Anal, in Centrait. /'. hlin. Med., 1889, p. 415 ci
~>. HztUCB. Mémoires de l'Académie (chèque des sciences, 1803, n° 25.
i. Voy. Paraplégies du mal de PotUan : Leçon» sur les maladies nerpèuies, p. li l. Paris, Masson, I8'J5.
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qu'elle se prolongeât trop longtemps ni trop fortement, sous peine d'entraîner la dégénérescence descendante et, partant, la contracture paraplégique.
Dans le cas où l'agent compressif — qu'il soit liquide ou solide — détermine la dégénération latérale descendante pyramidale, la contracture apparaît. Telle est du inoins la règle In plus générale. Mais celte règle n'est admissible qu'à la condition que les cerfs moteurs ou les muscles ne soient pas eux-mêmes frappés de dégénérescence. 11 est bien évident (inc. là où il n'y a plus de cellules motrices, ou de racines antérieures, ou de fibres nerveuses capables de manifester par le spasme la dégénération secondaire, il ne peut y avoir de contracture ni même de contraction. A plus forte raison la paralysie est-elle flaccide lorsque la fibre striée est profondement altérée.
Marinesco a publié tout dernièrement deux belles observations de ce genre. Il s'agissait de deux cas de compression de la moelle avec abolition des réflexes. Voici les conclusions très nettes et très catégoriques de cet intéressant travail : « Dans mes deux cas, dit M. Marinesco, il y avait, ainsi que l'examen anatomique et histologique l'a montré, une dégénérescence descendante des faisceaux pyramidaux et malgré cela les réflexes roluliens étaient abolis. On sait que pendant longtemps la plupart des neurologistes ont fait de la dégénérescence des faisceaux pyramidaux le substratum anatomique de l'exagération des réflexes tendineux et de la contracture. En France, le professeur Raymond, un des premiers, s'est inscrit en faux contre cette manière de voir qui, aujourd'hui, n'est plus soutenable. 'fous les faits anatomo-cliniques, et particulièrement les cas de compression de la moelle avec paraplégie flasque, sont venus nous montrer que la dégénérescence des faisceaux pyramidaux, en tant que lésion anatomique. n'a rien à voir avec l'exagération des réflexes tendineux1. »
Quoi qu'en dise M. Marinesco. si la dégénérescence des faisceaux pyramidaux, en tant que lésion anatomique, n'a rien à voir avec l'exagération des réflexes tendineux, elle a avec ce symptôme des rapports de fréquence que les cliniciens ne seront pas de sitôt disposés à négliger. Encore faudra-l-il que les muscles où l'on
1. La Semaine médicale, 15 avril 1898, n° '20, p. 155, col. 2.
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s'étonne de ne pas constater la contracture aient conservé leur innervation spinale et «pie leurs nerfs intra-musculaires ne soienl pas frappés de dégénérescence comme dans les deux cas de M. Marinesco.
D'ailleurs, messieurs, je le répète à dessein, les faits de ce genre sont véritablement exceptionnels; et si, pour tous ceux qui ont été publiés, — une quinzaine au plus, — l'examen anatomiqueethislologique avait été aussi complet que pour ceux de Marinesco, il ne me semble pas douteux que la raison d'être de la flaccidité eût été mise en évidence. Ainsi le professeur Senator « vient de communiquer à la Société de médecine interne de Berlin l'observation d'un cas de contusion de la colonne vertébrale avec paraplégie /Jusque et abolition des réflexes rotuliens »; et M. Marinesco l'ajoute à la petite liste de ceux que la science a soigneusement et facilement collationnés. Mais il ne dit pas que le blessé survécut un mois a peine; c'est-à-dire que la dégénération descendante n'eut pas le temps de se faire. Et puis la substance grise de la moelle avait subi un ébranlement profond, sans compter les lésions radiculaires; car, en dehors des phlyetènes gangreneuses disséminées sur tout le corps et de la desquamation ichtyosique des parties paralysées, on trouva à l'autopsie une cystite gangreneuse et un phlegmon du petit bassin.... Nous connaissons toutes ces complications, nous savons qu'elles font suite aux poliomyélites aiguës, traumatiques ou infectieuses. Le cas de Senator ne peut donc appuyer l'opinion de Marinesco touchant l'origine de la paraplégie fïaccide par compression.
Mais voici où il n'est pas interdit de trouver quelque exagération : « II n existe pas, dit M. Marinesco, un seul cas de lésion transverse et complète, vérifiée à l'autopsie, avec conservation des réflexes tendineux M »
Si donc j'en trouve un seul, il ne reste rien de la thèse qui prélend annihiler l'influence de la dégénéralion descendante. Assurément il y en a plus d'un.
Le premier en date — sorte de protestation contre l'exclusivisme de Ijaslian — appartient à Gerhardt(dc Strasbourg) : il est relatif à une tumeur des vertèbres tboraciques qui avait comprimé la moelle au point de la diviser transversalement, l/observalion clinique, recueillie pendant quatre ans et demi, mentionne Vexagéralion