‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 132 sur 441 · GÉOGRAPHIE DBS MALADIES VÉNÉRIENNES · texte numérisé non relu

GÉOGRAPHIE DBS MALADIES VÉNÉRIENNES

Cfuaod on envisage dans son ensemble la distribution géographique des Ti.iladies vénériennes sur les différents points de la surface du globe, on est rnndiiit à formuler les propositions suivantes qui résument avec une exactitude «u'h^anle Tétat actuel de cette importante question. Nous avertissons le lecteur '},*' dans tout ce qui va suivre, c'est surtout de la syphilis qu'il s'agit. Les deux l'itres maladies vénériennes, la blennorrhagie et le chancre simple, sont sur le «^niod plan et même très souvent passées sous silence.

A. Dans toutes les contrées de la terre, il existe, comme fréquence et comme steosité, une moyenne dans les maladies vénériennes, au-dessus ou au-dessous le laquelle elles ne se montrent qu'exceptionnellement.

R. Chaque fois que les maladies vénériennes, pour une cause ou pour une ntre, sont arrivées à un grand accroissement, dans un milieu quelconque, on »t parvenu à en arrêter les progrès, en sauvegardant la santé publique, par D régime sévère de surveillance et d'assainissement.

C Le climat ne confère aucune immunité contre l'infection et il ne paraît

00 plus augmenter en quoi que ce soit la contagiosité de ces maladies. La )I hilis est observée sous toutes les latitudes, du pôle à l'équateur, et elle »>ir toujours partout identique à elle-même. A peine remarque-t-on quelques Mifirations relatives à la gravité et à la marche de ses accidents. On n'est i« 'l'accord sur la question de savoir si cette maladie est plus redoutable dans ^'.imat5 très froids que dans les climats très chauds. — La syphilis tropicale *t ir-s malfaisante pour l'Européen non acclimaté, à cause de l'état anémique tn< lequel il ne tarde pas à tomber et de l'impossibilité où il se trouve de i traiter énergiquement. La syphilis contractée par les Européens sur le iwral de la Chine est en général grave et opiniâtre, quoique la zone soit rif-'ft^p ;Huguet). Peut-être cela tient-il à ce que la syphilis chinoise n'a •nuis été modifiée sérieusement par un traitement approprié. — L'évolution ^ d s.^philis est en général plus rapide dans les climats chauds que dans les «laau froids et tempérés. — Les climats chauds exercent habituellement une ifatûce heureuse sur la cure de la syphilis contractée dans les climats froids

1 tf mpérés.

■ D. Lioflaence de la race est à peu près nulle soit comme immunité, soit

^me prédisposition. Cependant les Islandais et les Africains de pure race

''11^ roatractent difficilement la syphilis, et s'en guérissent très vite, de telle

^rif que cette maladie ne sévit presque jamais chez eux sur un grand nombre

Mitidus. — Par contre, les races océaniennes sont très aptes à subir et à

r'-roper son action morbide dans ce qu'elle a de plus dangereux. — La

)^ms atteint une grande intensité chez les populations, quelle que soit leur

^^ft'^u elle frappe pour la première fois.

L L^ hautes altitudes semblent aggraver la syphilis (Arménie, Abyssinie, l^i'je. Djurdjura], sans doute à cause de l'appauvrissement organique qui û «st la conséquence.

236 MALADIBS YémiBIENNES EK AMÉRIQUE.

I. Am ÉniQUB. Régions arctiques, — On observe la syphilis chez les EsqoiœrA du littoral où les baleiniers Tont importée. Les tribus de Tintérieur eo ï^dIï peu près exemptes. — Au Labrador, maladie des Otawas, semblable à la rai-zyge norwégienne. — A Tile Sitka la syphilis est commune et béoigoe. - \ Vile Vancouver (Ck)lombie anglaise), elle est fréquente et grave dans lapopulat. • j indienne. 109 vénériens sur i ,000 d'effectif parmi les troupes anglaises; 123 for i.OOO dans la Nouvelle-Ecosse et le Non veau-Bru nswich; au Canada 161 ^q: 4000 (Ely). — Au Canada, mal de la baie de Saint-Paul qui a été décrit yk: haut.

Dans les États de V Union Américaine, d*après le docteur Lombard, Usy^^lu'* sévit principalement à New-York, dans les ports des Ëtats du Midi, à San Fr» cisco. Partout ailleurs elle paraît moins répandue que dans les États eurpéens. Les gens de couleur sont plus éprouvés que les blancs.

Au Jfexigue, où, d'après le docteur Jourdanet, la syphilis existait avant la dt^ -r verte du nouveau monde, cette maladie est très fréquente et surtout extrémeiD'&: dangereuse par sa ténacité, sa marche rapide, sa précoce malignité, sesfori!i-> ulcéreuses, non seulement chez les Européens, mais aussi chez les indigètc^ Pendant l'expédition française au Mexique, il y avait 100 vénériens sur \.^* entrées. On voit rarement la syphilis chez les Indiens qui ne sont pa^ ^a relation avec les Européens.

Dans V Amérique centrale, la syphilis est fréquente mais peu grave, et Uau>>!. les Indiens en sont rarement atteints. — A la Martinique, il y aurait relati\^ ment moins de syphilis qu'en France, et elle y serait plusbénigne. Les chancre mous et les uréthrites y sont au contraire en grand nombre. — A la Jamalqcf 123 militaires vénériens sur 1000 d'effectif anglais; chez les soldats iodietû^ 393. La Barbade est encore plus mauvaise, mais Sainte-Lucie et ia Trinité 'ot mieux partagées. Il en est de même à Curaçao, cependant les noirs et ie mulâtres y sont sujets aux accidents osseux (Blacas).

Au Brésil la syphilis sévit avec beaucoup d'intensité puisqu'à Pernamba: et àftio de Janeiro, il y aurait dix décès sur mille occasionnés par elle. P^i^ être cette proportion parattra-t-elle un peu forte; mais tous les méd o s'accordent à reconnaître que, dans ce pays où la prostitution jouit du» liberté absolue, la syphilis fait de grands ravages. — Dans le bassin du Rii* la Plata, à Montevideo et à Buenos-Ayres, la situation est un peu moin^ ma vaise, puisque la mortalité causée par la syphilis serait environ moitié moioi' soit cinq pour mille.

- Sur la côte du Pacifique, à Lima, cinq ou six décès par syphilis sur milK-. à Valparaiso, chose à peine croyable, 57 sur 1 ,000 morts produites par tc-i' sortes de maladies. A l'hôpital de la Charité de Valparaiso, le D' Saut; a constaté que sur 1,000 malades, plus de la moitié étaient atteint^ syphilis.

IL Europe. Iles Britanniques. La quantité des vénériens dans Tarmée M moyenne de 300 pour 1 ,000 d'effectif, tandis qu'en France elle n'est que dt^ i environ. Lesibbens qui a longtemps régné en Ecosse, paraît en avoir com^' ment disparu (Lombard). En Irlande, il y a moins de maladies vénériennes q j Angleterre, et elles n'y sont pas aussi graves. Le 6tUton Scurvy dépendait f> ' de la syphilis que du scorbut et était l'analogue du Framboesia.

MALADISS yiNÉBIEKKBS EN EUBOPE. 237

loe contrée privilégiée entre toutes, c'est l'Islande : ses habitants paraissent ^tiv réfractaires à la syphilis. Elle n'existe même pas à Reykiavick où Danois, FraD<:ais, Espagnols, Anglais, Hollandais sont en contact fréquent avec la popu- UiioD. Quelques cas rares importés par des étrangers, n*oot jamais pu s'enraciner dans ce pays. — Il en est ainsi de notre petite colonie de Miquelon, dans i*^ iv$rioos septentrionales. On ne sait à quelle cause attribuer cette immuaiië: puisque la syphilis sévit sur des populations plus exposées au froid, on De peut la rapporter au climat.

Ko yonège et en Suède, on a vu plus haut que la syphilis s'est répandue sous les Tonnes les plus variées, et qu on l'a appelée radezyge. Elle y est beaucitap moins grave et moins fréquente aujourd'hui qu'autrefois.

hiL^ie. D*après le docteur Hirsch la syphilis serait endémique parmi les Minoyides, les Ostiakes, et d'autres populations delà Russie septentrionale. On iioQieslé le fait pour les Samoyèdes, mais ce qui paraît évident, c'est que tout ' f^upledes caoapagnes en Russie est très éprouvé par cette maladie qui se lODtre grave surtout au voisinage delà Baltique, en Podolie, à Kasan, dans iNbérie, au Kamschatka; dans le midi, à Kiew, à Pultava à Ternigou. A >i.3t-Petersbourg, en i87i, il y avait, d'après M. de Valcourt, 27 syphilitiques «ar 100 prostituées. Toutes les prostituées en maison y sont syphilitiques à artir de S3 ans, et celles qui sont âgées de 15 à 20 ans font courir des chances t L.'ection évaluées à 40 pour 100 (D' Schperk, Annales d'hygiène publique y 1875).

Fitmee, Ijl syphilis s*est encore peu répandue dans les villages et dans les ampa^aes. L*armée donne 05 vénériens pour 1,000 d'effectif (Lombard). A lochefort la moyenne des entrées pour maladies vénériennes a été, pendant m période de i3 ans, de 1355 à 1867, de 4i pour i,000 d'effectif (marins, roupes de marine, ouvriers de l'arsenal). Parmi les épidémies de syphilis pu oDt sévi en France, on compte : le mal de Sainte-Euphémie, le pian de «éracja maladie de Chavanne-Lure; puis, plus récemment, une quatrième à Jiieuil (1840) et une cinquième à Limoges (1873). — Quant aux grandes villes ^ France, la syphilis y sévit moins que dans les Iles Britanniques, autant IL eD Belgique et en Hollande, et plus que dans d'autres pays du continent arupéen (Lombard).

i^'qique: 90 à 100 vénériens militaires sur 1,000 d'effectif (Lombard).

BfAlmde : 103 militaires vénériens en 1869 sur 1,000 d'effectif (Lombard).

>«us« : Peu de maladies vénériennes dans les principales villes (Lombard).

Mitmagne, Dans l'armée prussienne, 54 maladies vénériennes pour 1,000 ^^?*^lif. Dans les hôpitaux des principales villes, 200 vénériens pour 1,000 •aladies de toutes causes. D'après Lombard, il y a moins de maladies vénén>*Does dans l'empire allemand que dans l'Europe occidentale. — Armée iu5trrj-hongroise, 63 pour i,000 d'effectif. — La syphilis est grave en Bohème f^à"! itrs Juifs de la Galicie et dans le comté de Neustra. Rappelons pour mémoire le Scherlievo ou maladie de Piume et la Facaldina. ^T'^jne, Les maladies vénériennes et en particulier la syphilis y sont très

c.Qatijoes et graves, surtout dans les régions méridionales. — Insuffisance des

oiMt-e« hygiéniques. Tandis que la garnison anglaise de Gibraltar ne compte

j6' ^\ Téoériens sur 1000, à Malaga, il y en a 182. ^ Porterai : 135 syphilis dans l'armée, sur 1,000 maladies générales. It^-iit, Pendant le séjour de nos troupes à Rome, la proportion des vénériens

238 MALADIES YéNÉBIENKES EN ASIE;

n'y a été que de 95 sur 1,000 d'effeclif. — En 1867, à Capistrcllo, dans Iw Abruzzes, endo-épidémie de syphilis qui y régnait depuis 8 ans, el avait eu pour point de départ un nourrisson étranger syphilitique. — La syphilis autreNs très commune en Italie, jusqu'au commencement de ce siècle, parait y èire moins commune aujourd'hui.

Roumanie, La syphilis nommée boala lumeasca ou le mal qui court le monU, exerce de grands ravages dans toutes les classes de la société. — Les diver^*^ maladies vénériennes y sont presque universelles d'après Lombard.

Turquie. Il en est de même dans ce pays où aucune mesure sanitaire o^ s'oppose à leur propagation.

Grèce. Les maladies vénériennes y sont beaucoup moins répandues que dans la Turquie d'Europe, surtout qu'à Gonstantinople. •— Très commune aprr> li guerre de l'Indépendance, on désignait la syphilis sous le nom de spiroc^hiui cause des plaques ulcéreuses qui entouraient l'anus. — Dans les îles ïonieLnci il y a un dixième environ de l'cfTectif des troupes anglaises atteint de mala : ^s vénériennes, moins qu'à Gibraltar et plus qu'à Malte.

III. Asie. Japon. La syphilis, qu'on appelle le feu de volupté, y est très répandu»'. En 1869, à lokohama, 33 pour 100 des filles publiques étaient attciuU> d* syphilis, à forme généralement grave. — Depuis, les visites sanitaires onlU^aucoup restreint cette maladie. Les affections osseuses du crâne et de la face yn* dominent, les premières chez les hommes, les secondes chez les femmd (Friedel). — Duteuil, médecin de la Dordogne pendant 15 mois de statioa i lokohama n'a observé que des formes bénignes de syphilis.

Chine. La syphilis est très répandue et grave dans tous les poKs de ce pa.^% A Shang-Haï, en 1871, on a reçu à l'hôpital général 62 syphilitiques ^ur :^:^ entrées, soit 19 pour 100. — A Hong-Kong, en 1860 : 160 syphilitiques ^ui 1,000 maladies de toutes catégories entrées à l'hôpital naval. — Dans rinlori-L! l'état sanitaire vénérien n'est guère meilleur que dans les ports. Aa non! d' U Chine, dans les plaines immenses de la terre des herbes, parmi les pt^upiJidnomades, la syphilis règne depuis les temps les plus reculés, sous se< forn 'graves et héréditaires, sans avoir pourtant beaucoup débilité les constitution^-r cette race. Mais chez l'Européen qui contracte la syphilis dans ces pays, le** ai dents les plus redoutables se produisent.

Au Tonquin, dans le poste de Haï-Phong, occupé par les troupes frauoii^ depuis 1874, il y a eu 21,6 vénériens pour 100 malades.

Cochinchine. La syphilis y est très commune ainsi que dans les monta?ne^ • Laos, au nord.— De 1863 à 1864, il y avait dans les hôpitaux de la Cochifuii environ 136 vénériens sur 1,000 malades. Aujourd'hui La proportion e>t l>tii coup moindre. Chez les Annamites, lamaladieest moins grave que chez It*^ V-^^" péens. A Singapour, les maladies vénériennes autrefois- très conimuot*^ •>' beaucoup diminué de nombre et d'intensité, depuis les mesures sanitaioprisesen 1872.

Inde. D'après Lombard, la syphilis serait universellement répandue datf> pays, sous ses formes les plus graves. — A Bombay en l873,ledoi'ieur Pot •. constatait plus de chancres mous et d'urélhrites que de chancres s>|>liiliti>;» - Du reste, depuis quelques années la syphilis parait décroître dans riD<i*-- 1 ' hommes atteints, année moyenne, dans l'armée anglaise, sont de ïii pourl."»

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d dans les corps indigènes, seuleinent.de 3 i, 8. Dans notre colonie de Pondickry, les maladies vénériennes sont graves et fréquentes.

Asie centrale. Le rhumatisme et la syphilis y dominent; cette dernière est sortout fréquente dans la région de l'Himalaya.

PeTse. D*après le docteur Polak, la syphilis y est peu répandue et bénigne*

Arabie. Elle est au contraire très répandue dans les populations centrales de X pays.

Xsie Mineure. Maladies vénériennes très communes à Beyrouth, et dans toutes e!> Nillesdu littoral, chez les Musulmans et les Maronites surtout. La syphilis Vi très répandue et très maligoe sur le haut plateau de l'Arménie (Hirsch).

ArmQce. Egypte. La syphilis y est très répandue partout, depuis Alexandrie i<qu a Kartoum, où l'on a observé de véritables épidémies syphilitiques. Elle U<^iQt. par ordre de fréquence, les femmes fellahs, les négresses et les turques, :» syriennes, les juives, les européennes de passage (Wernig). Dans le Haut il. dans le Kordofan et le Darfour, la syphilis est endémique. Elle affecte dans SeDoaar une forme condylomateuse connue sous le nom de Nalayk. Ab*ji$inie. La syphilis y est commune etsérieuse: elle atteint les neuf dixièmes s habitants. EHe a pénétré récemment chez les habitants du pays des Gallas li en avaient été exempts jusqu'ici.

Unv^, Les manifestations les plus fréquentes de la syphilis qui est très rémduedans ce pays seraient les perforations de la voûte palatine et les nécroses •^ <^y du nez.

.itV'ie. La proportion des maladies vénériennes s' accroît dans l'armée. En ttM, 70 vénériens sur i,000 hommes d'effectif; 309, en 1868. La syphilis est t$m\e chez les Arabes algériens et rappelle, d'après le docteur Daga, Tépimie du quinzième siècle. Lèpre de Kabyliej mal du Djurdjura^ étudiée par le (UrarAroould. C'est une dermatose tuberculeuse. La syphilis abandonnée à elletoK prend chez les Arabes des formes beaucoup plus graves que chez uous. f'iAic : Syphilis très répandue dans toutes les classes. 0^4e occidental^ de V Afrique. Il en est de même dans cette région. A Thôpitai de >fw, l*i4 vénériens sur 1,000 hommes d'effectif; à Sai nt- Louis, i 18 (Bérangernod,. Les troupes indigènes sont beaucoup plus éprouvées que les troupes ftoches : sur 1 ,000 tirailleurs sénégalais, 269 étaient atteints des maladies ameonesen 1865. Id. à la CAie d'Or et àSierra-Léone. SMtd'in. La syphilis y est assez fréquente et n'y a pénétré que depuis peu UDées.

6aVi».Sur 1,000 malades européens, 49 vénériens; 130 pour les Africains. ^rvpte centrale. D'après Livingstone, les noirs y jouiraient d'une immunité br4ue. La syphilis n'y persiste jamais sous aucune forme, chez les indigènes t r4<:e pare. Chez les individus de sang mêlé, la virulence des symptômes ^oadaire a toujours été en rapport avec la quantité de sang européen qui OGÎaii dans leurs veines.

âf^iajfOKar. Syphilis commune chez les Hovas. — A Sainte-Marie de Mada- 4^ar, les accidents syphilitiques s'observent au contraire très rarement ainsi Q" l«9 antres afifeciions vénériennes, même chez les prostituées indigènes (Boitte ^ U docteur Dauvin a constaté que la race noire qui habite Madagascar et ^ 11^ voisines, jouit contre la syphilis d'une immunité aussi grande que les

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Islandais et la race noire du centre de l'Afrique. Les métis, au conlrairt', en sont fréquemment atteints. 11 y aurait là une influence de race très manire^le.

Béunion et Maurice. La syphilis y est fréquente et grave.

Cap de Bonne Espérance, De 1871 à 1874 les relevés de Sommerset Hospital [ci.\ Town) ont donné sur i ,000 entrées 144 maladies vénériennes dont lesTdixièmti étaient la syphilis. La colonie du Cap est plus maltraitée par ces maladies qui les autres colonies anglaises. Dans les pays des Bassoutos, le Transwal el li Natal, la syphilis a été importée depuis peu.

Côte orientale de V Afrique, La syphilis y est très répandue surtoat i Zanzibar.

Y. OcBANiB. La syphilis y a été importée par les baleiniers et les na\igatcUK Elle règne dans tout Tarchipel de la Malaisie. Dans les Indes néerland^iw^. Batavia, la syphilis est répandue et bénigne pour les Européens. 11 en 6^t d même à Bornéo, à Sumatra et à Manille. Dans tous ces pays elle atteint cepitn dant parfois une gravité très grande chez les indigènes et les Chinois.

Australie. La syphilis est rare à Sidney; la blennorrhagie y est fréqu* . ; Cette dernière a été communiquée aux femmes indigènes du cap York par h matelots d'un bâtiment de commerce. — Les Canaques de la Nounelle-Oilt t -^ ont aussi la blennorrhagie et la syphilis.

Nouvelle-Zélande, La syphilis y est de date récente. Elle est rare aux IlesFid; presque inconnue à Tonga-Tabou (archipel des Amis), très répandue au c»t traire dans l'archipel des lies de la Société, à Taîti en particulier. Il ea est i même à Noukahiva (Marquises), et surtout aux îles Sandwich <.

1. On pourra consulter sur la Géographie des maladies vénériennes :<>. Laz:.* Recherches comparatives sur les maladies vénériennes dans les différentes ".n^r-* — Lancereaux, Traité de la syphilis. — Jullien, Traité des maladies ténfri^n^j H. Rey, De la syphilis suivant les races et les climats (Annales de Dermatoltyr' '•'' Syphiliographie^ 2« série, 1. 1", n» 4, 1880), qui a complété ce qu'on avait dit avant s. donné de nombreuses indications bibliographiques auxquelles je renvoie le lecteur Bergeron, Rapport sur le travail du D' G, Lagneau (Bulletin de V Académie dr '^■■1 cine, 1866-67); etc., etc. i

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