Souques. Archives de neurologie, 1804, t. II, p
'2. Dudost. La Polyurie chez les dégénérés. Thèse, Paris, 1802, a« 87. — Wibdbiœisteb. La Polyurie chez les aliénés. tfeurologisches Centralblalt, 180,". Je ne parle pas ici de la polyurie familiale, qui est une névrose exclusivement infantile.
POLYURIE NERVEUSE ET l'OLYURIE MYSTÉRIQUE. ;>ir>
liien capable de faire apparaître les stigmates révélateurs d'une hystérie qui n'attendait que l'occasion propice.
Faut-il disjoindre ces stigmates et la polyurie, sous prétexte que celle-ci esl un effet direcl du traumatisme crânien? L'attention expectanle s'efface ici devant la lésion matérielle des centres sécré- * toires. Les expériences de Kahler, pratiquées sur des lapins, /6* confirment la réalité du trouble cérébral d'où la polyurie dérive. Et puis l'hystérie accidentelle n'est pas le l'ait des traumatismes exclusivement. Elle se combine avec toutes les affections orga- * niques et, plus spécialement, comme il fallait bien s'y attendre, J0u^/^' avec les maladies cérébro-spinales. C'est encore Kahler qui a signalé la polyurie essentielle dans 22 cas de tumeurs encépha- / liques. La superposition des symptômes de l'hystérie à ceux d'une ^ / tumeur cérébrale est loin d'être exceptionnelle; je vous en &\/ut*<*" présenté récemment un exemple. En pareil cas, le plus sage est de réserver son opinion, c'est-à-dire de n'en pas avoir.
Du reste, quel que soit le diagnostic adopté, la situation ne saurait être favorablement modifiée par la thérapeutique. La guérison par la suggestion hypnotique n'est généralement que temporaire: les récidives ne se font guère attendre et la névrose présumée se transforme en une infirmité où l'hystérie d'autrefois ne / ç peut plus vraiment être admise que de confiance. /
Et après tout, puisqu'il n'y a pas une seule maladie, qui, à un moment donné, ne soit un appel à l'hystérie, pourquoi nier * l'existence d'une polyurie essentielle, maladie autonome, aussi capable que toute autre de faire naître une hystérie d'occasion? Ce /iCA^£ renversement de la question aurait, du moins, dans certains cas, un avantage; celui de rendre moins énigmalique l'incurabilité c^c^ presque fatale d'un syndrome réputé hystérique. à
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