‹ Leçons sur les maladies nerveuses (volume 3)Chapitre 110 sur 163 · Leçons du 12 janvier et du 25 juillet 18iH · texte numérisé non relu

Leçons du 12 janvier et du 25 juillet 18iH

DE L'OPHTALMOPLÉGIE NÉVRITIQUE. m

sujets qui vont vous être présentés, atteints d'Ophthalmoplégie partielle, permanente ou transitoire', offrant dos analogies fort remarquables avec cette variété de Dystrophie progressive, je crois devoir vous soumettre les difficultés que le diagnostic soulève.

I. — Dans une conférence précédente1, je vous ai exposé les caractères principaux de l'Atrophie musculaire (type Charcot- Marie). Je n'y reviendrai pas.

11 ne s'agira pas aujourd'hui de « cas d'étude ». Bien loin de là. Le diagnostic est incertain, il faut que je vous en prévienne à l'avance. Et si nous hésitons encore, vous vous apercevrez que la différenciation de la maladie est, malgré les traits si accusés qui permettent le plus souvent de la reconnaître, un problème parfois insoluble.

Cette variété d'Atrophie musculaire n'est entrée dans la nosographie que depuis 1880, et personne ne conteste qu'elle y mérite une place distincte. Vous savez que depuis la publication du mémoire de Charcot et de M. Marie, on a l'habitude de la décrire comme une variété intermédiaire aux Atrophies musculaires myopathiques et aux Atrophies myéîopathiques . Cette situation un peu fausse, qui ne convient guère aux espèces nosographiques cliniquement définies, mérite d'être respectée pour les besoins de la description et, même dans la pratique, pour la simplification du diagnostic.

Vous ne devez pas moins considérer l'affection dont je vais vous entretenir comme absolument autonome ; et si les symptômes que vous observerez chez nos deux malades ne sont pas rigoureusement conformes à ceux qui ont mis Charcot et Marie sur la piste d'une affection nouvelle, l'intérêt de la question n'aura qu'à y gagner.

Le premier sujet est une femme de cinquante ans2, que vous pourriez prendre, à un examen superficiel, pour une tabétique vulgaire. Je ne nie pas qu'elle soit tabétique, mais je ne l'affirme pas non plus. 11 me semble au contraire plus probable qu'elle est atteinte d'une maladie qui — du moins au point de vue clinique — est très différente de l'Ataxie locomotrice progressive.

Comme Vévolution dans les maladies progressives est un caractère de premier ordre, je vais vous raconter son histoire.

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