‹ Leçons sur les maladies microbiennesChapitre 134 sur 207 · NATURE DU RHUMATISME · texte numérisé non relu

NATURE DU RHUMATISME

thèse rhumatismale? C’est parce qu’il a fréquemment des manifestations de cette nature. Et maintenant si nous demandons pourquoi un individu a-t-il d’aussi fréquentes manifestations rhumatismales, on nous répondra triomphalement que c’est parce qu’il a une diathèse rhumatismale. Il faut avouer que, pour se contenter d'une explication pareille, il faut être doué d’un esprit qui ne se montre pas difficile et qui sait se contenter de peu en matière de notion de causes.

Il y a longtemps qu’une conception morbide aussi primitive a cessé de donner satisfaction à notre légitime impatience de savoir. Bien des diathèses se sont évanouies devant la notion exacte des causes, et nous savons ce qu’il faut penser aujourd’hui des diathèses tuberculeuse, syphilitique, purulente, etc. Mais encore nous ne savons rien de la nature du rhumatisme, et si nous lui conservons la même dénomination de diathèse, il nous est du moins permis de croire et d’espérer que bientôt cette terminologie aura le même sort que ses semblables, qu’elle ira les rejoindre dans le vieil arsenal des locutions passées. Voyons ensemble si nous n’avons pas déjà quelques présomptions qui nous fassent espérer que nous ne tarderons pas à voir se réaliser nos désirs.

J’ai eu occasion de vous dire que Klebs avait constaté, dans quelques cas de rhumatisme, un micro-organisme qu’il a cru être spécial à cet état et auquel il a donné le nom de monadine. Le professeur Ch. Bouchard a constaté aussi des bactéries spéciales, sans analogie avec celles qui sont depuis longtemps connues pour être pathogènes et déterminer d’autres états morbides. Des observations concordantes ont été faites en Allemagne par Burckardt. Il y a de cela quelques années, Babès trouva dans les cartilages articulaires du genou, chez un malade mort à la suite d’un rhumatisme, des

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