CONSÉQUENCES THÉRAPEUTIQUES
liales qui se distendent, deviennent granuleuses, se garnissent de microbes et finalement tombent pour se mélanger au pus. Dans ces conditions-là, les extrémités terminales des nerfs du canal de l’urètre ne se trouvent plus protégées par la couche épithéliale; dès lors, elles ressentent vivement l'action de l’urine. On sait, en effet, que plus celle-ci est concentrée, riche en sels et en acides, plus les douleurs sont violentes, et qu’elles sont au minimum quand l'urine est presque exclusivement composée d’eau. De plus, la muqueuse, ainsi dépouillée de son revêtement, ébauche entre chaque miction un travail adhésif que vient interrompre et dissocier le jet d’urine, d’où la sensation pénible de déchirement que connaissent bien ceux qui sont affligés de cette maladie. Plus tard, l’épithélium se reproduit, incontestablement avec des propriétés de résistance plus considérable, aussi le microbe ne l’envahit-il plus et prolifère-t-il dans les globules purulents ; dès Jors, l’extrémité des nerfs est protégée et les douleurs se calment parallèlement à ce travail de restauration.
De ce que je viens de vous dire découlent quelques conséquences que je veux vous indiquer brièvement. En premier lieu, il n’est de véritable chaude-pisse que celle qui montre les microbes caractéristiques, mais celle-là, vous pouvez hardiment affirmer sa nature et aussi qu’elle a été contractée par des rapports avec une personne réellement affectée de la même maladie. Ainsi s’évanouissent les fables de blennorrhagies contractées avec une femme ayant un écoulement leucorrhéique, de blennorrhagie par excès de fatigue génitale. Ce sont là des raisons à donner à ceux qui ne peuvent ou ne doivent entendre la vérité, mais en cette matière comme en toutes, personne ne donne jamais que ce qu’il a. La seconde conséquence qui sera peut-être un jour utilisée est déduite de l’action que possèdent les substances