‹ Leçons sur les maladies du système nerveux v. 1, 1877Chapitre 29 sur 162 · SECTION ET EXCISION DES NERFS · texte numérisé non relu

SECTION ET EXCISION DES NERFS

Si je ne me trompe, on peut conclure de cet exposé <pie, quand il s'agit de la section complète ou de l'excision des nerfs, les observations récentes concordent, pour les points essentiels, avec les observations anciennes. D'un autre côté, les résultats obtenus par MM. Erb et Ziemssen, chez les animaux à la suite de l'écrasement ou de la ligature des troncs nerveux, sont comparables aux accidents qui se produisent chez l'homme, en conséquence des lésions irritatives des nerfs mixtes ou purement moteurs.

Or, s'il en est ainsi, les dissidences que nous signalions au début de cette étude, se trouvent aplanies, et par suite, il y a lieu de reconnaître, à propos des affections des muscles, la distinction fondamentale entre les effets de Vabsence d'action et ceux de V action morbide du système nerveux, que nous avons fait valoir déjà, à propos des affections cutanées et articulaires (1).

les animaux » • auxquels cette opération avait été pratiquée » « l'excitabilité galvanique s'affaiblissait progressivement, et cet affaiblissement n'était pas précédé par ua stade d'accroissement. Il marchait lentement, du même pas que F affaiblissement de l'excitabilité farado-inusculaire. L'excitabilité gaivanique disparaissait dans la seconde moitié du 3 e mois pour reparaître vers le 7 e ou le 8« mois. » [Loc. cit., p. 592 et 593.)

(l) Des expériences récentes de M. Yulpian (Archives de physiologie, t. IV, 1871-1872, p. 757, 758), confirmatives sur presque tous les points de celles de MM. Erb et Ziemssen, établissent que les effets de la section des nerfs périphériques sur les propriétés physiologiques et la structure des muscles, ne diffèrent pas essentiellement de ceux que détermine l'application des divers moyens d'irritation — écrasement local, ligature, cautérisation — sur ces mêmes nerfs. D'un autre côté, les observations histologiques de MM . Neumann [Arck. f. Eeilkunde, Leipsig, 1868), Ranvier (Comptes-rendus de V Académie des sciences, 30 décembre 1872), Éichorst [Virchow's Archiv, 1874, 12 décembre), ont mis hors de doute que, dans l'extrémité périphérique du nerf sectionné, il se produit constamment des altérations (multiplication des cellules du segment inter-annulaire) qui révèlent un processus irritatif. L'opposition entre les effets de la section et ceux de l'irritation des nerfs ne saurait plus être, d'après cela, maintenue dans les termes rigoureux où elle a été présentée dans cette leçon. (Note de la 2 e édition.)

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