‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 115 sur 441 · COI · texte numérisé non relu

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206 CAUSES DE l'auomektation bu chancre simple depuis 1875.

Ainsi, pour résumer ce tableau dans ses points essentiels, en 1880, sur 12,979 consultants, il y a eu :

Blennorrhagies simples ou compliquées 2,447

Chancres simples, avec ou sans bubons 1,252

Chancres syphilitiques et balano-posthites infectantes. 828

Syphilis plus ou moins anciennes 899

Le nombre des chancres simples a donc surpassé de 424 celui à^^ chancres syphilitiques. Cette différence est relativement considérable. Leur prédominance numérique , loin de s'arrêter, est arrivée à i^ résultat que cette espèce vénérienne, qui se trouvait, en i875, relative ment aux chancres syphilitiques dans le rapport de 1 à iO, était, à ce> derniers, au bout de cinq ans, dans la proportion 1 ,S1 à 1 .

Enfin, tandis que les chancres simples ne représentaient en 4873qut^ la 20® partie du nombre total des maladies vénériennes, en 1880 ils fu formaient un peu plus du dixième.

Je ne suppose pas qu'il soit nécessaire de m'étendre plus looguemeoi sur la question de la prédominance absolue et relative du chancre' simple. Je crois vous Tavoir mathématiquement démontrée.

Causes Di l'auomintâtion numérioui du chancre simple depuis 1873.

Petite Htatistique sur les sources et la topographie du chancre simple dans la vill«* d*- Vf,l<a prostitution clandestine est la principale source de la contagion du chancre stioplf . Du chancre simple ft Lyon pendant la période quinquennale de 1875 à 18H0. Augmentation de cette espèce morbide daus ta vilie de Lyon^ signalée par M. Horand.

A Lyon, c'est la prostitution inscrite qui fournit le plus fort contingent de chancrr» Miii|>:^- DifféreneeM entre le régime de ta prostitution à Paris et en province. — Dans les villes des dr(Mrt' i .« • et même k Lyon, c'est la prostitution inscrite qui est la principale source des mj>:-* vénériennes.

Importation probable de chancres simples à Paris, pendant l'Exposition, par le* M^^i- • français et étrangers.

Multiplication de cette espèce depuis l'Exposition.

R&SUHi DBS rLUCTl'ATIOXS NUM^HIOUES OU'ONT PRÉSENTÉES LES MALADIES V£xiRISX!<(RS Si^!) ..

viLLi Di Paris depuis le commencembmt de 1869 jusqu'à la pin de 1880.

Nous allons maintenant en rechercher les causes. Mais avant dVnU^^ prendre cette tâche, il est dans la logique des choses de remonter aui sources les plus habituelles de la contagion pour cette espèce vent'* rienne. Pendant quelques mois, j'eus soin d'interroger les malade* atteints de chancres simples, afin de savoir quelle était la profession. >' genre de vie dos femmes qui les avaient contaminés, et le lieu de le / résidence à Paris. Vous devez bien penser que les réponses furent loic

flOUBOES XT TOPOGRAPHIE DU CHANCRE SIMPLE A PARIS. 207

l'être nettes et dignes de créance dans tous les cas. Cependant je pus fl réunir au commencement de 1879, 6S qui me donnèrent satisfaction 0 point de vue des renseignements précis que je leur demandais. Sur ces 65 malades atteints de chancres simples :

19 avaient été contaminés par des filles inscrites ou surveillées.

i6 par des femmes eu carie.

3 par des femmes en maison.

à savoir : |

Les 46 autres l'avaient été :

26 par des coureuses sans profession, dont une négresse.

3 couturières.

5 bonnes.

2 cuisinières.

AA j j ^ « I 4 femmes mariées.

ÎO par des coureuses se donnant / . ,.

. . (1 polisseuse,

une profession. A.;,

' i blanchisseuse.

1 mécanicienne.

2 passementières.

1 écuyère de THippodrome.

Voilà une statistique bien restreinte et dont je ne veux pas exagérer oportance. Néanmoins elle est instructive et on en peut tirer, pour la Me période de temps qu'eUe embrasse, les conclusions suivantes, itivemeai à la contagion du chancre mou : i"* Les risques sont S fois s grands avec une fenmie en carte qu'avec une femme en maison ; ivec une fille insoumise, ils le sont 15 fois plus qu'avec une femme maison et 3 fois plus environ qu'avec une femme en carte ; 3*" enfin roureuse sans profession et la femme à profession quelconque, qui se "«nt à la prostitution clandestine font courir des chances à peu près Jes. Ce sont là, je me hâte de le dire, des appréciations approxima^ ^s dans leurs détails ; mais par leur ensemble elles prouvent, avec s précédentes statistiques, que les dangers de la prostitution clan^' Kine sont incomparablement plus grands que ceux de la prostitution crite.

jomme j'avais des renseignements précis sur les points de Paris où ûent été contractés ces 65 chancres mous» nous pouvons en dresser lopographie par arrondissements. C'est une statistique qui ne prouve ^ grand'chose, mais peut-être vous parattra-t-elle intéressantci Je 15 ^n donnerai plus tard de beaucoup plus sérieuses parce qu'elles npn^ndront une plus longue période et des cas plus nombreux» Conirement à mon attente, ce sont les 9 arrondissements du centre qui ont

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