‹ Leçons sur les maladies du système nerveux v. 1, 1877Chapitre 69 sur 162 · ATTITUDE DES MEMBRES INFÉRIEURS · texte numérisé non relu

ATTITUDE DES MEMBRES INFÉRIEURS

taitiS types de déformations observas dans le rhumatisme chronique progressif [Fig. 7 et §). La distinction cependant l'ordinaire facile, pour peu fejbe l'ÔB Mit prévenu, II n'y n pas, en effet, dans la paralysie éditante, la tuméfaction et la rigidité articulaires, non plus que les bourrelets osseux et les ( nquements que Ton observe dans le rhumatisme noueux.

Aux membres inférieurs, la rigidité est quelquefois a |ph)ttt)hbÉ9 pour donner l'idée (Tûnè véritable paraplégie avec contracture. Chez deux femmes que je vous présen-

Fig> 9. — Déformation! de* doigts de U main, nmulant celtet du rhumatisme articulaire chronique primitif.

tais tout ù l'heure, ces membres» tous Pavez vu, sont rigides et dans la demi-flexion ; on ne les fléchit ou ne les étend qu'avec une certaine difficulté. Les genoux sont rapprochés run de l'autre par un mouvement d'adduction; les pieds sont roidcs, «tendus et dirigés en dedans, simulant la malformation désignée sous le nom de pied bot varus èq hs orteils sont relevés et reeourl» m à figurer une

griffe, à cause de l'extension des phalanges et de la flexion concomitante des phalanginos, Pourtant ces femmes ont encore la faculté de mouvoir volontairement leurs niembros inférieurs, avec peine et lenteur il est vrai; elles sont même capables, vous l'avez vériiié, de marcher tant bien que mai, sans aide ni appui. Je vous ai fait remarquer, Messieurs, que, en Opposition avec ce qui a lieu dans la paraplégie vraie, lltBc contracture, il n'existe pâSj etaei nos malades, ces trémulations tétaniques, sp. sou

provoquées par certaines attitudes, trémulations qui caractérisent Tune des variétés de 1 epilepsie spinale. Ces der-

Ml PARALYSIE AGITANTE SANS TREMBLEMENT.

niers phénomènes, au contraire, s'observent, en général, dans la paraplégie qui accompagne fréquemment la sclérose en plaques disséminées, et c'est là un caractère distinctif que nous aurons à faire valoir pour le diagnostic.

Ainsi que l'a noté avec raison M. Benedikt, dans son traité récent d'Eleclroihérapie, la rigidité habituelle d'un certain nombre de muscles contribue certes, pour une bonne part, à rendre les mouvements laborieux ; mais ce n'est pas là, croyons-nous, l'unique cause que l'on doive invoquer : toujours est-il que c'est elle qui, déterminant l'attitude générale, fait que les malades, comme recoquevillés sur eux-mêmes, paraissent se déplacer tout d'une pièce ; que leurs jointures semblent soudées, si je puis me servir de cette expression triviale, mais assez juste du reste, que j'emprunte à un malade ; c'est elle aussi qui tient la tête et le tronc inclinés en avant, et cette dernière circonstance entre assurément pour une part dans la tendance qu'ont les malades à tomber en avant lorsqu'ils marchent.

Messieurs, il est des cas, rares à la vérité, dans lesquels la rigidité musculaire est un symptôme des premiers temps de la maladie, et réellement prédominant. J'ai observé récemment un exemple qui rentre dans cette catégorie. Le malade avait à peine remarqué le tremblement, d'ailleurs peu intense chez lui, et limité à Tune des mains. Il avait cependant, à un haut degré déjà, l'attitude du corps et des membres, la difficulté dans les mouvements, enfin la démarche caractéristique (1). Ces cas sont exceptionnels. Le

(l) Le cas suivant, que nous résumons, appartient à cette catégorie des faits exceptionnels. — Guill. . ., âgée de cinquante-trois ans (salle Saint- Alexandre, n° 10). Après avoir éprouvé pendant quelque temps de la céphalalgie, des douleurs lancinantes erratiques, un sentiment de constriction à l'épigastre, elle s'aperçut, il y a quatre ans, que les diverses jointures du membre supérieur droit devenaient roides. A ce phénomène s'ajoutait de la faiblesse. Laroideuret l'affaiblissement gagnèreut successivement le membre inférieur droit, le bras gauche, puis la jambe correspondante. En 1870, apparut la tendance à la propulsion et à la rétropulsiou. Ainsi, lorsque la malade montait à son logement, elle était poussée en avant et ne s'arrêtait

Page 1