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INOCULATIONS DU CHANCRE SYPHILITIQUE

même, en 1767, une inoculation» avec du pus blennorrhagiquH. Comme il était tombé par hasard sur un cas de coexistence de la bleonorrhagie et de la syphilis, ce fut cette dernière maladie qui se développa chez lui. Voilà un exemple mémorable d'inoculation mixte doot fut victime l'illustre chef de Técole expérimentale.

Les faits d'inoculation syphilitique vraie ont donné des résultats si précis, si positifs, qu'il sera fort instructif pour vous d'en coonaitre les principales circontances. Prenons d'abord les cas où on a inoculr^l^ liquide virulent sécrété par le chancre syphilitique primitif. J'insisl^rai peu sur le procédé opératoire, car, comme Ta dit avec raison M. Rolrij en pareille matière, le mode n'est rien et la méthode est tout. Ap|r> cation de la substance contagieuse sur la peau dénudée au moyen du vésicatoire ou par le frottement, insertion du virus sous Tépideniii avec une lancette : c'est tout un, et le résultat est le même quand il ^ produit.

Tous ces cas ont été réunis par M. RoUet dans un des chapitre» In plus intéressants de son remarquable Traité des maladies vénérieumi Je vais vous en donner le résumé. L'inoculation du chancre syptuli tique a été pratiquée onze fois avec succès.

!••• cas (Puche). — Deux inoculations furent faites à 21 jours d'intervalle, le même individu, avec du pus de chancre syphilitique. Elles donaèreol tou'j les deux un résultat positif, le même jour, sur les deux points inoculés; ^^^ jof après la première inoculation et 17 jours après la seconde, on aperçut papules qui se convertirent en chancres syphilitiques à base indurée. In après, roséole.

2« cas (Rinecker). — Du pus de chancre syphilitique fut appliqué sur la i d'un vésicatoire, ce qui ne Tempècha pas de guérir très rapidement. M 23 jours après l'inoculation, cette plaie rougit vivement, la peau devint dx s'infiltra et il se manifesta plusieurs élevures résistantes, desquamati%ej« i plus tard croûteuses. — 54 à 60 jours après le début de ralTectioQ locale, sv^ï lide lenticulaire.

3« cas (Baerensprung). — Trois piqûres furent faites à la cuisse droite a%." une lancette chargée de pus chancreux syphilitique. Pas de réaction à leoir * piqué. Mais, au bout de 2S jours, tubercules qui se réunissent et donneDl ti^ I un chancre d'inoculation typique, sans suppuration, et couvert d*uof eu '1 diphtérique.— Deux mois après le début du chancre d'inoculation. pU;i muqueuses et roséole.

4* ca5 (Lindwurm). — Quinze jours après Tinoculation du pus chancn'. syphilitique, les piqûres présentèrent deux petites taches rouges qui io^t*»^ blement se transformèrent en petits tubercules d'un brun rougeàtre, pui> "\ sentèrent révolution typique des principales phases du chancre. — IN; •* seulement après l'apparition des chancres, exanthème papuleux, surtoui ;-: organes génitaux. Vous voyez qu'ici la première et la deuxième incubati-T

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