‹ Leçons sur les maladies inflammatoires des membranes internes de l'oeil [electronic resource]Chapitre 1 sur 18 · IE1BM1S INTIMES DE L'ŒIL · texte numérisé non relu

IE1BM1S INTIMES DE L'ŒIL

Sommaire. — Anatomie et physiologie de l'iris.

Messieurs,

J'ai commencé, l'année dernière, la description des maladies inflammatoires des membranes de l'œil, en traitant devant vous des kératites. Je me propose de conlinuer cette année cette étude en m'occupant des inflammations de l'iris, de la choroïde, de la rétine et du nerf optique. Lt, sujet me semble offrir pour vous le même intérêt pratique que la connaissance des lésions des membranes externes de l'œil; car, si tous, vous ne faites pas de l'ophthalmologie une étude spéciale, tous, au moins, vous aurez à traiter les malaladies inflammatoires du globe oculaire; et, à ce titre, vous devez en posséder des notions exactes.

Nous commencerons par l'étude des inflammations de l'iris; mais, avant d'aborder la pathologie de celle membrane, permettez-moi de débuter par quelques notions panas. 1

d'anatomie, qui nous seront indispensables pour l'intelligence des phénomènes morbides.

L'iris est un diaphragme membraneux, situé entre la cornée et l'appareil cristallinien. Il est tendu à l'intérieur de l'œil comme un voile perforé à son centre pour le passage des rayons lumineux. Le trou qu'il présente, appelé orifice pupillaire, nous offre un grand intérêt, parce que, dans les inflammations de l'iris, c'est lui qui le premier nous révèle l'existence des lésions. Il est régulièrement circulaire, quelquefois cependant, à l'état normal, légèrement ovalaire. Il occupe la partie centrale de l'iris; toutefois des études minutieuses ont établi qu'il est un peu plus près de la partie supérieure et interne que du centre de cette membrane. Cette déviation physiologique ne doit donc pas être prise pour un fait pathologique.

Le diamètre moyen de l'orifice pupillaire est de 3 à 4 millimètres. Il varie suivant les individus, suivant les âges, suivant les conditions d'éclairage et l'état de réfraction du globe de l'œil. Large dans l'obscurité, la pupille se resserre sous l'influence d'une lumière vive. Chez l'enfant, elle est plus large que chez l'adulte, et chez ce dernier, plus large encore que chez le vieillard où parfois elle ne dépasse pas le volume d'une petite tête d'épingle. Son diamètre est plus grand chez, le myope; plus resserré chez le presbyte et l'hypermétrope. Ces variations nombreuses nous montrent que les dénominations de pupilles grandes ou petites n'ont qu'une valeur relative. Aussi, pour juger de l'état de dilatation ou de resserrement de la pupille, faut-il comparer entre eux les deux orifices pupillaires qui, à l'état normal, ont le même diamètre, sauf dans certains cas d'anomalies congénitales.

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