MALADIE DE TARKINSON : TREMBLEMENT
i'RVATioN IL —Rhumatisme articulaire aigu. — Malaise*.
I — Douleurs et raideur* musculaire*. — Bave, — Attitude générale. ~ Lenteur de ta démarche. — Latèropulsion. — Aspect de lu physionomie. — Ecriture normale. ~ Absence i complète de tremblement. (Obs, communiquée par M. (Juaucot.) Mme G..., âgée do 40 ans environ, est attachée a un élablissr ment liydrothéraplquo bien connu, a titre do professeur de gymnastique.
Elle a subi, il y a SU ans, une attaque de rhumatisme articu la ire aïgu; un peu plus tard une iirvre typhoïde qui parait avoir été assez grave ; en dernier lieu une pneumonie.
D de temps après la guerre, elle commença à ressentir certains malaises indéfinissables ; elle était moins alerte, elle je sentait raide, incapable d'exécuter des niouvein* ni s i lipides et par conséquent tort gênée dans ses exercices. l T n jour, en montant une échelle, elle ressentit dans la jambe gauche une douleur vive avec crispation des orteils. Ces crampes douloureuses se reproduisent encore aujourd'hui dans le même membre de temps a autre. Des douleurs sourdes, accompagnées de raideur musculaire, se sont fait sentir alors et se font sentir encore actuellement à la nuque, dans les reins, quelquefois aux épaules.
llyae mois, la malade a remarqué qu'une grande quantité de salive s'écoulait involontairement de sa bouche. Le phrnomène s'est modifié depuis quelques semaines sous l'influence d'un traitement approprié, (Uyoscyamine : 4ou5milh r :i par jour en pilules.)
Aujourd'hui, l'attitude de Mme G... est particulièrement raide et pour ainsi dire empesée, La démarche est lente et le départ est surtout difficile et précédé d'un temps d'hésitation. Il n'y a pas de tendance fr la propulsion ou à la rétropulsion ; mais de temps en temps,*! nie (3... se sent in vin ciblement entraînée vers le côté gauche.
Au repos, comme pendant la marche, la UHe reste immobile, légèrement fléchie. Les traits sont inertes, les yeux fixes, la bouche serrée. Les paroles s'échappent lentement, faiblement articulées et avec un timbre légèrement nasonné*
Les deux bras, pendant le long du corps, sont un peu rigides dans la demi-flexion. Les doigts des mains sont légèrement llcchis, les poignets un peu étendus ; la volonté peut modifier ces attitudes, mais non sans effort»
APPENDICE
11 n'existe pas la moindre trace do tremblement, même aux mains, La malade peut écrire encore d'une écriture ires-fine, mais très-lisible et dont les caractères ne paraissent nullement tremblés, même quand on les examine à l'aide d'une loupe. Ces caractères sont tracés lentement, péniblement, al ïi a fallu en ma présence plus d'un quart d'heure pour* ta une dizaine de mots.
Bien qu'il n'y ait pas, comme on voit, à proprement parler de tremblement des mains, il y a lieu de remarquer qu'a Vo& casioa de certains actes, comme celui de prendre un m choir dans la poche, les doigts sont quelquefois piel-
ques secousses rhythraées, d'ailleurs très-fugitives.
A part le tremblement qui manque complètement, nous retrouvons chez Mme G... tons les symptômes principaux de la maladie de Parkinson. L'aspect général de dame, plus peut-être encore que celui de M, R..,, nous rend compte d'une singulière erreur de diagnostic qui est quelquefois commise. En raison de l'attitude empesée ÛM malades, de la gêne des mouvements devenus dune lenteur extrême; en raison de l 'immobilité ^k^ traits QUI l'ont sembler la figure à un masque en cire et imprime un tain cachet d'hébétude à la physionomie; en raû de l'écoulement involontaire de la saine et de Ternie de la parole, on a pu croire plusieurs fois, en pareille constance, «pfil s'agissait d*uu ramollissement du principalement lorsque la rigidité s'était montrée surtout prononcée sur les membres d'un côté. Il y a là une erreur qu'il importe de relever; o'est le cas de relever aus> tes facultés intellectuelles, dans la maladie de Parkinson, sont intactes. M. Charcot ne manque aucune oc signaler cette intégrité de l'intelligence qui persiste h ordinairement jusqu'à la fin.
M41ADIE DE PARKINSON.
Caractères de l'écriture des malades atteints de maladie de Farkinson,
Au spécimen reproduit dans le cours de la Leçon V (p. 161J, non» ajouterons les deux suivants empruntés à la collection de M. Charcot. L'écriture des malades diminue souvent de grandeur [Fig, 21) et parfois parait normale au
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premier abord. Mais si, comme le recommande M. Charcot,
on l'examine à la loupe, on s'aperçoit aisément que les traits sont tremblés, particularité qui ne frappait pas à l'examen pratiqué à l'œil nu.
Les mêmes caractères se retrouvent aussi lorsque l'écriture n'est pas encore rapetissée (Fig.28). En présence d'un
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Fig. *8
cas de maladie de Parkinson au début et sur le diagnostic duquel on aurait quelque doute, il sera donc utile d'examiner l'écriture à la loupe. B.
Charcot, t. i, 3 e éd.
APPENDICE
Sclérosa en plaques disséminées : Cas fruste de la forme spinale; — possibilité de la guerison.
Dans Tune de ses conférences cliniques de Tan dernier à la Salpétrière, M. Charcot a fait voir à ses auditeurs malade atteinte de sclérose en plaqués disséminées fl tant de cette occasion, il leurs rappelé de nouveau le« sions anatomiques et les symptômes morbides qui lisent cette aâfeotion. H a insiste ensuite sur deux po encore peu connus : iVsistenoe de cas particuliers, /> tes, comme il les appelle et la possibilité delà guérieoi la sclérose en plaques. Nous allons donner ici on résumé des observations sur lesquelles il s est appuyé.
Fisch... M. À., est âgée actuellement de 24 ans. A l*Ag< 8 ans, elle éprouva une douleur vive, avec Impossibilité de mouvoir 1rs membres inférieurs. Elle fut eo I lit peu-
dant six mois. Quand elle recommença à marcher, elle i le pied droit rOidô. Sept mois plus tard, foideur du met» inférieur gauche qui l'oblige de nouveau à rester COUC pendant plusieurs mois,
Eu I87Â, étant a la Salpétrière, elle a une série d'attaques épilepti formes, avec écume à la bouche* Consécutivement, les jih mlms supérieurs deviennent mêles et un uote un emberras de la parole, la vue s affaiblit; quand la malade rit, la bouche demeure entrouverte, Dans le courant de la même aunée, on ûbsetrauûe aggravation du côté des membree h rieurs qui lurent pris de trépidation spuntan ù un
moment, il survint du tremblement de la main droite dons les mouvements volontaires,
Eu 1*71, les symptômes sont les mêmes, sauf l'embarras de la parole qui est plus prononcé.
Aujourd'hui (décembre 1870), on constate les suivants : Rigidité des membres inférieurs dans L'extension; — trépida lion spontanée et provoquée ; — rigidité et parésie des membres supérieurs, prédominant dans le membre su-