‹ Leçons sur les maladies du système nerveux v. 1, 1877Chapitre 93 sur 162 · PREMIÈRE PÉRIODE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PÉRIODE

voisine de son début ou lorsqu'elle 1 revêt une forme imparfaite» qu'il importerait d'apprendre à la reconnaître aux moindres indices. (Voir à I'àppendice, p. 402).

J'ai proposé d'établir, dans le développement progressif de la maladie, trois périodes : la première s*étend de 11nstant où apparaissent les premiers symptômes jusqu'à l'époque où la rigidité spasmodique des membres réduit le malade à une impuissance presque absolue. La seconde comprend tout le temps, habituellement fort long encore, durant lequel le malade, confiné au lit ou pouvant à peine faire quelques pas dans sa chambre, conserve néanmoins l'intégrité de ses fonctions organiques. La troisième» enfin, commence au moment où, en même temps que tous les symptômes de la maladie s'aggravent simultanément, les fonctions de nutrition souffrent d'une manière sensible. Il y aura lieu, à propos de cette période ultime, de relever les accidents qui, dans Tordre ordinaire des choses, marquent les derniers temps de la maladie et précipitent la terminaison fatale.

Première période. — Le mode d'invasion et d'enchaînement des symptômes présente des variantes qui méritent d'être signalées à votre attention.

Quelquefois ce sont les symptômes céphaliques qui ouvrent la scène ; ainsi les malades commencent par se plaindre de vertiges habituels, de diplopie plus ou moins passagère ; peu à peu, se prononcent rembarras de la parole, et enfin le nystagmus. La réunion de ces symptômes composerait déjà un ensemble assez caractéristique et qui, alors même que le tremblement provoqué par les mouvements et la parésie des membres ne viendraient pas tôt ou tard s'y adjoindre, permettraient cependant d'établir le diagnostic sur de fortes présomptions.

Chabcot. t. i. 3 e éd. 17

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