d'un tremblement qui dure 3 à G minute» et auquel succède une sorte d'engourdissement qui se prolonge en général pendant toute la Journée : Àiors>jonesens plus ma jambe, dit la malade.

1873. La faiblesse musculaire a diminué progressivement. Aujourd'hui (8 juillet), Chat. . . est aussi forte d*uti côté du corps que de Vautre*, Tbémianestbésie et la douleur ovarienne droites n'ont pas changé. Ce fait nous montre une fois de plus que la paralysie hystérique avec contracture peut disparaître subitement soua le secours d'aucune intervention. (B.)

CONTSACTUBK HTSTKEIQC1E

Existe-t-il quelque signe qui permette d'indiquer, à coup

le caractère du cas, de savoir par exemple si la sclérose a définitivement ou non élu domicile dans les cordons latéraux ? Je ne crois pas. Messieurs, que l'on puisse, dans l'état actuel de la science, signaler un seul symptôme qui

ente à cet égard une valeur pronostique absolue. La trépidation convulsive des membres contracta provoquée ou survenant spontanément {épilcpsie

/xe), un certain degré d'émaciation des masses molaires, un peu d'amoindrissement dans l'énergie de la contractilité électrique, ne devraient pas, si j'en juge dV les observations qui me sont propres, faire rer com-

plètement de voir la contracture disparaîtra sans lais>,

--. Vu contraire, l'atropine limitée plus particulièrement à certains groupes de muscles, surtout .s'il s\ joignait des contractions fibrillaires, analogues à celles qu*on observa dans l'atrophie musculaire pro ou un afin*

blissement très-notable de la contractilité farad ique. vrait faire supposer non-seulement que les cordons latéraux sont profondément lésés, mais que, en outre, ta

substance crise ont « lue*.

Ji n'ai observé, jusqu'à présent, ces derniers syrapt que dans des cas de contracture hystérique de date tate* ancienne et qui ne laissaient plus guère d'espoir de voir tes membres affectés reprendre jamais leurs fonctioj maies.

J'ajouterai enfin que l'existence d'une lésion or. spinale plus ou moins profonde serait mise à peu hors ds doute si t bous L'influence du sommeil déterminé par le chloroforme, la rigidité des membres lirait que lentement ou persistait même à un dej

nom

A mon Étîs, tant que ces symptômes ne sont pas nettement accusés, il ne faut désespérer de rien. Il irnpo

bailleurs, de DS pas oublier que la SCiérOSC lnîrntlt\ alor me qu'elle est parfaitement établie, n'est pas, tant

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