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DIXIÈME LEÇON

LES PARAPLÉGIES FLACCIDES PAR COMPRESSION

Los paraplégies llaccides peuvent résulter de l'interruption fonctionnelle des libres pyramidales. — La dégénérescence des libres pyramidales constitue l'interruption (inatomique qui détermine la contracture permanente. — En cas de dégénérescence pyramidale, l'absence de contracture provient d'une altération des muscles, des nerfs, des racines ou de la substance grise de la moelle.

I. Rareté des paraplégies chroniques flaccides, et fréquence des paraplégies spastnodiquet.

Paraplégies spasmodiques par compression.

Le type de la myélite transverse chronique est conforme à celui de la myélite par compression. — Rôle attribué par Cbarcol à la dégénérescence pyramidale secondaire.

— Myélites chroniques avec paraplégie llaccide (travail de Bastian).

Théorie en vertu de laquelle la dégénérescence des faisceaux pyramidaux, en tant que lésion anatomique, n'a rien à voir avec l'exagération des réflexes tendineux.

Énumération des paraplégies chroniques dont l'étal spasmodique (caractérisé par l'exagération des réllexes tendineux) a été attribué à la dégénérescence pyramidale secondaire.

II. Cas clinique et anatomo-patliologique : myélite transverse syphilitique. — Douleurs, parésie, incontinence urinaire et fécale. — État spasmodique permanent. — A la parésie succède brusquement la paralysie complète. — Cette paraplégie est spasmodique. — Troubles de la sensibilité consistant en un syndrome de Brown-Séquard atténué (thermo-analgésie croisée). — Eschares. — Disparition relativement rapide de l'état spasmodique. — La paraplégie devient flaccide. — Fièvre hectique. — Mort.

III. Myélite chronique limitée à la région dorsale. — Erreurs de localisation dans cette région.

Amincissement et aplatissement de la moelle. — Myélite marginale. — Équivalence de

cette lésion avec une ligature expérimentale. La myélite marginale est le plus souvent une méninge-myélite. — La leptoméningite

parait être primitive.

Processus de surface respectant le sillon antérieur de la moelle.

Lésions de la substance grise. — Dislocation des éléments de cette substance. — Ectopies et œdème. — Les parties ectopiées peuvent n'avoir pas perdu leurs rapports essentiels.

Dégénérescence descendante et ascendante des faisceaux à libres longues.

La substance grise est inoins gravement endommagée que la substance blanche (Sottas).

— La légion marginale implique l'importance de la méningite, si légère que soit cette dernière. — Rôle de V espace sout-arachnoïdien.

IV. Altérations miscroscopiques de la substance grise. — Rareté des éléments en étal de clirornalolyse. — L'intégrité relative de la substance grise n'explique pas la flaccidité.

>'évrite périphérique dégénérative. — Altérations wallériennes. — I'athogénic de celte névrite. — Influence de l'œdème sur sa production. — Névrites par œdème expérimental.

V. Lésions capables de supprimer l'action spasmogène de la dégénérescence pyramidale :

1<X6 LES PARAPLÉGIES FLACCIIJE S PAR COM PRESSION.

lésions radiculairos antérieures et postérieures. — Lésions de la fibre musculaire (observations de Marinesco, Wcstplial) ou d'une partie quelconque du myoneurone.

Observations de Sano. — Myélites chroniques flaccides avec dégénérescences pvramidales. — Lésions des grandes cellules de la colonne de Clarke.

Conclusion.

Messieurs,

Dans notre dernière réuni nous avons abordé ensemble l'étude

des paraplégies chroniques flaccides. J'y voudrais revenir encore.

Vous vous souvenez que nous avons envisagé ces paraplégies comme des syndromes complexes, liés à l'interruption fonctionnelle et non anatomique des fibres pyramidales. Nous avons vu. d'autre part, que l'interruption anatomique de ces fibres entraîne nécessairement une dégénération descendante latérale, et que la dégénération pyramidale a pour conséquence inévitable une contracture permanente. Enfin, je vous ai dit que le seul obstacle à la contracture résidait dans la lésion fortuite — et secondaire ellemême — des muscles, des nerfs, des racines ou de la substance grise de la moelle.

Aujourd'hui je désirerais apporter une contribution nouvelle à l'histoire de ces paraplégies. On n'y saurait trop insister, car c'est un sujet qui, depuis peu de temps, a suscité quelques travaux remarquables et provoqué la controverse. D'ailleurs,, vous devine/ bien qu'il comporte un autre intérêt que celui de la science pure. La chirurgie guette les myélites par compression. A tous égards donc il serait désirable que toutes les observations cliniques et anatomiques relatives aux faits dont il s'agit fussent soigneusement recueillies et publiées. De cette façon seulement on parviendrai! à résoudre un problème qui divise les neurologistes.

I. — Les paraplégies chroniques flaccides sont excessivement tares, non seulement par rapport aux paraplégies chroniques spasmodiques, mais encore d'une manière absolue (on comprend bien que les atrophies musculaires primitives des membres inférieurs ne figurent pas parmi les paraplégies vraies.) An contraire, les paraplégies spasmodiques sont très fréquentes. Il n'est guère de médecin qui n'en ait observé de nombreux cas, ne fût-ce que ceux des compressions médullaires causées par le mal de l'oit, le cancer vertébral, les tumeurs intra-rachidiennes, etc.

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