DO TREMBLEMENT EN GÉNÉRAL
grand nombre, dos feniipes chez lesquelles le tremblement parait constituer le symptôme prédominant ou tout au moins le plus saillant de la maladie dont elles sont atteintes. Cette réunion de malades d'un genre à part, je l'ai provoquée ù dessein. Par là, j'ai voulu vous mettre à même de reconnaître, à Taide d'une étude comparative, certaines nuances, ou même des différences tranchées que l'observation des cas isolés ne permet pas de saisir aussi facilement.
Au premier abord, vous avez pu penser qu'un spectacle monotone s'offrait à vos regards. En effet, si Ton se contente d'un coup d'œil superficiel, le phénomène tremblement chez toutes ces femmes parait identique ou peu s'en Jmit; une seule chose frappe, c'est L'intensité et le siège variables que présentent les oscillations* rhythmiques des membres. Mais une observation plus recueillie vous a bientôt permis de démêler, sous cette uniformité apparente, des traits distinctifs qui, d'abord, vous avaient complètement échappé.
Ainsi, pour ne parler que du fait le plus évident, vous avez pu remarquer que, parmi nos malades, les unes ne tremblent que dans le temps même où elles exécutent un j] ion vement d'ensemble à 1 aide de leurs membres, comme dans l'acte de porter un verre à la bouche pour boire, ou encore lorsqu'elles veulent se lever de leur siège pour marcher. Dans ce dernier cas, toutes les parties du corps peuvent être ébranlées par des secousses énergiques rendant difficile! et parfois impossibles la station verticale et la marche. B& revanche, quand elles sont au repos et qu'aucune émotion ne vient les affecter, ces mêmes femmes, qu'elles soient assises ou couchées, offrent l'attitude la plus naturelle ; les différentes parties de leur corps ne sont aucunement agitées, et si vous les observiez seulement dus de telles conditions, vous ne soupçonneriez certes pas h* mal dont elles sont atteintes.
Au contraire, dans une seconde série de cas, le tremblement est continu, permanent ; il agite les membres sans