‹ Leçons sur les maladies inflammatoires des membranes internes de l'oeil [electronic resource]Chapitre 9 sur 18 · ANAT0MIE DE LA CHOROÏDE · texte numérisé non relu

ANAT0MIE DE LA CHOROÏDE

rieure des procès ciliaires et l'ora serrata, il existe une distance de 2 à 3 millimètres. En avant, le sommet des procès ciliaires se trouve séparé de l'iris par une rainure assez profonde, qu'on a décrite comme formant la paroi externe de la chambre postérieure. Le bord libre des procès ciliaires est en rapport avec la circonférence du cristallin dont il reste distant d'un millimètre. Il en est séparé par la zonule de Zinn et le canal godronné de Petit. Examiné à l'œil nu, ou à un faible grossissement, ce bord libre paraît lisse et uni; mais l'examen microscopique montre qu'il est 'garni de festons irréguliers et souvent pédicules sans direction fixe.

La choroïde comprend dans sa structure trois éléments principaux; un stroma particulier, des vaisseaux, une lame élastique et épithéliale.

Le stroma est formé d'un tissu intermédiaire au tissu cellulaire et au tissu élastique, composé de cellules pourvues de prolongements multiples qui sont disposés en réseau ou en mailles étroites. Les cellules et leurs prolongements anastomotiques sont situés dans un même plan, de sorte qu'on peut distinguer dans le stroma choroïdien plusieurs couches superposées. Chaque cellule contient un noyau et des granulations de pigment noir ou brun. Du reste, on trouve tous les intermédiaires depuis les cellules complètement remplies de pigment jusqu'à celles qui en sont tout à fait dépourvues. Parmi ces dernières, il en est qui offrent une configuration spéciale : elles sont arrondies, manquent de prolongements et de noyau, et présentent un contenu finement granuleux. Bien que peu nombreuses, ces dernières cellules ont une existence constante ; aussi est-ce à

tort qu'on les a considérées pendant longtemps comme un produit pathologique.

Oulre les éléments figurés du stroma, la choroïde possède une substance intercellulaire hyaline et amorphe. Peu abondante dans les couches externes où les cellules pigmentaires sont très-nombreuses, cette substance devient prépondérante à mesure qu'on se rapproche de la face interne de cette membrane. En ce point, les cellules pigmentaires diminuent de volume, deviennent de plus en plus rares, et finissent par disparaître, de sorte que, vers la. limite interne de la choroïde, on ne trouve plus qu'une masse homogène pourvue çà et là de noyaux et sillonnée par de fins vaisseaux : c'est la membrane élastique ou vitrée.

D'après H. Mùller, la choroïde possède le long des gros vaisseaux du tissu conjonclif. C'est surtout dans la lamina fusca que le stroma choroïdien se rapproche du type de ce dernier tissu.

Schwalbe a démontré expérimentalement que du liquide injecté dans les méninges peut, en suivant la gaîne du nerf optique, arriver jusque dans le tissu aréolaire sus-choroïdien qu'il décrit comme un espace lymphatique. Toujours est-il que, grâce à la laxité de ses couches externes, la choroïde peut glisser librement sur la sclérotique, pendant la contraction du muscle ciliaire. D'après Mùller, Schweigger et Manz, on trouverait le long des artères des fibres musculaires lisses à noyaux longitudinaux. La choroïde contient en outre des filets nerveux en grand nombre, surtout vers sa partie postérieure. Parmi ces filets qui sont tous une émanation des nerfs ciliaires, les uns possèdent un double contour, les autres sont réduits au cylindre axe. Ces derniers

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