‹ Leçons sur les maladies microbiennesChapitre 135 sur 207 · RHUMATISME · texte numérisé non relu

RHUMATISME

microcoques qu’il a décrits sans les cultiver. En 1885 et 1886. Wilson a constaté la présence de micro-organismes, microcoques et bacilles dans un exsudât péricardique de nature rhumatismale. Güttmann, chez un individu mort d’un rhumatisme suppuré, décrivit, en 1886, la constance du staphylococcus pyoyenos ouïras, ce qui ne doit en rien nous surprendre, car nous savons combien le microbe pyogène, commensal habituel de notre bouche et présent dans l’eau que nous buvons, est habile à s'implanter et à proliférer dans tout endroit où il trouve un terrain favorable. Pétrone, en Italie, a publié trois observations de liquides articulaires pris par lui sur le vivant, avec les précautions antiseptiques les plus rigoureuses. Le savant italien a toujours cons taté deux variétés de microbes; l'une de ses variétés rappelle à s’y méprendre la description déjà donnée par Klebs. Enfin Maulle, en Angleterre, examinant aussi soit les liquides articulaires, soit le sang des rhumatisants pendant leur vie, et cela sur vingt-trois sujets, déclare avoir toujours retrouvé deux espèces de microbes, toujours parfaitement identiques.

Cependant, il faut bien le dire, le microbe véritablement pathogène, nous ne le connaissons pas, il n’a jamais été isolé et surtout il n’a pas été transmis après culture à des animaux. La pathogénie des endocardites nous fournit encore une présomption très forte de la nature microbienne du rhumatisme ; nous savons, en effet, que toutes les maladies qui déterminent des endocardites ulcéreuses sont des maladies microbiennes. Le rhumatisme, venant en seconde ligne, connue cause génératrice de cette complication, qu’il détermine fréquemment, serait, parmi toutes les maladies à la suite ou dans le décours desquelles on observe ces endocardites, la seule qui ne soit pas de nature parasitaire. Nous avons longuement traité de cette question en élu-

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