Aich. f. Psyck
ET SYRINGOMYÉLIE. 201
Ce n'est pas, au reste, dans la moelle épinière seulement que les formations gïiomateuses secondaires peuvent être observées. On les voit tout aussi bien dans l'encéphale, à la suite des lésions les plus diverses. Les hémorragies, les ramollissements, la paralysie générale, les encéphalites aiguës de l'enfance, sont souvent le point de départ de ces néoplasies luxuriantes de la substance névroglique, qui simulent des gliomaioses primitives. La meilleure preuve que ces « tumeurs » accidentelles sont de nature irritative et qu'elles ont pour origine une inflammation chronique, c"est qu'elles sont sujettes à la transformation calcaire, appelée à tort ossification, qui marque la dernière étape de leur lente évolution. Vous en trouverez un bel exemple, entre autres, dans un cas d'Hémiplégie infantile publié par Th. Zacher1.
. L'opinion qui rattache la gliomatose spinale à une variété d'inflammation a été vivement et victorieusement défendue par Joffroy et Àchard, dans un travail dont la myélite lacunaire fait le fonds.
Cette opinion gagne du terrain tous les jours. Marinesco2 l'a soutenue par des arguments qu'il est difficile de contester, en ce qui a trait aux variétés de gliomatose caractérisées par des cavités à revêtement épithélial.
J'irai même plus loin, en soutenant que les gliomatoses, même non lacunaires (car il en existe), reconnaissent la même origine; je ne parle pas des gliomes pleins, tumeurs fermées et isolées, qui n'ont aucun rapport avec la gliomatose syringomyélique. En effet, si toute irritation de la substance grise n'est pas capable de produire la gliomatose, il est hors de doute que certaine modalité d'irritation doit la créer invariablement3. Parmi les agents irritants, le bacille de Hansen occupe une place à part. A telle irritation la névroglie ne peut réagir que d'une seule façon : Vhyperplasie.
11 me semble donc difficile d'admettre la thèse de Gowers, qui suppose la maladie ^origine toujours congénitale : cela, sous prétexte que la lésion siège, sans exception, dans la légion postérieure du névraxe, c'est-à-dire dans la région de la gouttière médullaire primitive. « La peur, les soucis, les influences traumatiques ne feraient, selon toute vraisemblance, que donner une im-