CONTRADICTIONS EXPÉRIMENTALES
En dehors de la cinquième paire, il est plus raro encore de voir les Usinas expérimentales des uerfs détermi rij[tparition de troubles trophiques dans k-s parties péripliériqiKs. Nous rappellerons cependant, a titre d'exemple de ce genre, les effets remarquables que produisent quel* quefois sur la nutrition du rein, les lésions desnerfs qui se rendent à cet organe. On sait que parmi les expérunenLiteurs, les uns (Krirner, Brachet, Millier et l'eipers, A. Moieau, Wittich) assurent produire presque coup sûr, à laide de ces lésions, des altérations plus ou moins profoi du rein, tandis que les autres (P. Itert f llermann) t en répétant la même expérience dans des circonstances en apparence identiques, disent être arrives à des résultats négatifs.
Ne peut-on pas se rendre compte, du moins en partie, de cette contradiction singulière, de la manière suivante :
sur le côté droit de la tête, et éprouvait de temps en temps des accès fpii formes. Plus tard, les douleurs se localisèrent dans l'œil et l'oreille droits. L'œil était rouge, tuméfié, saillant, mais recouvert cependant par ta paupière supérieure paralysée. Cornée trouble ; iris très- immobile, contracté, de couleur brune d'abord* puis verdûtre* La cornée devint a lalougtie toul-ù-fait opaque, Autopsie : la face inférieure des lobes antérieur et moyen présente à droite plusieurs stéatoroes du volume d'un haricot, d une amande. Le ganglion de Oasser et les trois branches du trijumeau sont recouverts d'une messe cartilagineuse résistante, L^oculo-muieur commun est comprimé ; sa coloralion est codifiée. Malheureusement l'état de la sensibilité de la peau de le face n'est pas indiqué dans ce cas. (F, A. Landmann, Cûmmtntatio patAolngieo-anat'tmica eshidens morbttm cerebri oruliqm tingulartm ; in *", Leipzig, 1820, et SrhtfT* Vutersuck,, p. Si). — Dana le cas bien connu rapporté par Serres [Journal de physiologie, V. 18*15, p. 233, et Ânatotuit comparée dm cerveau* II, p. U7), malgré l'altération profonds du ganglion de Oasser, et des racines de lu grosse portion du trijumeau,, il n'y avait pas eu paralysie complète de la partie sensible du nerf, car la surface tout entière du visage avait conservé Le sentiment. Seul?, Pceil droit et la face interne des paupières étaient devenus insensibles ainsi que la moitié droite de la langue ; il y avait eu une inflammation aiguë de L'ail droit avec œdème des paupières, obnubiiaiion et plus tard opacité complète de la cornée. Le gauglioe de Gasser du côté droit était d*un jaune gris, tuméfié, imbibé de sérosité. La portion du ganglion d'où part le nerf opbthalmique était rou^e et injectée. Les racines do la grosse portion du nerf présentaient une couleur saie qui contrastait avec celle de la petite branche, restée saine, Les trois nerfs, à leur issue du ganglion* offraient une coloration jaune, utju cessait d'exister à la sortie du crâne.
IRRITATION DE LA MOELLE ÉWXlèltE*
les lésions rénales feraient défaut dans le cas où la section des nerfs a été complète, absolue ; elles se produiraient au contraire, ou mieux pourraient bç produire, dons le ca section incomplète, ou encore lorsque, pour remplacer le scalpel, on fait intervenir remploi <1ms rustiques, je l'ammoniaque, par | \rmpIe(Corrente t Schiff), toutes conditions éminemment propres à déterminer, dans les nerfs |< une irritation plus ou moins vive ou même un véritable processus phlegrciasique (1). À ce point de vue, la question mériterait peut-être d'être révisée à l'aide de nouvelles recherche*.
Nous rappelions, tout à l'heure, les effets des secti transversales, des destructions partielles de la moelle épinière, en ce qui concerne la nutrition des parties pn de sentiment et de mouvement par le fait des opérations dunt il s'agît. Lorsque, «lisions-nous, les opérations n'eut pas poUf résultât de provoquer dans les part; as de
la moelle un travail d'inflammation, — et c'est ce qui a lieu dans la grande majorité des cas, — ou constate simplement, dans les membres paralysés, une ration avec atro-
phie des muscles très-lente à se produire, des ulcérations du derme, peut-être môme des oscliares causées par le frottement exercé sur un sol rugueux, par le contact permanent des urines altérées, le mangue de propreté; i ■'» .-st-àdire, en un mot, tous les effets auxquels donnent lieu l'inertie fonctionnent' des mombros postérieurs, chez les animaux, et rien que ces effets. Eh bien! le tableau est tout dilférent si, par mita de auces que rien ne fait pré-
voir et qu'on ne sait pas BttftPlt tMTOdulre à volonté, Tinflammation vient I .-'établir au voisinage de la lésion spinale. Alors» eu effet, ainsi que l'a montré M. JJrown-Séquard, et comme j'ai eu, à mon tour, l'occasion de l'observer plusieurs fois, l'altération musculaire w développe trte-rapidément; quelques jours à peine après l'opération, elle est
(1) Vojei Ztitêtkrtft ftir ration. M«d,, 3& Bd.» p. US.