‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 113 sur 441 · BU CHANCRE SIMPLE EN · texte numérisé non relu

BU CHANCRE SIMPLE EN

J'ai donc eu à soigner environ :

Blennorrhagies simples ou compliquées 2,030

Chancres simples avec ou sans bubons 806

Chancres syphilitiques et balano-posthiles infectantes. 712

Syphilis plus ou moins anciennes 829

Un calcul très facile vous donnera les rapports numériques de toutes ces affections. Je me bornerai à vous faire remarquer ceux du chancr<» simple et ceux du chancre syphilitique. Il y a eu cette année-là, à la consultation, plus des premiers que des seconds. La différence de 99 tu faveur du chancre simple, n'est assurément pas très considérable; mais quand on songe que quatre ans auparavant le chancre syphilitique était dix fois plus nombreux que le chancre simple, n'est-on [>a> autorisé à dire que ce renversement des proportions, qui tendait à s'établir d'une façon permanente, indiquait de profonds changements dan^^ le régime de la contagion vénérienne.

En 1880, l'accroissement des maladies vénériennes, fut vrairoen) extraordinaire et dépassa de beaucoup les limites plus ou moioâ approximatives qu'on aurait été tenté de lui assigner, en se fondant sur la progression, constatée d'année en année depuis 1870. CV^I aussi à la même époque que le chancre mou, gagnant de plus en plus sur le chancre syphilitique, prit bientôt sur lui une prédomiuaooi qui rappelle celle qu'il avait autrefois, bien avant 1869.

Comme, au point de vue de la contagion vénérienne, cette anoH 1880 a été une des plus mauvaises que nous ayons eues depuis bici longtemps à Paris, je vais vous donner un tableau synoptique' com plet de toutes les maladies qui ont été traitées par moi, soit dans m<>| service, soit à ma consultation. C'est un document dont je vous garanti la scrupuleuse exactitude, et j'espère que ceux d*entre vous qui aioieii à comparer entre elles les maladies vénériennes et à suivre leurs y'uii situdes numériques, y trouveront, à beaucoup d'égards, des ren^ei gnements utiles.

Si je tentais de le commenter dans toutes ses parties, je serai entraîné à des digressions trop longues. Je n'en prendrai donc que il qui a directement trait au sujet qui nous occupe, c'est-à-dire, à 1 fréquence relative des deux chancres et à la prédominance du chaD<i simple sur le chancre syphilitique.

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