‹ Leçons sur les maladies du système nerveux v. 1, 1877Chapitre 139 sur 162 · SCLÉROSE EN PLAQUES DISSÉMINÉES · texte numérisé non relu

SCLÉROSE EN PLAQUES DISSÉMINÉES

rieur droit ; — absence de] tout tremblement dons les mouvements volontaires. La sensibilité est couse rvée. — La parole est un peu gênée, mais, sous ce rapport» il y a une notable amélioration relativement à ce qui existait il y a deux ans* — Il n'y a pas de tremblement de la tète ni de nystagmus. En un mot, on remarque chez cette malade une amélioration considérable des symptômes céphaliquos.

Cette malade nous offre donc un cas de sclérose en plaques fruste dans là forme spinale. Elle nous montre aus*i Sue la sclérose en plaques peut, parfois, subir des tHiips 'arrêts considérables dans son évolution. Chez la uiakidc, dont nous allons parler maintenant et dont l'observation a été communiquée à M. Charcot par le docteur E. Wihuii. l'amélioration a été plus accusée et a porté Oûtt fionlflnirtflt sur quelques symptômes, comme dans le cas précédent, mais sur tous les symptômes.

A. 8,, âgée de G ans (1971), a été prise, à 5 ans, de vertige et de diplopic et quelques jours après de strabisme de l'œil gauche. Ce dernier symptôme a bientôt disparu* Uu mois après le début, on voit survenir, du jour au lendemain, du tremblement des membres inférieurs. A 7 ans, l'enfant marchait comme une personne ivre. Puis, la tête et les membres supérieurs sont envahis. La malade est incapable de se tenir debout, on observe le tremblement spécial des mains à l'occasion des mouvements. Quand on veut la lever, le corps entier est agité de secousses rhythmiques tellement violentes que l'on est obligé de la recoucher. La parole est lente, les mots sont scandés, il y a du nystagmus.

Trois ans après le début (fin 4875), la diplopie et l'embarras de la parole ont cessé. Le tremblement des mains a diminué. La malade peut s'asseoir sur son lit.

Actuellement (fin 4876), l'amélioration est encore beaucoup plus sensible. La malade commence à écrire un peu ; elle voit beaucoup mieux, peut se tenir debout, marcher seule et même faire une promenade d'un mille et cela pour ainsi dire sans tremblement. Celui-ci reparait encore quelquefois quand la malade est émotionnée.

Cette observation vient justifier les réserves émises par M. Charcot (p. 210), en ce qui concerne le pronostic de la

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sclérose en plaques. L'explication est plus difficile à donne Toutefois, la résistance que les cylindres axiles opposent à l'envahissement de la lésion, même aux périodes avantle \d maladie, résistance que M. Cliareot a cru pouvoir invoquer pour rendre Compte de la lenteur av©C quelle les symptômes parétiques progressent, permettrait peut-être aussi d'expliquer cette possibilité du retour l'on étions. (B.)

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