‹ Lecons sur les maladies mentalesChapitre 144 sur 283 · ÉTAT CIVIL, CLIMATS, SAISONS, IIAUITATIONS · texte numérisé non relu

ÉTAT CIVIL, CLIMATS, SAISONS, IIAUITATIONS

santé, est un célibataire très normal, qui peut vivre longtemps sans présenter le moindre trouble intellectuel.

Restent enfin les hommes vicieux, qui, s'adonnunt à la débauche, sont peut-être les seuls célibataires dont la condition favorise directement l'explosion de la folie. Mais il ne faut point oublier que si beaucoup de fous des deux sexes sont célibataires, c'est précisément parce qu'ils sont fous ; frappés de bonne heure dans leurs œuvres vives, ils se sont vus rejetés en dehors du mariage par la fatalité même de leur position.

Chez les veuves, on rencontre une proportion exagérée de folles, et cela ne s'explique que trop facilement lorsqu'on songe aux difficultés et aux douleurs sans nombre dont leur existence est entourée.

Quant aux prostituées, elles versent facilement dans rahénation mentale, d'une part, en raison des excès alcooliques qu'elles sont habituées à commettre ; d'autre part, en raison de la faiblesse d'esprit qui, chez beaucoup d'entre elles, est un vice congénital. Tous les médecins qui se sont occupés de cette classe particulière de la société conviendront sans peine que l'intelligence y est à un niveau très inférieur, et ce n'est point sans raison que le corps admirable de la Vénus de Milo est surmonté d'une tête d'enfant : c'est une beauté microcéphale.

Occupons-nous maintenant de l'influence des milieux II serait fort intéressant de savoir quels sont les climats doutes conditions influent le plus énergiquement sur le développement de la folie ; mais dans l'état actuel de la science, Il nous paraît impossible de résoudre la question. Les résultats de la statistique ne sont point comparables entre eux. Nous savons, en effet, que les pays tempérés sont aussi

les plus civilisés du globe et en même temps les plus riches en aliénés. 11 est donc impossible de discuter sérieusement l'influence favorable ou nuisible du climat dans des contrées dont la population est si différente de la nôtre.

Comment comparer, en effet, les noirs de l'Afrique centrale ou les races jaunes de la Malaisie avec les peuples de

l'Europe? , i- .

Al'exemple d'Hippocrate, nous rapprocherons les climats des saisons. Ici l'affirmation est possible. L'explosion de la folie est certainement plus fréquente en été qu'en hiver. Le nombre d'aliénés amenés au bureau municipal de la préfecture de police est beaucoup plus considérable aux mois de juillet et d'août qu'à toute autre époque de l'année. Mais il est probable que l'alcoolisme joue ici un rôle important, car c'est surtout pendant les grandes chaleurs qu on éprouve le besoin de se désaltérer.

Les troubles météorologiques, les orages, les vents, le tonnerre, les grandes chaleurs ont une influence incontestable sur la population des asiles ; leur action est plus dilticile à démontrer pour ce qui tient au développement de a folie chez les gens sains d'esprit. Quant à l'influence delà lune, elle est reléguée au rang des vieilles fables, bien que . cette idée ait eu autrefois assez de crédit pour faire donner • le nom de lunatiques aux insensés, et c'est encore ains^ . qu'on les désigne en Angleterre. r L'habitation de l'homme est un milieu constant dont les effets peuvent être comparés à ceux du climat. ^ " f ^^^^^ pas sans intérêt de comparer, au point de vue de 1 aliénation mentale, les habitants de la campagne a ceux des

''"rést incontestable qu'en France les ruraux ournissent un tribut beaucoup moins considérable à la fohe que les

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