‹ Leçons sur les maladies nerveuses (volume 2)Chapitre 134 sur 153 · Tlie journal of nervous and mental disease (1895, W · texte numérisé non relu

Tlie journal of nervous and mental disease (1895, W

BRISSAUD, LEÇOXS. 56

&:6â DES TROUBLES DE LA SENSIBILITE

CQfnaipensations circulatoires auxquelles suffisent les artères lenticulo-striées.

Ainsi, tandis que l'écorce cVun des deux hémisphères est irrémédiablement perdue pour la fonction sensilive, l'écorce de l'héfni-spihère opposé supplée au déficit par le retour du courant saniguin dans la région capsulaire des fibres commissurales. Mais il peut se faire aussi que le ramollissement cortical — et c'est le cas des grands ramollissements — entraine une telle perturbation dans tout le régime vasculaire de l'encéphale que les artères lenticulo-striées soient incapables de suffire à leur double tâche. Alors, V hémianesthésie est définitive.

Ce qui est certain, c'est que la plupart des ramollissements corticaux de la région motrice occasionnent presque toujours un léger trouble de la sensibilité, sinon durable, du moins passager, et cela, non seulement dans les membres du côté paralyse, mais encore dans les membres du côté sain. Vous vous rendrez compte de ce phénomène sur lequel je ne veux pas m'étendre aujourd'hui, si vous considérez que le ramollissement d'un point quelconque de la région motrice compromet forcément les fibres sensitives de l'autre hémisphère.

Je ne voudrais pas, Messieurs, terminer sans vous dire que les anatomistes et les anatomo-pathologistes sont encore partagés aujourd'hui sur la question de savoir si les fihx's sensitives de la capsule gagnent Vécorce cérébrale directement ou si elles font halte dans les corps opto-striés.

Selon Hôsel et Flechsig, le trajet serait direct. Selon Meynert, Forel, Edinger, Obersteiner, Mahaim, il serait interrompu par la couche optique.

Cette dernière opinion semble jusqu'à présent la mieux établie, lïialgTé le désir qu'on aurait de trouver, dans un système de fibres sensiitives directes, une analogie avec les fibres directes (corticopèdcmculaires) du faisceau pyramidal. Mais n'anticipons pas et attendons les faits.

J'ai pris prétexte d'un cas simple pour aborder le sujet le plus ilattigieux, à l'heure actuelle, de toute la pathologie cérébrale.

Lorsque j'avançais, au début de cette leçon, que les cas d'hémiplégie vulgaire doivent quelquefois nous arrêter, j'espérais vous

DANS LES HÉMIPLÉGIES D'ORIGINE CORTICALE. 565

prouver le bien fondé de mon dire. Je crois n'y avoir pas manqué ; vous aurez du moins profité de cette circonstance pour revoir, dans ses grandes lignes, une question d'anatomie cérébrale dont les applications cliniques sont des plus intéressantes '.

1. Dans la séance du 2 octobre de la Société de Neui'ologie de -New-York, Dana a rapporté un certain nombre de faits qui viendraient à l'appui de l'opinion émise par lui, il y a six ans, à savoir ({ue les régions motrices de l'écorce sont aussi le siège de représentations des sensations cutanées — ces centres sensilifs étant plus étendus et plus diffus que les centres moteurs.

L'anesthésie corticale serait caractérisée par une certaine gaucherie des mouvements accompagnée de perte ou de diminution des sensibilités au tact, à la douleur et à la température. — Dans la même séance, Seguin et Allen Starr ont fait remarquer combien peu nombreuses et peu précises sont les observations d'hémiplégie avec anesthésie d'origine corticale dans lesquelles les troubles de la sensibilité se trouvaient bien analysés.

Dans nombre de cas de ce genre, où l'anesthésie n'a pas été signalée, on doit admettre qu'elle est simplement restée inaperçue. [Semaine médicale, 1888, p. 574, et 1894 p. 475.)

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