ALTÉRATIONS DES MUSCLES
Il est dair que si, dans ta cas d'atrophie musculaire qpie
Les physiologistes obtiennent à la longue, par la sertit m OU l'excision des nerfs, la lésina btetologique était toujours la dégdnâratton graisseuse, sans trace de processus Irritatlf
initial, le contrasta serait des plus accusés. Mais, malheureusement pour la simplicité des choses, nous verruiis iju'lL non est peut-être pas ainsi (1),
zygomatique du côté gauche. Les autres muscles de la face, du ni Orne ne répondent que faiblement aux excitations. La mort survient le 2 mai (40° jour de la maladie)* Autopsie : Le tronc du nerf facial confine a un abcès qui s'est ouvert derrière l'oreille ; il est a nu dons une certaine étendue. De tous côtés, le tronc nerveux est enveloppé par une masse de tissu conjonctif induré. Cette enveloppe conjonctive adhère intimement a la gaine externe du nerf; ce dernier, cependant, est encore mobile dans la gaine, A l'œil nu, les branches du facial ne présentent aucune modification appréciable; au contraire, le muscle frontal gauche est pâle, thisque, aminci. Dans le point où le tronc nerveux est enveloppé par la masse de tissu conjonctif on aperçoit, interposé entre les libres nerveuses, beaucoup de dm jonctif Ûbrillaire avec de nombreux noyaux ovalaires, faiblement grenus. Les fibres nerveuses elles-mêmes présentent, eu certain nombre, les div< •* grés de la dégéuération graisseuse. Beaucoup de libres ont conservé les caractères de l'état normal. Quelques-uns des filets nerveux qui se rendent au muscle frontal ne renferment guère que des fibres nerveuses dégénérées ; d'autres, appartenant vraisemblablement au trijumeau, ont toutes leurs libres à l'état normal. — Le muscle frontal gauche est profondément altéré; on observe là d'épaisses cloisons de tissu conjonctif nouvellement formé, interposées entre les faisceaux musculaires primitifs. Ces derniers ont subi une réduction de volume très -prononcée et, de plus, ils renferment des noyaux en grand nombre. La striation transversale est conservée sur la plupart des fibres musculaires atrophiées; sur d'autres» elle est à peine distincte. Un certain nombre de faisceaux primitifs offrent les caractères de L'altération cireuse, mais l'altération granule-graisseuse no s'observe sur aucun deux. — (W. Erb, toc. cit. t DeuUeh Àrthi*. Bd. 3, 1800, p. 44).
(Ij Nous nous réservons de revenir, dans le courant dB nos leçons, sur ce point délicat. Pour le moment, il nous suffira de noter que des lésions irritatîves des muscles, en tout semblables a celles qui viennent d'être décrites, ont été récemment sûrualées par des observateurs très -compétents, chez divers animaux, à la suite de la section et de l'excision des nerfs mixtes ou purement moteurs, c'est-ù-dire en debors des conditions qui produisent d'habitude les lésions irritatives des nerfs. Ainsi, à la suite de I excision d'un tronçon de nerf sciatique, M. Mantegrazza [Histologhth. Verânderunyen nack der Ncrvendurchschiteidung in Schmidts Jahresb., p. 148, 1857, t. 136, et Gaz, Lomé. p. 18, 1867) a trouvé, à partir du 30° jour, îes muscles déjà pâles, le tissu conjonctif intermédiaire aux faisceaux primitifs manifestement