CAUSES : SEXE
dans les divers départements des centres nerveux, peut-on en déduire la production des phénomènes dont l'ensemble constitue lasyrnptomatoiogïede la sclérose en plaques ? Gela est possible au moins en partie, Déjà nous vous avons fait remarquer que l'incoordination motrice, la perte de la notion déposition, les douleurs fulgurantes qm s'observent dans un certain nombre de cas» peuvent Être, dans ces caslà rapportée! à l'envahissement des faisceaux postérieurs de la moelle épiaiùre dans une certaine étendue en hauteur* D'un autre côté, la prédominance habituelle des plaques do sclérose sur le trajet des cordons antéro-latéraux rend compte, ainsi que je vous le démontrerai bientôt, de l'existence à peu près constante de la parésie ou de la paralysie dns membres, suivies tôt ou tard de contracture permanente* Le nystagmus, rembarras de la parole, sont en rapport avec la localisation habituelle des plaques dans l'épaisseur de la protubérance et du bulbe. Mais un grand nombre d'autres symptômes sont d*une interprétation beaucoup plus difficile. Tel est, entre autres, le tremblement particulier qui se manifeste dans certaines attitudes du corps et dans l'exercice des mouvements volontaires. J*ai exprimé l'opinion que la longue persistance des cylindres axîles, dépouillés de leur enveloppe de myéline, au sein des foyers sclérosés, joue peut-être ici un rôle important; la transmission des impulsions volontaires s'opérerait encore par la voie de ces cylindres dénudés, mais elle aurait lieu d'une façon irrégulière, saccadée, et ainsi se produiraient les oscillations qui troublent l'exécution des mouvements intentionnels.
Cette résistance des cylindres axiles n'est certainement pas un phénomène exclusivement propre à l'induration multiloculaire ;{mais elle se montre là plus prononcée que dans les autres formes de la sclérose des centres nerveux. Elle peut être invoquée encore, je crois, pour rendre compte de la lenteur avec laquelle les symptômes parétiques progressent dans la sclérose en plaques, et du long espace de
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temps qui s'écoule ayant l'époque où ils Ibnr place à la paralysie complète et à la contracture permanente.
B. Ce que Fou sait concernant les conditions qui pident au développement de la sclérose en plaques se réduit à fort peudecliose. Il parait établi toutefois, dès à pféî que la maladie est beaucoup plus commune chez les tenu que rhez les hommes. Ainsi, parmi les cas que j'ai rassemblas dans mes premières étiulrs. trois ou quativ Beulei concernent des hommes. Les faits qui ont été publiés depuis lors, n'ont pas modifié, d'une manière sensible, ce résultat. Eu réunissant aux. dix-huit cas qui figurent dans la monographie de MM. Bourneville et Guérard, 16 <;»* umireaUX, nous avons un total de 34 cas, dont 9 hommes et 25
femmes.
De ces mêmes documents, il ressort que c'est là une
maladie de la jeunesse ou de la première moitié de! adulte. I ul Ta observée chez des sujets âgés de 14, 15, 17 ans (1). Mais elle paraît débuter le plus souvent i ■: 20 et 2'y ans. Rarement elle apparaît après 30 ans. L'âge de 40 ans semble être d'un autre côté la dernière limite que puissent atteindre les sujets atteints de bcM plaques.
Retativeiaeftt à L'influence héréditaire, nous n'aurioni
(l) Dans un travail de M. Leuhe [Uehtr multiple tnstlforMtng SUUmtt des Gfhtrns und Rftrkenmarki,u\ Deutsche* Archiva Hd. t h*'fl, 1H7U, p nous trouvons une observation qui concerne un enfant qui présenta les i rs symptômes de U sclérose en plaques disséminées u fôge de 7 ans. Elle mourut à L'Age de U ans et demi. Késumé : nystagtmis léger; part* lysie faciale droite; alaxie très-[ d as extrémités, surtout a gin
tremblement de la ttHe; parole difficile ; atrophie des jambes* — ÂHto/nit : Sclérose du pont dfl Yaruîe et de ses annexes, presque générale ù dl disséminée u gauche. Le cerceau et le cervelet, dans leurs cooehes i cales, sont le siège d'une double dégénérescence jaune-blanchàlre ou ^ns d'acier, tantôt dilluse, tantôt en plaques disséminées. Dans la moelle — et principalement In moelle allongée — la sclérose occupe, en première ligne, les cordons postérieurs, puis les cordons latéraux, en tin les cordons antérieurs (B.)-