ÉCOLE SOMATIQUE
cstlaconscience,sa première manifestation, c'est l'égoïsmc ; rindividn, n'obéissant plus qu'à ses goûts personnels, se trouve dans un état vague de malaise et d'indécision. Plus la raison diminue pour faire place à la sensibilité, plus celle-ci domine; elle finit par régner seule et sans frein ; il ne manque plus alors qu'un seul élément pour produire la folie, c'est l'excitation. C'est là ce que Heinroth appelle Vétat de maturité.
La perte de la raison n'est autre chose que la suspension durable do la liberté, se liant soit à l'état de santé apparente, soit à l'état de maladie confirmée, et altérant, dans la sphère de l'influence morbide, le sentiment, l'esprit et la volonté. Ainsi^laperfe de la liberté est le fait dominant ; l'absence de moralité est la cause première. ^
Il en résulte que le meilleur pi éservatif contre la folie est l'attachement aux vérités de la religion chrétienne.
Quant au traitement, sans négliger la santé physique, il doit être surtout moral. Combattre l'excitation ou la dépression pour les ramener à leursjustes limites et substituer, par une cultivation rationnelle, des facultés nouvelles à celles qui ont été frappées parla folie: telle est la meilleure des thérapeutiques.
Aux objections que soulève une pareille théorie, Heinroth répond avec une grande présence d'esprit, et quand on liti demande pourquoi tant de gens vicieux et même criminels ne deviennent point aliénés, il ré[)lique que le vice et la folie sont les aboutissants de deux séries divergentes, qui, l'une et l'autre, ont le péché pour point de départ (t).
Heinroth eut de nombreux admirateurs et forma de nom-
(1) Nous avons (Miiiiruiité les oh'Miicnls do colle rapide analvso à l'oxcellont travail de M. lo |trofoss(Hir Lasègue [Ann. nu' I .-psych.^ t. HT, \SU).