Neurolog, Centrait)., l" jiïillfet, n° 15, p
2. Société de médecine interne de Berlin, séance du 21 mars 18'.)8.
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fois ascendante et descendante des fibres de la moelle et uniatrophie de la substance grise, surtout à la région dorsale, avec disparition presque complète des cellules ganglionnaires des cornes antérieures1. »
La plupart des cas de ce genre ont été rassemblés — sauf les tout derniers — par van Gehuchtcn dans un mémoire original inspiré par un fait de compression spinale avec paraplégie flaccide; mais il s'agissait d'une compression dorsale au cours de laquelle la disparition des réllexcs n'avait duré que quatorze jours. L'observation dont il s'agit rentrait donc dans la catégorie de celles où, comme le dit si bien van Gehuchtcn, l'affaiblissement du tonus nerveux des cellules de la moelle n'est pas dû à l'interruption anatomique des fibres cérébrales, cérébelleuses et mésencéphaliques, mais uniquement à leur interruption fonctionnelle2. Les paralysies fïaccides par interruption anatomique sont seules intéressantes. Or, il faut en convenir, les observations anatomo-pathologiques bien recueillies et complètes sont rares, et les trois ou quatre qu'on possède sont loin d'être démonstratives. Il n'y en a pas une seule qui confirme la thèse de Bastian sans restriction. L'observation de Bruns, presque aussi détaillée et consciencieuse que celles de Marinesco, laisse subsister le doute : attendu que, si la paraplégie consécutive à une section totale" de la moelle cervicodorsale était absolument flaccide, si les faisceaux pyramidaux étaient dégénérés, — car le malade vécut près de quatre mois, — on trouva des lésions dégénératives dans les muscles et dans les nerfs, principalement dans le nerf crural. C'est plus qu'il n'en faut, on l'avouera, pour abolir le réflexe rotulien.
Au demeurant, il est parfaitement possible que dans les compressions simples sans destruction de la substance grise, la dégénérescence secondaire soit utile à la production de la contracture sans que pour cela l'opinion de Bastian, de Thorburn, de van Gehuchtcn
1. Anal, détaillée dans la Gazelle hebdomadaire de médecine et de chirurgie, 7 avril 1 «08. B* 28 — 533.
2. On cas de compression de la moelle dorsale avec abolition des réflexes. Société belge de neurologie, 26 juin 1897.
7>. liïrlincr GcKclUr.haft /'. f'xych. u. Srrrrnk., 12 décembre 1802. Je dois signaler également une liés intéressante observation publiée et commentée par mon collègue M. Gilbert Ballet. Cette observation est relative à un cas de pachyméningite compressive loftï (Paatopsie. Ses réflexes <jui avaient été d'abord exagérés disparurent complètement dans les demi en jours de la vie. {Leçon» de clinique médicale. ]>. 414. Paris, 18i)7.)
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soit ébranlée. On remarquera d'ailleurs, à la lecture des observations, que la paraplégie llaccide est beaucoup plus commune à La suite des brusques sections traumatiques ou des écrasements qu'à la suite des compressions lentes; celles-ci peuvent ne pas déterminer « l'interruption anatomique » totale. Les grandes secousses traumatiques ont souvent des répercussions lointaines dont les racines nerveuses peuvent être les premières à souffrir.
Bref la question n'est pas résolue. Et elle ne le sera que lorsque nous serons en possession de documents anatoino-pathologiques complets, c'est-à-dire lorsque des autopsies nous auront renseignés non seulement sur l'importance de la lésion spinale mais sur l'existence ou l'absence des altérations des racines, des nerfs ou des muscles qui participent à tel ou tel réflexe.