MALADIE DES VEHS A SOIE
Enfin je suis persuadé que la connaissance des maladies que nous allons étudier sera utile à ceux d'entre vous qui feront de la médecine à la campagne, là où le médecin est et doit être une encyclopédie vivante de foui ce qui touche à la science. La notion de ces maladies vous permettra de donner d'utiles conseils, non seulement au point de vue du traitement, mais encore au point de vue de la prophylaxie, sans compter que peutêtre, comme propriétaires, vous pouvez avoir tout intérêt à connaître des maladies qui peuvent vous porter un préjudice pécuniaire considérable.
Je serai très bref sur les maladies des vers à soie, d’abord parce qu elles s’adressent à une espèce animale trop inférieure dans l'échelle des êtres, pour que nous en puissions retirer d'intéressantes données pour l’espèce humaiue; en second lieu, parce que ces maladies nuisent à une industrie agricole importante à la vérité, mais qui est cantonnée dans un pays limité. Les vers à soie sont sujets à deux maladies parasitaires qui font dans les magnaneries des ravages considérables; la première est la pébrine, la seconde la tlacherie.
La pébrine est cette maladie caractérisée par ce fait, que les vers qui en sont atteints mangent mal, ne grossissent pas, dépérissent au contraire à vue d’œil, ef finissent par mourir, offrant absolument l’aspect d'un petit sac empli de corps étrangers. Du reste, pendant toute leur maladie, leur corps est comme saupoudré de graines noirâtres analogues à du poivre, d'où le nom de la maladie, la pébrine. Les vers malades sont envahis par une multitude de corps, petits, fortement réfringents, qui constituent le parasite. Ces corps foisonnent littéralement dans l’organisme du ver, ils prolifèrent et se multiplient avec une rapidité inouïe, détruisant les cavités qui les contiennent, et se répandant partout à la manière d’une inondation qui irait toujours se multi-