ÉVOLUTION DE3 SYMPTOMES PHYSIQUES
de la maladie est une douleur névralgique, siégeant sur les points les plus divers. C'est tantôt une douleur de tête, tantôt une névralgie susorbitaire , tantôt une sciatique simple ou double. On note aussi des douleurs à la nuque, des maux de reins, des douleurs à la région dorsale, des névralgies à la langue, des entéralgies diverses. Il faut joindre à ces phénomènes douloureux des troubles de la vue et de l'ouïe. Enfin, il est une sensation très fréquemment accusée par les malades, celle d'un poids sur la tête ou d'une compression circulaire du crâne. Nous rapprocherons de ce symptôme la sensation de vide dans la tête, qui correspond presque toujours à des troubles congestifs. Le mot vide doit ici se traduire par plénitude.
Aux phénomènes ci-dessus indiqués viennent se joindre les vertiges, habituellement de courte durée, mais se répétant fréquemment, et qui peuvent gêner la marche jusqu'à produire la titubation.
Les malades éprouvent souvent des poussées vers la tête, comme si le sang se portait avec force vers l'extrémité céphalique.
Enfin, quelques rudiments de paralysie peuvent déjà se montrer, et il est des malades qui, dès la période prodromique, éprouvent de temps en temps un léger embarras de la parole, et ne peuvent pas articuler nettement certains mots.
Ces phénomènes, quelquefois précoces, marquent habituellement le passage de la première à la deuxième période.
Deuxième période, période d'état, — C'est le deuxième stade de la paralysie générale, qui présente, dans toute leur ampleur, les symptômes que nous avons déjà longuement étudiés. Mais ce qui nous intéresse surtout au point de vue
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de la marche de la maladie, ce sont, les rémissions. Elles sont de deux espèces.
Les premières sont de simples temps d'arrêt; le mal n'empire pas, les symptômes ne présentent aucune aggravation, mais l'état reste stationnaire.
Les secondes, au contraire, nous présentent le spectacle d'une marche véritablement rétrograde; le sujet revient en apparence à la raison et à la santé. Cet amendement peut aller assez loin pour lui permettre de reprendre ses occupations.
Les rémissions peuvent n'être que momentanées; mais il en est de durables; elles se prolongent pendant des mois, pendant des années. On cite des cas oiî l'état normal en apparence s'est prolongé pendant dix, quinze et même vingt-cinq ans. De pareilles rémissions sont équivalentes à des guérisons. Mais nous discuterons, au sujet du pronostic, cette partie de la question. Qu'il nous suffise, pour le moment, de savoir que, même après l'apparition des symptômes les plus graves, du marasme, de la coprophagie, les rémissions peuvent se produire. Elles sont cependant beaucoup plus fréquentes à la première période qu'à la seconde; elles deviennent de moins en moins probables, à mesure qu'on s'éloigne de l'origine de la maladie.
En dehors des rémissions, la seconde période est caractérisée, d'une part, par l'aggravation des symptômes physiques, d'autre part par l'affaissement progressif de l'intelligence. Les couleurs, éclatantes au début, sont ternies, et ce que j'appelle le côté brillant des symptômes s'efface de plus en plus. L'éloquence très réelle de certains malades devient un bavardage incohérent, et l'activité d'esprit de certains autres se transforme en une agitation tracassière.
Les accidents convulsifs et apoplectiques marquent sou-