A NATO MIE DE LA CHOROÏDE. 6Î
seuls sont pourvus de cellules ganglionnaires sur lesquelles H. Millier, Kxaùse et Schweigger ont appelé l'attention.
Les vaisseaux de la choroïde sont des artères, des veines et des capillaires. Les artères sont des ramifications de l'artère ophthalmique connues sous le nom de ciliaires courtes postérieures. Au nombre de deux principales qui se subdivisent dans l'intérieur de l'œil en une vingtaine de branches environ, elles perforent la sclérotique obliquement autour du nerf optique, puis cheminent d'arrière en avant dans l'épaisseur de la -choroïde, en restant sous-jacentes aux veines, d'après Sappey. Arrivées à la région ciliaire, ces branches, très-réduites en volume, s'anastomosent avec quelques branches récurrentes des ciliaires longues et des ciliaires antérieures, ainsi que Haller et Zinn l'ont établi, mais sans fournir aucune branche, ni à l'iris, ni aux procès ciliaires. Ce qu'on a décrit comme telles, ce sont des veines provenant des procès ciliaires, et peut-être aussi de l'iris, bien que Sappey nie cette dernière origine. Des troncs artériels de la choroïde naissent partout, d'après Leber (1), des capillaires disposés en étoiles. Mais jamais cet auteur n'est parvenu à injecter les veines choroïdiennes par les artères, et réciproquement. Ceci le conduit à nier que les deux systèmes de vaisseaux communiquent entre eux par des anastomoses directes, ainsi qu'on l'avait admis depuis Sœmmering.
Il n'y a point de veines ciliaires postérieures correspondant aux artères du même nom. Celles qui ont été décrites comme telles ne sont que de très-petites veinules qui se perdent dans l'épaisseur de la sclérotique. Les troncs veineux
M) Leber, Archiv fur Ophlhalmoloijie, t. XI, année 1865.
choroïdiens, au nombre de cinq à six principaux, accompagnés parfois d'une à six veinules plus petites, après avoir reçu tout le sang veineux de la choroïde, convergent vers l'équateur de l'œil pour se rendre de là dans la veine ophlhalmique. Les ramifications ou confluents d'origine des veines choroïdiennes sont disposées en tourbillons ou étoiles à rayons courbes qui donnent naissance à des tourbillons de plus en plus volumineux, aboutissant enfin à quatre ou six grandes étoiles d'où partent les troncs terminaux ou émergents. Cette disposition spéciale a fait donner par Sténon le fils aux veines choroïdiennes le nom de vasa-vorticosa.
Outre les veines de la choroïde, les vasa-vorticosa reçoivent les veines des procès ciliaires, et une partie de celles du muscle ciliaire. Quant aux veines de l'iris, nous l'avons déjà dit en faisant l'anatomie de cette membrane, les auteurs ne sont pas d'accord sur leur mode de terminaison. Leber, et avec lui plusieurs autres anatomistes, admettent que la plupart des veines iriennes se jettent dans les tourbillons veineux de la choroïde; Sappey, au contraire, nie qu'aucune veine de l'iris ait d'autre aboutissant que les veines ciliaires antérieures.
Les veines des procès ciliaires affectent une disposition particulière qui mérite d'être signalée. Elles forment, non plus des tourbillons, mais des arcades concentriques et flexueuses qui s'anastomosent entre elles, et avec les troncules émanés des plis intermédiaires. Parvenues au sommet des procès ciliaires, les extrémités de toutes ces arcades se réunissent en un faisceau de cinq à six veinules. Celles-ci alleclent une disposition en éventail, et vont au delà de