îJC>iJOOJ2litô JJ)Maa:ilTX)Xiô»Jl!:J5fi//»-0Q:^ïï^a
î^^oflÉiJDQî'i&isâiSS/bésîto (HfloUsiaifkpsrjbkfftDenttàjlaLseconde. Ikse gorisent faeâlDmjôBftij nmf^'i^hmmmi \e$.irmhles sotnat%peaiprédaiiiiinenty;âaïiii/]es acoôs d'alcooligaa;>ew llânonA de kbitjtubation:, du vertige-,; 'i^e 'â'etBbarjras^ i^e? ula- < parole, ^ant aux ptiénomènes intellectuels,- ilâ &(MUtj^SiiçfKapé;ft#t setrouvent relégués au çecoad ;plaHw'MhM--(>r| -jk./ -{i'om-t-; -^ .C'estj.en géflérahà la suite d'un accè« d'alcooliSïMiJubaigïuique les symptômes de paralysie -éclateniMpouPila )première foi5.;Desconvalsi<!>iwépileptiformes-fréqLi£n.tes et répétées en signalent ordinaiiremeiit le -début, comme;. nous le voyons chez notre malade. iPuics^ surviennent Jes* aut^'es symptômes ^d'abordrinogaUtépupillaire, ensuite l'embarras d« la parole^, le ti-emblement, les. troubles-de laseûfàibilité, les anestbé&ies disséminées, enfin l'embarras.grastriquQ, symptôme qui appartient plutôt. àl'aliQoolijSme qUj'tà 1^ .paralysie générale proprement dite, /î-inl r. onnobncffB .obPAP.r Ces accidents débutent brusquement et ,atteignqpt,.très rapidement leur apogée. Ils diffèrent des signes de la paralysie générale paj^- leur grossièreté, si je puiâ .na'î€ix!priraer ainsi. Le tremblement se ÏBdlen m(^sB, ilatteint toug les membres à la fois, au lieu de se limiter, GQçwû,e(,d^^S;Ja, paralysie générale, à certains points particulier?,.,}) àjifs-oeni sil^e rétablissement est rapide ; le , malade, mis.vÇ^^içaijr tBmeai ^l! êf;v;ï*é. de son poison d'habitude, reMieut ,très' prompteaaefQÉàila^ianté^ rMais^, par compensation, l!çs^f¥j^eidi ves soni rtr^ fréquentes! et. très facilesi ; . leti id ailWMfS, i il semble, qo-' une premièrîej, attaque prédispose. à des attaques
subséquentes^B-nBdme j9n .ausijno:) ne .gsupifoools ?s' Mais ce qui est digne de remarque, c'est que jamais le miàla%:^Tfié^;pàrviénl^ à^'febViqiféf' tiiiè'"t/aVàîVsîé^ é^ilérale ^uinentique.; ses tentatives j;^iJ^pui^.iii'^^priîB^.,^ù avortent toujours. . lennoiJqso <&
rSELD0-PAUALY9lK'»ÔÉKÉRALI:: 'ALCOOLIQUE. 689
Le diagnostic, comme ow le- voit j est «ouve^tfôrt -difficile, et Ton -sei^a plus 'd'iHiefOTS! expose à prendre plour-une vraie paralysté générale 'mh' accès d'akodlisnne offrant le- tyipiô que nous venons^ de décrire. Cependant, lorsqu'on estprôn venu^!l%)''pa<rvient -âvec^iun peu d'attention à éiiter cettJ0 erreur. Nous possédongiy en' e-ffet^ plusieurs éloraents"d« rectification. G^efet d'abord l'évolution de la maladie. Après uriecourtepériode d'état, elle marche résolument et rapidement versia guérison. Jedis guériiïOn,'^* c'estlà' une di^liuc tion fondamentale qui sopareoettc maladie de la parai vijiet générale, dont la marche est fatalement progressive. Sang doute' kD'n observe dans la paralysie générale des rémir^sions qwelq^tefois ti'ès prolongées; înais elles ne sauraient équi-» valoir ^\xx giiérisoiis que nous observons dans la maladie qui nous occupe^ etqui ne sont compromises que lorsque le malade, abandonné à lui-môrtie, retombe dans ses habitudes de débauche (^'^it^upëind jn9JijU9b tfjflôb. -6i£q cl ^jb ^onï^ift g9b Jns'iéTiib ^11 .aè^oqc 'luoi inomabiqfiT l'^Viëtincint ensuite les symptômes dont une analyse approft>tidiie''t)èvme1: de dévoiler^léfe* caractères. Le pbénbmène qiii-'pti^d^îjWiî'rte' icî,'i<î^eiét''ï'irtégalité pupillaire, mais une inégalité danslaqué!leles'deux pupilles sont habiUiellemenl pât'eèsèlYseS'ët fort peu sensibles à l'action' de' là lumière. ïïtirt est '(dut autrement j vous le savez, lorsqu'il s'agit dd la vraie paralysie générale. Par contre, c'est rembarras de 1ns parole' qiii joue ie premier rOlechcij'lo vrai paralytiqiK?, et Hnien^té^de ce symptôme' VttJtonJours'ewicrmssan t. Cboz
les alcooliques, au contraire, cet embarras n'csl jamai^ ai ciJJiri6[ Slip Jëy 1 .'Jiip'iiiin;)'! -ib tui^iib 1^^'» iiip W) mïM. >HVf?P)^ycri;9^ ;^l^p,Jûin ,(|nç np\^^,(^r,OY|)ps ^ l,n ^,9s^j()jlité ,\io k ^Uf*; rison de la paralysie géiuTiile. Tôuleloi.s. même uaiis riivpotlièse la l.l'iii'rfh'*^«lèy'6H 'rfoif 'R^éoiiùairro 'q»iié'èi^r'hrt\n fait'ibîl6lT^^iïciTt exceptionnel . .c'iuo(noJ JuaJiovfi
686 OfJOO. DES FOLIES T0XlQUl^^»7-0rt Tife^î
aussi prononcé; d'ailleurs, il tend h s'effacer et,;^,: disparaître rapidement sous Tinfluence du traitement, „.\'f\ i...
Examinés en eux-mêmes, les symptômes des deux maladies diffèrent manifestement.
Les troubles de la sensibilité sont la règle dans la pseudo-paralysie générale alcoolique. Tantôt c'est l'hyperesthésîe, tantôt l'anesthésie qui domine. Au contraire, dans la paralysie générale, les troubles de la sensibilité sont peu fréquents, et Tanesthésie, lorsqu'elle existe, se montre bien plus tardivement.
Les troubles de la motilité présentent aussi des caractères qui ont été parfaitement décrits par MM. Lasègue et Falret. Dans la pseudo-paralysie générale alcoolique, la paralysie commence par les extrémités des membres, qui sont engourdies et inhabiles, plutôt que paralysées. Dans la vraie paralysie générale, la paralysie est plus étendue d'emblée : elle suit, en outre, une marche progressive.
Dans les deux cas, le tremblement existe ; mais chez l'alcoolique il est très étendu, et quelquefois généralisé à tout le corps ; c'est un tremblement en masse. Chez le paralytique vrai, le tremblement est moins étendu, moins '^accentué, quelquefois même à peine sensible. Enfin, il est fibrillaire, c'est-à-dire très fin et très délié. Il ne se géné- ■ ralise jamais, et son siège de prédilection est à la langue et aux lèvres.
Notons enfin quelques troubles accessoires. On sait que chez les paralytiques généraux il se manifeste, d'assez bonne heure, un appétit fort énergique qui peut aller jus- 'qu'à la voracité. Chez les alcooliques, au contraire, nous •avons des troubles stomacaux nettement indiqués. Ces 'Sujets ont de la gastricitô, de l'anorexie, et cependant plusieurs d'entre eux prennent un embonpoint énorme,
l'SELDO-PAHALTSIE OÉNÉUALli: ALCOOLIQl'E. 687
Ajoutons, enfin ^ quo chez les alcooliques rathéromc artériel est très fréquent ; et nous aurons, je l'espère, une série assez étendue de caractères dilïérentielspour permettre au médecin de bien reconnaître les caractères propres à chacune de ces deux maladies, et de formuler un diagnostic précis au lit du malade.
Reste l'état intellectuel, qui semble constitué [)ar la superposition des deux délires, alcoolique et paralytique ; le malade a souvent des idées ambitieuses ou lypémaniaqucs ; mais il présente aussi des hallucinations delà vue et de la ;^oopsie, phénomènes extrêmement rares chez les vrais paralytiques;, quand ils ne se sont pas imprégnés d'alcool dans les premiers temps de leur maladie. En outre, le retour au bon sens et à un état intellectuel assez bien équilibré, du moins en apparence, se fait souvent observer chez les alcooliques ; chez les paralytiques généraux, au contraire, l'intelligence va presque toujours en décroissant.
Le pronostic de la maladie est extrêmement grave si nous le considérons dans son ensemble ; en eiTet, le malade guérit rapidement, mais c'est pour retomber presque toujours dans de nouveaux excès qui le ramènent au point de départ.
Ainsi donc, pronostic très grave au point de vue de l'avenir ; mais, [)ar contre, prévision très favorable pour chaque accès particulier, car la guérison suit d'assez près le traitement.
L'anatomie [)allujluL:iqn(», dans les cas assez rares où l'autopsie a eu lieu, nous montre les lésions de Talcoolisme et non celles de la [);ualysic générale. C'est ainsi quo dans la thèse de M. Fiacaille, déjà citée, nous trouvons
688 HES FOLIES TOXIQUES.
un cas recueilli à la clinique de Sainte-Anne (observation VII), où l'autopsie révéla l'existence d'une pachyméningite hémorrhagique, lésion alcoolique au premier chef.
Les considérations qui précèdent nous montrent assez quel doit être le traitement. Soutenir le malade par des toniques, lui prescrire une nourriture fortiiiante et reconstituante, enfin le priver de son stimulant habituel, tels sont les moyens qu'il convient d'opposer à l'accès. Quant à la maladie, envisagée dans son ensemble, elle ne saurait être combattue que par une séquestration indéfiniment prolongée.
N. B. Une ligne oubliée à la fin de la page 624 rend le texte incompréhensible. Voici cette ligne :
abus alcooliques tous les cas de ce genre qu'on aura l'occa-
n; , -'jjfiifjri f)b supiriil-^ ul « illieuo^'ï éfio nu
ù"zq fiHij'b 9on9îaiz9'l Blèvè'f yi^.'ioJijc'l lîo ,(117 noiiBv
-.'iuioiq U6 oijpilooolf. noiîièl çSupiîifirinoaièil DJigjJiii^cn
'»88F inoiJ.ini, 1" ' !(Mh'y ■'■• ■,;■ ■ -■;■■• •^l'i^.no'j c'jJ
,;uO .cè'jJb 1 ii 'lOsuqqo b Jnoi/iio'j ii up diiu/uiii tal Jno::
SôMMÀTRK. -- Phémièt-bs Indiôations relatives a Fâ paralysie générale. «— Willis. ;■»- Perfeqt. -^ Ilaslaip;— Ebquinol.' — •■ Q(»orgèl. '— noîayé; 1-^' C.ilmeii. — Bayle, le principal créateur de l;i maladie. — . .t"pvjll(|r ,-7, Parcliappe. — Requin. — Seconde période de l'évolution sciéniifique de la question. — J. Falret. — Lasègue. — Baillarger. — Période contemporaine.
Principales théories stir la nature de la maladie. — Doctrine de l'inflammation. — Doctrine de la congestion. — T.héorie invoquant une maladie des ganglions cervicaux du grand sympathique. — Lésions de diverses parties dcTencéphale. — Altérations de la moelle épinière. — Théorie généralement admise aujourd'hui. — Le mot de paralysie gélïcralc désigne peut-être un genre composé de plusieurs espèces.
Messieurs
Si vous pafcourez avec nous les salles de réunion oii se rassemblent nos malades, vous serez certainement frappés de voir que, sur quatre ou cinq d'entre eux, il existe au moins un paralytique général : cette proportion, nous lu recontrerez dans tous les autres asiles de Paris.
Est-il possible qu'une alloction aussi remarquable par sa fréquence insolite, ainsi que par sou extrême gravité, ait échappé complètement à l'observation de nos devanciers? Si l'on ne savait avec quelle facilité les faits les phis palpables se dérobent u notre attention, faute de nous avoir été
g90 l^ES FOLIES OKGANIQUES.
signalés, on croirait volontiers qu'au siècle précédent, la physionomie de l'aliénation mentale était tout autre, et que la paralysie générale, réduite à l'état d'exception, passait inaperçue au milieu des innombrables formes que peut revêtir le délire simple. Aussi bien, cette façon de voir n'a rien d'inadmissible. Il est évident, en effet, que certaines maladies changent de caractère avec les progrès de la civilisation ; on a vu apparaître, à diverses époques, des maladies nouvelles, et aujourd'hui encore il existe, dans la distribution géographique de la paralysie générale, des différences très grandes. Par exemple, en Irlande et en Suède, oii la folie est cependant fréquente, la paralysie générale est presque inconnue. En France môme, elle est infiniment plus commune à Paris que dans les asiles de province. 11 est donc possible que cette maladie ait été moins fréquente dans les siècles qui nous ont précédés. La question posée en ces termes est insoluble pour toujours, le passé ne peut plus fournir aucun renseignement et nous ne pouvons nous en rapporter qu'aux faits acquis.
On attribue généralement à Willis (1672) dans un ouvrage sur l'Ame des bêtes, les premières indications (d'ailleurs bien vagues) sur cette affection. Mais vers la fin du siècle dernier, en Angleterre, l'un des pays oii la paralysie générale se présente le plus souvent, quelques médecins s'étaient préoccupés de l'état des fous paralytiques. C'est ainsi que Perfect, qui exerçait dans les dernières années du dix-huitième siècle, a publié, dans son recueil d'observations, quelques cas qui paraissent se rapporter à la paralysie générale. Après lui, Haslam, le vénérable apothicaire de l'asile de Bediam, signale ce fait très important que, chez les fous paralytiques, on rencontre souvent du délire ambitieux ; mais ce n'est pas une raison
HISTORIQUE DE LA PARALYSIE GÉNÉRALE. GO l
pour attribuer, à cet auteur, la découverte de la paralysie générale, comme on l'a fait quelquefois.
Mais, depuis la réforme à jamais mémorable de Pinel, un esprit nouveau soufflait sur la médecine mentale. Les aliénés, mieux traités par leurs gardiens, étaient aussi mieux observés, mieux compris par leurs médecins. Bien des faits, qui avaient échappé jusqu'alors, devaient frapper les yeux des observateurs qui abordaient dans de tout autres conditions l'étude des maladies mentales.
Au commencement de ce siècle, l'élève et l'ami de Pinel, Esquirol, avait parfaitement compris l'extrôme gravité des démences qui s'accompagnent de paralysie, et il avait été frappé de la signification fâcheuse qu'il faut attribuer à l'embarras de la parole, comme élément de pronostic. On cite de lui un fait remarquable à cet égard. Un jour, un homme occupant une position très élevée dans la magistrature, lui est amené par sa famille. Esquirol interroge ce malade, qui lui parle de sa fortune, de ses nombreux projets et laisse voir un léger embarras de la parole. Esquirol fait sortir le malade et dit en s'adressant à la famille : « C'est un homme perdu ». Ce pronostic, qui fut promptement réalisé, sembla un prodige d'intuition.
Nous ne sommes plus dans les condiiionsque nos devanciers, et nous n'aurions pas le môme mérite à faire un diagnostic de ce genre. D'ailleurs, il faut le reconnaître, si nous sommes plus érudits que nos prédécesseurs, nous n'avons certainement pas cette verdeur intellectuelle, cette énergie cérébrale, qui ont caractérisé pendant si longtemps les hommes de cette grande génération, qui s'était trempée dans les épreuves de la llévolution française.
Cependant, Esquirol a côtoyé, sans s'en douter, la découverte de la paralysie générale, laissant ainsi échapper
692 E>1''S FOLIES OKGA^'IQL•ES.
une gloire qui était réservée à ses élèves. Georget, Délaye, Galmeil, poursuivirent en effet les travaux de leur maître sur ce sujet, et firent faire les premiers pas à l'étude de la maladie.
Georget, en 1820, publie un travail sur les paralysies musculaires chroniques, qui viennent s'ajouter à la folie. Mais, ainsi qu'Esquirol, il considère seulement ces paralysies comme un phénomène intéressant.
Plus tard, en 1824, Délaye prononce pour la première fois le mot de parahjsie générale incomplète. C'est là une expression qui courait probablement déjà dans les asiles et dont l'auteur est resté inconnu, comme il arrive souvent en pareil cas. Toujours est-il qu'elle est très heureuse au point de vue clinique, la maladie à laquelle elle s'applique étant bien réellement une paralysie générale et une paralysie incomplète.
Enfin, en 1826, M. Galmeil publie son remarquable mémoire sur la paralysie générale considérée chez les aliénés. Les trois auteurs que nous venons de citer considèrent cette maladie comme une lésion de la motilité venant se joindre, à titre de complication, aux troubles de l'intelligence, chez des sujets déjà frappés d'aliénation mentale. La paralysie générale des aliénés commence donc à se révéler, mais d'une façon confuse, et elle n'est regardée encore que comme un épiphénomène grave, susceptible de se manifester dans le cours de la folie.
Mais déjà un autre courant se dessine. A cette époque, parmi les internes de Gharenton, il y avait un jeune homme de vingt-trois ans, qui portait un nom déjà illustre dans la science médicale, le nom de son oncle, l'un des fondateurs de l'anatomie pathologique moderne, et l'auteur de cet immortel traité de la phthisie pulmonaire, qui le place à côté