TRAITEMENT DES COMPLICATIONS
rhée, lorsqu'elle s'établit, est l'une des complications les plus fâcheuses de la maladie.
Complications. — Nous venons d'étudier les principaux moyens de traitement qui peuvent être mis en usage, et nous avons vu que si, d'une manière générale, leur utilité est incontestable, ils ne valent que par leur ensemble.
Nous allons maintenant nous occuper du traitement des principales complications de la paralysie générale.
Convulsions épilepti formes. — Les bromures alcalins, associés ou non au chloral, ont été préconisés. On peut aussi faire usage des applications réfrigérantes sur la tête. Mickle recommande d'administrer les médicaments par le rectum, si le malade ne peut pas les avaler. Mendel conseille au contraire de s'abstenir de toute médication pendant la durée des accès.
Accidents apoplectif ormes . — Les purgatifs, les applications froides sur la tête, les émissions sanguines, ont été préconisés ; mais leur utilité est au moins douteuse, car rien ne prouve qu'une congestion, qu'une hypéréraie est la cause des troubles observés. 11 s'agit souvent d'une ischémie, d'un œdème cérébral, et dans ce cas les moyens destinés à combattre une congestion pourraient avoir des effets nuisibles.
On peut donc, en attendant la ûn de l'accès, se contenter de promener des sinapismes sur les membres et d'employer avec discrétion d'autres moyens révulsifs. Il convient aussi de maintenir la tête dans une position élevée.
Décubitus, eschares au sacrum. — Autant que possible, on doit prévenir ces accidents, chez les sujets alités, par une grande propreté, par le matelas d'eau et par l'usage fréquemment répété de la poudre de talc.
808 l'AIlALYSlli GÉNÉUALE.
M. le professeur Brown-Sequard a conseillé contre les eschares d'origine spinale un mode de traitenaent qui pourrait être applicable à ces mêmes lésions dans la , paralysie générale; il s'agit d'applications locales alternativement chaudes et froides : on commence par le sac de glace qu'on laisse pendant huit ou dix minutes, puis on le remplace par un cataplasme très chaud qu'on laisse pendant une heure ou deux. On répète ces applications alternatives jusqu'au moment où le danger paraît conjuré.
Une fois l'eschare formée, il convient de la traiter par les désinfectants et par les autres moyens employés dans les lésions de ce genre, quelle qu'en soit l'origine.
Si l'emploi des moyens de traitement que nous venons d'indiquer ne peut que bien rarement amener la guérison, il a du moins l'avantage incontestable de prolonger considérablement la vie des malades et de leur procurer des rémissions souvent très prolongées.
Messieurs, la rapide esquisse de la paralysie générale que nous venons de tracer ne saurait avoir la prétention de résumer tous les documents accumulés par un travail de plus de cinquante années. Permettez-moi donc de renvoyer ceux d'entre vous qui désirent, sur cet inépuisable sujet, de plus amples détails, aux monographies de Mendel, de Mickle et de M. Voisin, et à l'excellent article publié par M. Foville dans le Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques.