DU LA FOLIE CHORÉIQUK. S
termine liabituellement par la guérison , qui survient en général d'une manière lente et progressive, bien que le rétablissement de la raison puisse s'opérer brusquement, comme nous venons de le voir.
Dans les cas qui se terminent fatalement, l'autopsie révèle des phénomènes congeslifs. On rencontre quelquefois de la méningite avec exsudation, et, dans un cas cité par Meynert, il existait des lésions du corps strié. Souvent aussi l'examen anatomique ne montre aucune lésion, et l'on est en droit de conclure à un trouble purement névropathique.
Une troisième forme de la folie choréique est celle qui prend le masque de la mélancolie. Leidesdorf décrit un état de mélancolie anxieuse, avec sentiment d'angoisse et hallucinations de la vue, qui s'unit à des accidents choréiques d'une grande intensité. Cette forme dépressive peut également donner lieu, d'après Arndt, à un véritable délire des persécutions.
D'une manière générale^ le pronostic de la folie choréique est relativement favorable. Dans la plupart des cas, la maladie se termine, après un espace de temps variable, par la guérison. Notons cependant la fréquence des récidives et la possibilité d'une terminaison par la démence. Enfin, comme nous l'avons vu, dans les cas les plus aigus, la maladie peut se terminer par la mort.
Le traitement de la folie choréique comporte des indications générales qui se rattachent à la névrose prise en ellemême, et des indications spéciales qui s'appliquent au délire considéré à part. Dans les cas de manie aiguë, les bains tièdes, avec irrigations froides sur la tête, ont souvent donné des résultats favorables. On a préconisé, dans le même but,
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les bains sinapisés. Dans les cas très violents, on a quelquefois administré le chloroforme en inhalations, mais cette pratique nous paraît dangereuse. En tout cas, nous préférons avoir recours aux antispasmodiques de toute espèce, et en particulier au tartre stibié associé à l'extrait aqueux d'opium. Plus tard, quand le malade, sorti de la période aiguë, semble atteint d'une torpeur profonde de l'intelligence, les toniques, le fer, les préparations phosphorées et le quinquina, seront naturellement indiqués.
Il est d'autres névroses qui peuvent jouer un rôle dans la production des maladies mentales. Nous nous contenterons pour le mom.ent d'en signaler deux : le goitre exophlhalmique et la paralysie agitante.
Le goitre exophthalmique s'allie très fréquemment à un état mental bizarre et manifestement irrégulier. Les malades sont fantasques, difficiles à vivre, portés à la colère et sujets à de violentes antipathies contre les personnes de leur entourage, et plus particulièrement contre ceux qui ont été l'objet de leur affection. Mais à ces inégalités de caractère peut succéder une véritable psychose. Le plus souvent cette maladie prend la forme d'une mélancolie avec agitation, souvent accompagnée d'hallucinations de la vue et de l'ouïe. Ces accidents sont accompagnés d'angoisse précordiale, de vertige, et d'un sentiment vague d'inquiétude et de malaise.
Dans une autre forme, les symptômes sont ceux de la manie aiguë, avec agitation et besoin de mouvement.
Il est à remarquer que presque tous les cas de goitre exophthalmique dans lesquels la folie a été observée se rapportent au sexe féminin, et dans plusieurs des observations qui ont été publiées, l'hystérie jouait évidemment un rôle