U8 AUGMENTATION DU CHANCRE SDCPLE A LYON
fourni le plus fort contiDgent : 36 chaDcres, et les H de la périphérie, \u plus faibles : 29 chancres ' .
Après avoir étudié les fluctuations numériques et la source de U contagion du chancre simple dans la ville de Paris, je me suis demande ce qu'il était devenu en province pendant la période quinquenoale (k 4875-1880. Je n'ai pu malheureusement recueillir tous les documents nécessaires pour jeter quelque lumière sur ce sujet. Je seobligé de m'en tenir ici, comme dans mes recherches antérieures, à U ville de Lyon. Il est vrai que là, il y a abondance d'œuvres remarquables dans toutes les branches de la science et spécialement eu syphiliographie.
Rappelez-vous qu'à Lyon, en 1875, la diminution du chancre simpif était, ainsi qu'à Paris, un fait hors de toute contestation. Eh bieD. depuis cette époque, il a pris là-bas, comme ici, un accroissemrc numérique considérable. J'en trouve la preuve dans un mémoire fdt intéressant que M. le docteur Horand, chirurgien-major de YkjA quaille, a fait paraître en 1879 dans les Annales de dermatologie i!i de syphiliographie.
Voici ce que dit ce savant chirurgien au sujet du chancre simph*
« l\ est une afTectioa vénéricDne, le cKanci^e simple, qui depuis qociq-jr années était devenue une rareté dans notre ville, et qui actuellement scné renaître à une vie nouvelle.
De 4867 jusqu'à 1876, le nombre des chancres simples traités chaque àzu à TAntiquaille dans le service des hommes a été :
1867 24 chancres simples.
En 1^70 et 1877, c'est-à-dire pendant les deux premières années où le srrri des vénériens m*a été confié, le chancre simple était très rare. — Peott Tannée 187tf, je n'en ai observé que quatre cas. Sur ce nombre, un miiu
1. Centre: !•' arrondissement (Louvre), 4; — a* ^Bourse), l; ~ 3« (Templt* . *. 4' (Hôlel de Ville), 10 ; — 5* (Panthéon), 3 ; - 6* (Luxembourg), 4 ; — 7« (Palai*-Bi>uH- - 8* (Elysée), 2; — 9* (Opéra), 6. — Périphérie: 10* (boulevard Sébastopol), Ti: - M* î pincourt), 7; — l-i»(Reuilly), 1 ; — 13« (Gobelins), 3; — 11» (Observatoire^, 0; — I> ^i
aOUBCBS DE LA CONTAGION DANS LA TILLE DE LYON. 209
iTaii cootraclé soo chancre à Besançon, et les trois autres à Lyon. — En i877, i'ai>u à traiter 7 malades atteints de chancres simples. Troisavaient contracté Itur cbaocre à Saint-Etienne et quatre à Lyon. — Nous étions alors à Lyon Uns les mêmes conditions que Paris en 1870-74, au point de vue de la dimi- BuiioD de cette affection vénérienne.
Hais si en regard de ces chiffres on place celui de Tannée 1878 qui est 25, on *i\ frappé de cette augmentation subite. Il est vrai que sur ces 20 malades, il f en a 6 qui ont contracté leur chancre hors de Lyon, mais il en reste leaDtnoins 19 qui ont été contagionnés dans notre ville, au lieu de 3 comme !D tS7r>, ou de 4 comme en 4877.
A quelle cause attribuer cette recrudescence dans le nombre des cas des baocres simples, alors que pendant quelques années celte affection vénérienne Tait presque complètement disparu de Lyon, tout au moins dans la classe u^riêrequi peuple TAntiquailIe? — Deux causes doivent être invoquées, ce )Dt: {•Le défaut de survtiUance de la prostitution clandestine; 2<* l'insuffisance %}vjmbrcd€3 visites médicales, La seconde est de beaucoup la plus importante.
Il est certain qu'à la suite dedifférents arrêtés pris et rigoureusement exécutés »Dtre la prostitution clandestine, le chancre simple étaitdevenuà Lyon, ainsi iiejeTai dit, un accident vénérien très rare. — Quant à Tinfluence de la TMode cause elle est facile à démontrer. Le relevé suivant indique le foyer de >s'agion où les 2.i malades traités en 1878 à l'Antiquaille ont contracté leur laocre simple.
r à Calcutta 1
à Cannes I
. I . j 4 |. I à Marseille 1
6 hors de Lyon ( maisons de tolérance . ^. . .
à Saint- Etienne. 1 à Villefranche. . 1
Maisons de tolérance 10
Domestiques d'auberge 3
VJ à Lyon { Ouvrières 3
Raccrocheuses 2
Filles de brasserie 1
■v'ittr Statistique montre que le foyer du chancre simple réside surtout dans (maisons de tolérance, mais il est juste d'ajouter, seulement dans celles de ^isème ordre. — Or Timportance de ce l'ait n'échappera à personne, et il [i^titue un argument capital en faveur de l'insuffisance du nombre des visites nilaires*. •
r^'-ï . i; — 16' (Passy;, 1 ; — 17* (Batiguolies;, U; — 18" (Montiiiurlre), 6; — 19* (Buttes
«■rnoQt . 1; 9t>* (Ménilmontant), 3.
le >: d^jone cette petite statistique que comme une ébauche de celleâ qui vont suivre,
lio qu'oQ puisse la comparer avec une statistique analogue de M. Horand rapportée
n* t-itrait que je lui emprunte.
l H'Tan'J. chirurgien-m^or de TAntiquailIe : De la nécessité de muliipUer les visites
V* '.tr*9. Annales de dermatologie et de st/phili graphie, 1879-80. pp. 84-86.)
XIUIUC — MALADIES VBNÉR. ^V