CLASSIFICATIOIN DES MALADIES MENTALES
le sujet trouveront mieux leur place dans l'étude de chacune des formes que peut revêtir l'aliénation mentale.
Messieurs, il nous reste maintenant à traiter un sujet qui se place naturellement à la fin des études d'ensemble que nous avons entreprises, et qui sert de transition entre la pathologie générale et la pathologie spéciale, en psychiatrie.
Il est un complément que tout aliéniste, traitant des maladies mentales, se croit obligé à donner aux idées générales qu'il a exprimées. C'est la classification des diverses espèces et des innombrables variétés que peut offrir la folie.
Malheureusement cette œuvre de systématisation nosographique, difficile de tout temps et dans toutes les branches de la médecine, est entourée à notre époque et dans notre spécialité de difficultés bien plus grandes que partout ailleurs. Trois grands obstacles, en effet, se dressent devant nous, dès que nous cherchons à aborder cette question.
Le vice fondamental, l'obstacle irrémédiable auxquel se sont heurtés tous les nosographes qui ont essayé de systématiser nos connaissances en médecine mentale et d'en présenter le tableau dans une vue d'ensemble, c'est l'absence à peu près complète des lésions anatomiques dans la majorité des cas de folie proprement dite. En effet, en dehors de la grande famille des névroses, c'est essentiellement sur l'anatomie pathologique que sont basées les classifications médicales, et s'il existe de grandes famiUes pathologiques, les pyrexies par exemple, dans lesquelles le complexus symptomatique semble dominer la situation et assigner h la maladie ,sa véritable place dans les cadres, il