‹ Leçons sur les maladies nerveuses (volume 2)Chapitre 51 sur 153 · DIXIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

DIXIÈME LEÇON

SYRINGOMYÉLIE HISTOLOGIE. - MÉTAMÉRISiVIE DES CENTRES DE LA SENSIBILITÉ

I. La Syringomijélie estime complication de lésions pi'éoxistantes. — Elle peut s'ohserver dans toutes les affections chroniques do la moelle.

La gliose est un mode de i"éaction banal du tissu ncvroglique. La forme cavitairc et la forme néoplasique relèvent également d"un processus irritatif. — Inilatéralité et bilatérité de la gliose.

II. Variations morphologiques du canal épendymaire chez l'homme. — iModifications du type normal dans toutes les variétés de myclopathie. — Aspect de la couche épithé-

liale. — Bihdité du canal.

III. Gliomatose sans Syringomyélie. — Cellules de remplacement de l'épithélium épendymaire. — Multiplication des cellules. — Canaliculisation de la névroglie sous épithéliale.

lY. Polymorphisme des éléments de la couche profonde. — Chevelu de la base d'implantation des cellules superficielles. — L'épithélium superficiel n'est qu'une variante morphologique de la cellule névroglique en général. — Rapports des prolongements des cellules névrogliques (feuillet blastodermique externe) avec les capillaires sanguins (feuillet blastodermique moyen).

V. Syndrome syrincjomyélique. — Répartition de la thermo-analgésie par tranches. — Identité de cette topographie avec celle des paralysies hystériques. — Anesthésies « en jambières, en chaussettes, en gants, en manchettes, en veston».... — Anesthésies d'oi'igine radiculaire.

VI. Métamérie primitive des centres nerveux. — Métamères et neuromères. — Métamérisme chez les vertébrés inférieurs. — Kerfs intercostaux chez l'homme. — Métamérisme du renflement cervical de la moelle.

Le dispositif anatomiquc des métamères primitifs peut seul expliquer les anesthésies par tranches.

Messieurs,

La Syringomyélie est une maladie dont les cas se sont multipliés depuis qu'on a appris à la reconnaître, et vous savez que la dit'liculté du diagnostic n'est pas grande. Nous en avons toujours plusieurs spécimens dans le service de la Clinique. Yous les connaissez, et je n'ai pas l'intention de les faire servir à une étude d'ensemble du syndrome syringomyéliqiie; je voudrais simplement aujourd'hui vous exposer quelques faits anatomiques et physiolo-

204 SYRINGOMYÉLIE. — HISTOLOGIE.

giques que le clinicien ne doit pas ignorer; cFautant que ces faits sont de nature à faciliter grandement le diagnostic topographique de la gliose médullaire.

La première partie de cet entretien sera consacrée à Vétude anatomo-pathologique de la lésion syrinnomyéliqiœ. Dans la seconde, je m'appliquerai à vous faire comprendre comment et pourquoi Vanesihésie syringomijélique affecte une disposition incompatible en apparence avec la distribution périphériciue des nerfs cutanés.

I. — Lorsque je vous ai fait voir les rapports réciproques de la Pachyméningite cervicale hypertrophique et delà Syringomyélie\ j'ai essayé de mettre en relief la non-spécificité anatomo-pathologique de cette dernière; je vous ai présenté la Syringomyélie comme un procédé de réaction — probablement irritatif — de la névrogiie, survenant sous rinfluence de causes multiples.

C'est évidemment dans les affections cJironiciues de la moelle

pjo-. 5(3. Syringonn/clie. Coupe de moelle : région lombaire. — (Color. noir d'aniline et

carmin.) Deux énormes masses gliomateuses non excavées occupent la région des

cordons latéraux. — Cavité centrale. — La substance grise est relativement épargnée. (D'après l'atlas de MM. Blocq et Londe.)

épinière que cette réaction, si particulière, se manifeste. Les altérations de la substance grise, surtout celles dont la commissure

Page 1