S8 CLASSIFICATION DES MALADIES MEMALES
Enfin, pour descendre à un degré au-dessous, il faut atteindre les malformations congénitales qui donnent naissance h l'idiotie et au crétinisme. Ce sont en quelque sorte des mutilations du cerveau, qui formeront notre septième et dernier groupe.
Le tableau des divisions que nous avons admises se déroulera donc de la manière suivante :
Folies <
Jo vésaniques ou essentielles (sans lésion). Types : folie circulaire, délires partiels.
( hystérique.
2° nôvropaHiiques ) épileptique.
( choréique, etc.
goutteuse, rhumatismale.
3° dialhésiques, . } tuberculeuse, cancéreuse, anémique, etc.
. génitale,
,„ ,, . \ cardiaque.
4° sympathiques.. ) ...
) gastro-intestinale.
( pulmonaire, etc.
ialcooliqut^ saturnine, morphinique, etc.
6<^ organiques ou \ aphasie, cérébro-spinales i délire aigu.
( démence hémiplégique, etc.
( idiotie.
7» congénitales ou i^j^^^jlj.^,^
morphologiques ^^^.ji^.^^^^
Sans attacher la moindre importance à cette classification, je la considère, permettez-moi de le répéter, comme un moyen commode de grouper nos connaissances, et je me propose de la suivre dans les études de pathologie spéciale que nous allons entreprendre. Jusqu'ici, en effet, nous nous sommes occupé exclusivement de pathologie générale,
TABLliAU d'eNSEMDLE. 459
car les formes du délire, nous le répétons encore une fois, ne doivent pas être considérées comme des maladies h part.
Mais l'étude, môme superficielle, de chacune des maladies mentales qui pourraient se grouper dans le tableau que nous avons esquissé, remplirait des volumes et nous entraînerait absolument au-delà des limites que nous nous sommes tracées. Nous nous proposons donc de choisir danS chaque groupe un type qui nous servira d'exemple et dont la description pourra nous aider h comprendre l'histoire des autres maladies parallèles, s'il nous convient d'en faire une étude spéciale (1).
Pour le groupe des vésanies, nous choisirons l'un des délires partiels qui offrent le type le plus net, le plus distinct et le mieux caractérisée : c'est la folie religieuse ; nous lui consacrerons la prochaine leçon. Nous parlerons ensuite de la folie du doute, qui offre le plus complet des délires avec conscience.
(1) On nous pardonnera de n'avoir point mis sous les yeux du lecteur les principales classifications proposées par les auteurs. Outre Tennui que produirait une énunicration semltlable, nous y verrions un autre inconvénient, celui d'attacher trop d'importance à un sujet qui, selon notre avis, doit toujours rester à Tarrière-plau et ne niérile qu'une attention limitée.